Aubry (PS): avec Macron, « l’inhumanité est en marche »
La maire PS de Lille Martine Aubry a dénoncé mercredi Emmanuel Macron et sa majorité "d'amateurs", affirmant que "l'inhumanité...

Aubry (PS): avec Macron, « l’inhumanité est en marche »

La maire PS de Lille Martine Aubry a dénoncé mercredi Emmanuel Macron et sa majorité "d'amateurs", affirmant que "l'inhumanité...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

La maire PS de Lille Martine Aubry a dénoncé mercredi Emmanuel Macron et sa majorité "d'amateurs", affirmant que "l'inhumanité est en marche dans toutes les politiques" mises en place par le président de la République.

"M. Macron a dit hier a ses députés +vous avez raison d'être des amateurs+... Ce sont des amateurs ! Et c'est un homme qui, aujourd'hui, sert ceux qui ont déjà beaucoup d'argent", a critiqué sur RTL Mme Aubry, candidate à un quatrième mandat à la tête de la capitale nordiste.

"Il parle +d'humanité+ à ses députés, à qui on demande de voter comme un seul homme, parce qu'ils n'ont pas compris que, quand on perdait un enfant, on avait besoin d'un congé... L'inhumanité, elle est en marche dans toutes les politiques qu'il met en place !", a-t-elle lâché.

Concernant la réforme des retraites, l'ancienne ministre de l'Emploi et de la Solidarité a rappelé qu'elle était "extrêmement inquiète depuis le début".

"La retraite, c'est l'assurance retraite ! Il faut que chacun ait l'assurance d'avoir une retraite et de pouvoir (en) vivre" mais aujourd'hui, "personne ne sait ce qu'il va gagner lorsqu'il sera en retraite et tout le monde est inquiet en France. Nous ne savons rien sur la durée de cotisation, sur la valeur du point", a-t-elle déploré.

"On est en train de tout changer, de faire en sorte que ceux qui étaient déjà les plus défavorisés le soient encore plus", a poursuivi l'ex-patronne du PS, évoquant la situation des femmes, des personnes travaillant à temps partiel ou des "emplois pénibles".

S'il "manque 7 milliards par an à partir de 2025", la France "crée une richesse de 30 milliards supplémentaires par an, ne peut on pas trouver là les 7 milliards ?", a-t-elle plaidé.

"Quand M. Macron a supprimé l'ISF et mis en place une flat tax pour les revenus des actions et des obligations, cela représentait 5 milliards", a-t-elle ajouté, citant aussi une étude de l'OFCE selon laquelle, avec les mesures prises par le gouvernement, "5% des Français les plus riches ont gagné 2.940 euros par an pendant que les 5% les plus pauvres ont perdu 240 euros".

"La France, elle est perdue, divisée, angoissée et M. Macron en est le responsable", a-t-elle ajouté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Controles au Poste Frontiere Franco-Italien de Menton
6min

Politique

Pacte européen sur la migration et l’asile : les sénateurs alertent le gouvernement sur le « défi logistique et financier » de sa transposition dans le droit français

A quelques jours de l’examen, au Sénat, du projet de loi habilitant le gouvernement à transposer par ordonnances le Pacte sur la migration, la commission des affaires européennes a remis plusieurs recommandations, ce jeudi 7 mai. L’occasion pour les élus de rappeler à l’exécutif son insatisfaction sur la méthode employée.

Le

Chanteloup-les-Vignes : inter-ministerial meeting on cities
9min

Politique

Elisabeth Borne prend ses distances avec Gabriel Attal : « Non-événement » ou symptôme « des doutes » chez Renaissance avant 2027 ?

En quittant la présidence du Conseil national de Renaissance, Elisabeth Borne marque son « désaccord avec la ligne » de Gabriel Attal et met à mal la future candidature à la présidentielle du patron du parti. Si les proches du secrétaire général minimisent, quelques voix pointent en interne l’excès de « com’ » et « la tendance aux coups médiatiques ». François Patriat, patron des sénateurs Renaissance, prend aussi ses distances : « Déclarer sa candidature aujourd’hui et figer les choses ne me paraît pas être le bon principe ».

Le