Avec le Penelopegate,  Fillon porte atteinte à la démocratie, selon Ayrault

Avec le Penelopegate, Fillon porte atteinte à la démocratie, selon Ayrault

La candidature à la présidentielle de François Fillon entachée par l'affaire d'emplois fictifs présumés "fait tort à la...
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La candidature à la présidentielle de François Fillon entachée par l'affaire d'emplois fictifs présumés "fait tort à la démocratie" et bénéficie à la montée de l'extrême droite, a jugé dimanche le ministre des Affaires étrangères Jean-Marc Ayrault.

Le candidat de la droite est "aujourd'hui embourbé dans une affaire qui fait tort à la démocratie. C'est une situation délétère et je peux vous dire qu'on m'en parle dans les autres pays. On me dit +qu'est-ce qui se passe ? François Fillon, un ancien Premier ministre ? Pourquoi a-t-il menti, caché, dissimulé ?+", a dit M. Ayrault sur TV5Monde.

"Ça provoque une grande surprise et en même temps une inquiétude. Car on sait que ce type de comportement, de pratique, cette volonté de s'accrocher à tout prix à cette candidature porte atteinte à la crédibilité de la démocratie et c'est une chance de plus pour les partis populistes", a-t-il poursuivi.

Soulignant que de nombreux interlocuteurs à l'étranger l'interrogent sur la possibilité d'une victoire de la candidate du Front national Marine Le Pen, M. Ayrault estime qu'"on n'est jamais à l'abri d'une catastrophe".

"Il y a de la colère, il y a de la déception et certains sont tentés par l’venture de renverser la table. Je le sais, je l’entends".

"Certains pensent que ce n'est pas possible que l'extrême droite puisse gagner, que ce ne sera jamais possible en France. C'est les mêmes qui disaient que le Brexit ne sera pas possible, que le vote de Donald Trump ne sera pas possible. Donc moi je ne prendrai aucun risque", a-t-il poursuivi.

Jean-Marc Ayrault a appelé les "autres formations politiques" à "redonner de la confiance, de l'espoir, en tirant le bilan de ce qui a été réussi, de ce qui ne l'a pas été".

Il a également appelé son camp au rassemblement. "Si toute la gauche peut se rassembler dans sa diversité, alors je pense qu'elle serait en situation pour gagner cette élection présidentielle. Nous en sommes encore loin, il y a encore beaucoup de travail à faire", a-t-il néanmoins admis.

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