Autain veut l’émergence d' »une gauche écologiste populaire »
Clémentine Autain, députée LFI de Seine-Saint-Denis, a appelé à l'émergence d'"une gauche écologiste populaire", dimanche, lors d...

Autain veut l’émergence d' »une gauche écologiste populaire »

Clémentine Autain, députée LFI de Seine-Saint-Denis, a appelé à l'émergence d'"une gauche écologiste populaire", dimanche, lors d...
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Clémentine Autain, députée LFI de Seine-Saint-Denis, a appelé à l'émergence d'"une gauche écologiste populaire", dimanche, lors d'un meeting pour un "big bang à gauche" au cirque Romanès à Paris.

"Il faut créer une dynamique" autour d'un "big bang" de la gauche politique, associative et culturelle, a-t-elle lancé devant environ 400 personnes.

Avant elle, Elsa Faucillon, députée PCF de Seine-Saint-Denis, avait appelé à la constitution de "comités big bang, partout, pour débattre. Les 7 et 8 décembre, il y aura un moment national, pas forcément à Paris".

La députée Insoumise a affirmé qu'elle allait mettre en place "une plateforme collaborative dès septembre".

D'ici à la fin de l'année, trois rendez-vous sont programmés, l'un sur la démocratie, l'autre sur "l'écologie", le troisième sur "le travail". "Ensuite il y aura les élections municipales. L'idée est de faire des listes en moins, pas en plus", a précisé celle qui envisage de "fédérer" à gauche. Mais "il n'y a pas de solution si on ne respecte pas le pluralisme. Il faut faire un archipel de citoyens où l'on est respectueux de l'identité de chacun".

Très critique envers La France Insoumise, qui a subi une lourde défaite aux européennes (6,31%), Mme Autain a toutefois affirmé au Journal du dimanche du 30 juin qu'elle ne voulait pas, à ce stade, quitter son parti.

"Quitter LFI serait un acte de rupture" et "pour l'instant, notre démarche (ndlr pour un "big bang") est raillée par la direction insoumise. Mais le débat ne fait que commencer: notre porte est ouverte", a-t-elle dit.

Plusieurs intervenants se sont succédé lors du meeting, notamment Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, qui a reproché au président Emmanuel Macron d'"essayer d'écarter les syndicats", ou Olivier Besancenot.

Le porte-parole du NPA, qui avait appelé début juin à la création d'une "coordination permanente de la gauche en lutte", a déploré "le grand rendez-vous manqué de la gauche radicale" avec les +gilets jaunes+. "Quand on loupe" de tels rendez-vous, "on loupe les rendez-vous politiques qui viennent après", a-t-il ajouté, en allusion aux maigres résultats des européennes.

Le philosophe Etienne Balibar, qui n'a pu se rendre au meeting, a envoyé un message vidéo de soutien, ainsi que l'ex-député EELV Noël Mamère.

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