Audit: « le coup de l’héritage » n’est « pas crédible », juge Sapin
L'ancien ministre des Finances Michel Sapin a jugé lundi, au sujet de l'audit de la Cour des comptes demandé par l'exécutif, que ...

Audit: « le coup de l’héritage » n’est « pas crédible », juge Sapin

L'ancien ministre des Finances Michel Sapin a jugé lundi, au sujet de l'audit de la Cour des comptes demandé par l'exécutif, que ...
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L'ancien ministre des Finances Michel Sapin a jugé lundi, au sujet de l'audit de la Cour des comptes demandé par l'exécutif, que "le coup de l'héritage" n'était "pas crédible", et a demandé à l'actuel gouvernement de "prendre ses responsabilités".

"Le coup de l'héritage, à droite comme à gauche on l'a fait. Aujourd'hui, ce n'est pas crédible", a déclaré M. Sapin sur franceinfo.

"Les chiffres (de la Cour des comptes) sont exacts. Les commentaires de la Cour des comptes, comme d'habitude, sont acerbes mais ils le sont avec tout gouvernement. Par contre, le terme d'insincérité me choque. (...) Les auditeurs, les gens disent : +ils ont triché+. C'est faux. Il n'y a aucune tricherie, aucune cachotterie", a assuré l'ancien ministre des Finances.

"Quand le Premier ministre dit +il y a 8 milliards de chèques en blanc+, ça voudrait dire qu'on a dépensé, qu'on a acheté quelque chose et qu'on ne l'a pas payé. C'est totalement faux", a poursuivi M. Sapin.

S'agissant d'Areva, "j'ai fait en sorte que dans un compte d’affectation spéciale - peut-être ne l'a-t-il pas vu, M. Philippe - il y ait les sommes nécessaires pour cette recapitalisation" (2,3 milliards d'euros), a-t-il dit.

Par ailleurs, "les ministres établissent les dépenses. Les dépenses, elles sont arrêtées au mois de juillet. Donc au mois de juillet de l'année dernière, tous les ministres connaissaient exactement l'état des finances", a rappelé M. Sapin, comme on lui rappelait que M. Macron avait été ministre de l'Economie jusqu'en août 2016.

"Le gouvernement a des décisions à prendre cette année, elles sont difficiles. Au lieu de dire c'est la faute aux autres il vaut mieux prendre ses responsabilités soi-même", a conclu M. Sapin.

M. Sapin a relevé que "pour 2017 comme pour 2018, il y a déjà des impôts qui vont baisser et qui ont été votés précédemment", comme la baisse de l'impôt sur les sociétés. Ce que "tout le monde oublie, y compris le gouvernement d'aujourd'hui". Edouard Philippe a annoncé samedi que les prélèvements obligatoires baisseraient de 7 milliards en 2018.

Par ailleurs, s'il n'a "jamais été critique" sur une réforme de la taxe d'habitation, M. Sapin n'est en revanche "pas du tout d'accord" avec la réforme de l'ISF prônée par M. Macron, car "ce qui est proposé c'est de maintenir l'ISF sur les biens immobiliers, les maisons et les appartements, c'est-à-dire les petites fortunes, et de supprimer l'ISF sur tout ce qui est fortunes financières, c'est-à-dire les grandes fortunes".

Sur le report du prélèvement à la source, "pourquoi pas, ce sont des choix que le gouvernement doit faire. Mais qu'on ne dise pas que ce n'était pas prêt. C'était totalement, complètement prêt". "Je sais que le président Macron tient beaucoup à sa baisse de cotisations d'un côté et à l'augmentation de la CSG de l'autre. Ils le feront, ils ne voulaient pas qu'il y ait concomitance entre ces deux réformes".

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