Bac : « Escamoteurs de copies », « zones à délirer » : la violente charge de Claude Malhuret contre les enseignants grévistes
Lors de la séance des questions au gouvernement, Édouard Philippe, interpellé par Claude Malhuret, a réagi à la grève des enseignants qui ont retenu les notes du Baccalauréat la semaine dernière. Le Premier ministre a dénoncé les actions d’une « infime minorité » et a apporté son soutien à Jean-Michel Blanquer. ​

Bac : « Escamoteurs de copies », « zones à délirer » : la violente charge de Claude Malhuret contre les enseignants grévistes

Lors de la séance des questions au gouvernement, Édouard Philippe, interpellé par Claude Malhuret, a réagi à la grève des enseignants qui ont retenu les notes du Baccalauréat la semaine dernière. Le Premier ministre a dénoncé les actions d’une « infime minorité » et a apporté son soutien à Jean-Michel Blanquer. ​
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« Le choix d’une petite minorité d’enseignants ne doit pas masquer l’exceptionnel travail d’une immense majorité […] qui considère qu’être enseignant, c’est effectivement transmettre un savoir et donner un exemple », a lancé Édouard Philippe, interpellé mardi 9 juillet lors de la séance des questions au gouvernement par le sénateur de l’Allier, Claude Malhuret. Le président du groupe Les Indépendants a vivement critiqué les grévistes, parlant de « révolutionnaires à statut protégés » et « d’escamoteurs de copie » et comparant les lycées à des ZAD, des « zones à délirer ». « Aujourd’hui, ce sont les élèves qui sont obligés d’enseigner la morale à certains de leurs professeurs », selon Claude Malhuret. Pour le sénateur, les grévistes auraient fait honte aux instituteurs publics sous la troisième République : les hussards noirs.

Le Premier ministre a reconnu que les conditions dans lesquelles se sont déroulées les épreuves du baccalauréat en 2019 étaient « à bien des égards insatisfaisantes ». Même s’il juge légitime d’exprimer des revendications, Édouard Philippe a dénoncé le mode d’action des enseignants grévistes. « Une infime minorité a dit qu’elle perturberait l’organisation des épreuves, soit en ne se présentant pas dans les centres d’examens, soit parfois, disait-elle, en gênant l’accès aux centres d’examens. Puis, on a dit qu’on ne corrigerait pas les copies, puis on a dit qu’on ne rendrait pas les copies qui ont été corrigées », a-t-il dénoncé. Il résume : « On a installé du désordre et de l’angoisse dans un moment qui méritait mieux que cela ».

Édouard Philippe a apporté son soutien à Jean-Michel Blanquer. « Le ministre, à juste titre, a adopté une position ferme et déterminée, faisant en sorte que ce bras de fer ne puisse pas être gagné par ceux qui voulaient perturber l’organisation d’un évènement aussi important. Je lui apporte évidemment tout mon soutien, car nous devons faire en sorte que cet examen et ceux qui le passent soient respectés », a-t-il déclaré.

Le Premier ministre, applaudi à la fin de son intervention, a fait l’éloge de l’examen du baccalauréat. « Pour beaucoup de nos concitoyens, le bac c’était et c’est le moment où on accède à une forme de majorité intellectuelle parce que justement on entre dans l’enseignement supérieur et qu’ayant eu le bac, on a franchi une étape, particulière, symbolique », a expliqué Édouard Philippe. « Nous connaissons tous des Françaises et des Français qui sont dans leur famille les premiers à avoir eu le bac. Je n’ai jamais vu quelqu’un qui était le premier dans sa famille à avoir le bac à ne pas en concevoir une immense fierté. Nous avons tous des exemples comme ceux-ci ».

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