Avocats : Belloubet «regrette» les «actions de blocage qui paralysent les juridictions»
Nicole Belloubet, interrogée sur le mouvement de grève des avocats, reste « persuadée » que le gouvernement et la profession trouveront des solutions « satisfaisantes pour chacun ».

Avocats : Belloubet «regrette» les «actions de blocage qui paralysent les juridictions»

Nicole Belloubet, interrogée sur le mouvement de grève des avocats, reste « persuadée » que le gouvernement et la profession trouveront des solutions « satisfaisantes pour chacun ».
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Robes jetées au sol, audiences renvoyées : dans de nombreuses juridictions, les mêmes images. Les avocats continuent de s’opposer fermement à la réforme des retraites, exprimant leur colère au cours des audiences solennelles de rentrée. Lors des questions d’actualité au gouvernement, le sénateur (PS) Jacques Bigot a interrogé la ministre sur ses solutions pour sortir de la crise. « Ils sont inquiets par la réforme des retraites que le gouvernement veut leur imposer alors qu’ils ont un régime de retraite équilibré, solidaire, qui reverse près de 100 millions d’euros chaque année au régime général, et avec cette difficulté qu’ils vont payer beaucoup cher de cotisations. »

Nicole Belloubet a, une fois de plus, défendu les apports du futur système universel de retraites, un « régime de justice sociale et un régime qui apporte des avantages pour les avocats », selon elle. « Je regrette la position de principe de refus de rentrer dans le régime universel des retraites. »

À deux jours de la présentation du texte en Conseil des ministres, la garde des Sceaux a souligné qu’elle était « prête à dialoguer », pas seulement sur la manière de prendre en compte les spécificités du métier dans la future réforme, mais aussi sur les « évolutions de cette profession ».

« Je suis persuadée que nous arriverons à des solutions qui seront satisfaisantes pour chacun »

Elle a indiqué que le Conseil national des barreaux participait actuellement à des réunions techniques à la Chancellerie, échanges qui doivent se conclure par une restitution avec les avocats ce jeudi, à laquelle participera le Premier ministre. « Je suis persuadée que nous arriverons à des solutions qui seront satisfaisantes pour chacun. »

La ministre s’est dite attachée au respect du droit de grève, « droit constitutionnel ». Et d’ajouter : « Je regrette toutefois que ce droit de grève conduise parfois à actions de blocage qui paralysent les juridictions et qui in fine portent tort à nos concitoyens qui viennent chercher la justice. »

Dans sa réplique à la ministre, le sénateur socialiste a expliqué qu’une hausse des cotisations retraite de la profession aurait un effet néfaste sur le nombre d’avocats commis d’office ou des avocats en aide juridictionnelle. « C’est la précarisation de la profession que vous devez aborder », a-t-il demandé. « Ils ne démarrent pas à 40 000 euros [par an] ils démarrent au mieux à 23 000 euros et leurs cotisations vont doubler ! »

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