Autain: Les violences sexuelles « ne seront pas punies tant que les femmes ne sortiront pas de la honte »
La députée LFI Clémentine Autain, qui a elle-même été victime d'un violeur, a affirmé vendredi que les violences sexuelles "ne...

Autain: Les violences sexuelles « ne seront pas punies tant que les femmes ne sortiront pas de la honte »

La députée LFI Clémentine Autain, qui a elle-même été victime d'un violeur, a affirmé vendredi que les violences sexuelles "ne...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

La députée LFI Clémentine Autain, qui a elle-même été victime d'un violeur, a affirmé vendredi que les violences sexuelles "ne seront pas punies tant que les femmes ne sortiront pas de la honte et n'arriveront pas à parler", soulignant que "c'est toute la société qui doit entendre".

"Il reste quelque chose de profond qui enferme les violences sexuelles dans le tabou: les femmes ont honte d'avoir été victimes", a déclaré Clémentine Autain sur BFMTV et RMC.

Comment libérer la parole ? "Collectivement", a-t-elle expliqué, alors que la liste des femmes se disant victimes des abus du magnat d'Hollywood Harvey Weinstein ne cesse de s'allonger.

"Et on le voit dans l'affaire hollywoodienne, c'est que au fond quand une, deux, trois commencent à parler, comme dans l'affaire Baupin, d'un seul coup il y a un flot de parole qui se libère, parce que si on est ensemble on devient une force (...) ça devient une histoire collective possible et on sort de la honte, on devient agissante. Et cette parole libère d'autres paroles".

Le producteur Harvey Weinstein, visé par une enquête policière à New York ainsi qu'au Royaume-Uni, est désormais accusé de quatre viols.

"Les violences ne seront pas punies tant que les femmes ne sortiront pas de la honte et n'arriveront pas à parler, mais c'est toute la société qui doit entendre", a affirmé la députée de Seine-Saint-Denis. "La condition sine qua non pour que ces femmes puissent parler, c'est que nous soyons capables d'entendre, de reconnaître la violence de ces actes".

Partager cet article

Dans la même thématique

Autain: Les violences sexuelles « ne seront pas punies tant que les femmes ne sortiront pas de la honte »
4min

Politique

« Ce soir, je suis candidate à l’élection présidentielle » : malgré sa condamnation, Marine Le Pen se lance et se pourvoit en cassation

En dépit de sa condamnation pour détournement de fonds publics, la leader du RN annonce sa candidature à la présidentielle. Elle a décidé de se pourvoir en cassation, ce qui rend suspensif la décision de la Cour d’appel, lui permettant de faire campagne sans bracelet électronique. Assurant former un « couple politique » avec Jordan Bardella, ils mèneront campagne « en binôme ».

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
7min

Politique

Condamnation de Marine Le Pen : une éventuelle candidature à la présidentielle attaquée sous l'angle de l'éthique, à gauche comme à droite

Le délibéré de la Cour d'appel dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN laisse le personnel politique dans l'expectative. Condamnée mais éligible, Marine Le Pen peut, en théorie, être candidate à l'élection présidentielle. À droite comme à gauche, on met en avant la dimension éthique et morale d'une potentielle candidature de Marine Le Pen à la présidentielle.

Le

Marine Le Pen Convicted in National Rally Appeal Trial
4min

Politique

Marine Le Pen peut-elle vraiment faire campagne sous bracelet électronique si elle décide d'être candidate ?

Dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d'appel de Paris a pris en compte « la liberté des candidatures » et « la liberté de choix de l'électeur » en condamnant Marine Le Pen à quinze mois ferme d'inéligibilité. Les juges ont aussi condamné la députée RN à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Une peine qui pourrait être suspendue si Marine Le Pen décidait de se lancer dans la course à la présidentielle.

Le

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques
6min

Politique

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques

Le sénateur (LR) Jean-François Husson ressort mécontent d’une réunion sur les perspectives des finances publiques, à laquelle a participé le gouvernement, des parlementaires, des représentants des collectivités locales ou encore de la Sécurité sociale. « Beaucoup de communication et très peu d’action », déplore le sénateur. Bercy annonce des mesures supplémentaires de freinage de la dépense, à hauteur de 3 milliards d’euros.

Le