Avenir professionnel: pas d’accord députés-sénateurs sur le projet de loi
Députés et sénateurs ont échoué lundi à trouver un accord sur le projet de loi "avenir professionnel", acte II de la réforme du...

Avenir professionnel: pas d’accord députés-sénateurs sur le projet de loi

Députés et sénateurs ont échoué lundi à trouver un accord sur le projet de loi "avenir professionnel", acte II de la réforme du...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Députés et sénateurs ont échoué lundi à trouver un accord sur le projet de loi "avenir professionnel", acte II de la réforme du marché du travail, le dernier mot revenant désormais à l'Assemblée, a-t-on appris de source parlementaire.

Le texte, qui porte sur l’apprentissage, la formation et l'assurance chômage, reviendra en nouvelle lecture au Palais Bourbon lundi 23 juillet, puis au Sénat le 30 juillet, avant une adoption définitive par l'Assemblée les jours suivants.

Sans surprise, la commission mixte paritaire (CMP) composée de 7 députés et 7 sénateurs n'a pas trouvé de version commune de ce projet de loi défendu par la ministre du Travail Muriel Pénicaud et qui se veut le volet "émancipation" de la "rénovation du modèle social" lancée avec les ordonnances de 2017 sur le Code du travail.

"Je regrette que les sénateurs ne fassent pas suffisament confiance aux entreprises pour l'apprentissage et aux partenaires sociaux pour l'assurance-chômage!", a réagi dans la soirée le rapporteur de la CMP côté Assemblée, Aurélien Taché (LREM). "Le Sénat avait modifié ou supprimé plus de 90 articles du texte", a noté plus tôt son collègue Laurent Pietrasweski.

Le Sénat à majorité de droite, qui l'avait adopté à la mi-journée en première lecture, l'avait modifié pour renforcer le rôle des régions, alors que le texte initial donnait plus de responsabilités aux partenaires sociaux.

Les sénateurs avaient aussi rejeté la proposition gouvernementale, annoncée par le président Emmanuel Macron le 9 juillet devant le Congrès à Versailles, de confier aux partenaires sociaux le soin de négocier une nouvelle convention d'assurance chômage prenant en compte le chômage de longue durée. Le gouvernement pourrait réintroduire son amendement dans le projet de loi à l'occasion de la nouvelle lecture à l'Assemblée.

"Malgré la volonté constante du Sénat de bâtir un texte de compromis, l’attitude de l’exécutif a rendu impossible l’obtention d’un accord", a affirmé la commission des Affaires sociales du Sénat, présidée par Alain Milon (LR) dans un communiqué.

Au Congrès, "le président de la République a exprimé contre toute attente son souhait, via un amendement à ce texte, de renégocier la convention d’assurance chômage", a-t-elle noté, rappelant le rejet au Palais du Luxembourg de cet "amendement tardif et entaché d’un risque de non-conformité à la Constitution".

La commission a aussi critiqué les méthodes gouvernementales: "l’annonce par la ministre du Travail d’un +big bang+ en matière de gouvernance de la formation professionnelle le jour même de la signature d’un accord national interprofessionnel par les partenaires sociaux, l’ouverture en parallèle des concertations sur l’emploi des travailleurs handicapés et l’égalité professionnelle, l’absence d’information sur les textes d’application des mesures emblématiques du texte, les hésitations de l’exécutif en matière de lutte contre le travail détaché ou le dépôt d’amendements sur des sujets étrangers au projet de loi initial, comme l’emploi des contractuels dans la fonction publique".

Partager cet article

Dans la même thématique

ST CLOUD:Socialist candidates-TV debate
5min

Politique

Présidentielle : il y a 20 ans, la première primaire « semi-ouverte » du PS, et déjà Ségolène Royal

À l’occasion du premier débat télévisé entre les cinq candidats de la primaire coorganisée par le PS, ce mercredi 23 septembre, Public Sénat se replonge dans ses archives. Il y a 20 ans, les deux chaînes parlementaires avaient accueilli les trois débats télévisés de la première primaire « semi-ouverte » du PS. Ségolène Royal, encore candidate cette année, faisait alors figure de grande favorite.

Le

Pope Leo XIV Wednesday General Audience – September 23  2026
8min

Politique

La visite du pape enfreint-elle le principe de laïcité ?

L'arrivée du pape Léon XIV pour une longue visite de quatre jours en France suscite plusieurs interrogations sur la compatibilité de son accueil avec le principe de laïcité. Messe géante, restriction de l'accès à l'espace public, achat d'écrans géants par une mairie, et demande de banalisation de la journée d'école de vendredi dans les établissements privés sous contrat… On fait le point.

Le

Sweden NATO
3min

Politique

« Les élections palestiniennes doivent impérativement se tenir », déclare le ministre des affaires étrangères, Jean-Noël Barrot

Durant tout le mois de septembre, la France assure la présidence du Conseil de sécurité des nations unies. Cet après-midi, le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot s’est exprimé au siège de l’ONU devant la presse. IA, sanctions contre l’ex-patronne de la chaîne d’Etat russe RT en France, élections palestiniennes, Ormuz… Le ministre aborde divers sujets internationaux.

Le

Compte personnel de formation, France Travail : dans le viseur du budget 2027, le ministère du Travail est à la veille de nouvelles économies drastiques
6min

Politique

Compte personnel de formation, France Travail : dans le viseur du budget 2027, le ministère du Travail est à la veille de nouvelles économies drastiques

La mission « Travail, emploi et administration des ministères sociaux » sera fortement mise à contribution l’an prochain, avec une proposition de réduction de ses moyens de 2,5 milliards d’euros dans le budget. Cette fois, l’apprentissage ne devrait pas subir de coupes, ce qui présage un recul sur les autres programmes.

Le