Audition de François Bayrou sur Bétharram : il y a une « volonté de LFI et du reste de la gauche de transformer cette commission d’enquête en inquisition », tacle Jean-Philippe Tanguy

Invité de la matinale de Public Sénat, le député et président délégué du groupe RN à l’Assemblée a réagi à l’audition du Premier ministre sur l’affaire Bétharram. Jean-Philippe Tanguy ne voit pas de « mensonges ou de mises en doute de la probité de François Bayrou » qui justifierait une censure du gouvernement, « pour le moment ».
Clarisse Guibert

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Au lendemain de l’audition du Premier ministre sur l’affaire Bétharram à l’Assemblée nationale, le Rassemblement national n’envisage pas de censurer le gouvernement « pour le moment », a affirmé Jean-Philippe Tanguy sur notre plateau. Les réponses de François Bayrou n’ont pas permis de « lui dénier le droit » d’être Premier ministre, estime-t-il. Si le Rassemblement national se réserve le droit de « mettre la pression » au gouvernement sur d’autres sujets qui « intéressent » les Français, le député du RN « ne voit rien qui empêche » François Bayrou d’être Premier ministre, aujourd’hui.

La commission d’enquête « cherchait plus la faute politique de M. Bayrou que la vérité pour les victimes », estime le député RN

Au-delà du fond de l’affaire, Jean-Philippe Tanguy s’étonne de la « tournure que prend la commission d’enquête » sur les violences à l’école. Pour l’élu de la Somme, les parlementaires ne sont ni « un tribunal », ni « des procureurs », et la France insoumise, représentée par le co-rapporteur Paul Vannier, a voulu « transformer la commission en inquisition », hier soir. Si le président délégué du groupe RN à l’Assemblée nationale « ne défend pas » le Premier ministre, François Bayrou n’a pas à être « soumis à la question et à la torture pendant 5h30 », estime-t-il néanmoins.

Pour rappel, l’Assemblée nationale a lancé une commission d’enquête sur « les modalités du contrôle par l’Etat et de la prévention des violences dans les établissements scolaires », en réaction à l’affaire Bétharram. En tant qu’ancien ministre de l’Education, en poste lors du dépôt de la première plainte pour coups et blessures contre l’établissement, François Bayrou a été convoqué par la commission d’enquête. Pendant 5h30, les députés ont interrogé le Premier ministre sur sa connaissance des faits et les soupçons de mensonge portés à son encontre par l’opposition. Pour Jean-Philippe Tanguy, la commission « cherchait plus la faute politique de M. Bayrou que la vérité pour les victimes ».

Sur la fin de vie, Jean-Philippe Tanguy aurait « préféré » un référendum avant les débats au Parlement

Le député du Rassemblement national s’est également exprimé sur la prise de parole du président de la République, lors d’une émission sur TF1 mardi. Au cours de la soirée spéciale, Emmanuel Macron a confirmé sa volonté de consulter les Français par référendum dans les prochains mois, et peut-être sur le projet de loi fin vie dont l’examen à l’Assemblée nationale a démarré lundi 12 mai. Si le député du RN se dit favorable au projet de loi, il aurait « préféré un référendum » en amont des débats au Parlement. En effet, le parti a « toujours été pour que les Français tranchent sur les grandes questions de société », explique-t-il sur notre plateau.

Du côté de l’Assemblée nationale, Jean-Philippe Tanguy craint que le texte sur la fin de vie soit « dévoyé avec la fin d’un certain nombre de garde-fous aussi bien pour les soignants que pour les patients ». Les députés se positionneront lors d’un vote solennel le mardi 27 mai prochain, avant que les deux textes ne soient transmis au Sénat.

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