Baisse des taxes sur l’électricité : « Ça me va très bien et si en plus, on satisfait Marine Le Pen, c’est tant mieux », déclare Emmanuel Capus

Le sénateur Horizons du Maine-et-Loire se félicite de l’annulation des taxes sur l’électricité, annoncée par Michel Barnier, ce jeudi 28 novembre. Emmanuel Capus indique que c’est « avant tout » une proposition du Sénat, adoptée en commission des Finances, puis en séance publique dans la nuit de mardi à mercredi.
Quentin Gérard

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Emmanuel Capus applaudit le renoncement de Michel Barnier. Le Premier ministre a annoncé l’annulation des taxes sur l’électricité, prévues dans le projet de loi de finances 2025, ce jeudi 28 octobre. « Cela permettra une baisse des prix de 14 %, qui ira donc bien au-delà de la baisse de 9 % prévue initialement », a fait valoir le chef du gouvernement dans une interview au Figaro. Un changement de pied vu comme un gage donné à Marine Le Pen pour que son parti ne vote pas à une probable motion de censure. Invité de l’émission « Parlement Hebdo » sur Public Sénat et LCP, Emmanuel Capus, sénateur Horizons, s’en dit « très satisfait » et indique « qu’a la base, c’est une proposition du Sénat ».

« Si en plus, on satisfait Marine Le Pen, c’est tant mieux »

Pour prouver que ce n’est pas seulement une demande de Marine Le Pen, l’élu du Maine-et-Loire rappelle le cheminement de cette mesure au Palais du Luxembourg : « C’est une proposition de la commission Finances et de Jean-François Husson. On l’a ensuite adoptée en commission des Finances. Puis on l’a adoptée en séance publique ». Avant d’ajouter : « Depuis le début, on dit que l’effort doit porter davantage sur la dépense publique que sur les taxes. Ça me va donc très bien et si en plus, on satisfait Marine Le Pen, c’est tant mieux ».

En effet, dans la nuit de mardi à mercredi, les sénateurs se sont opposés à la hausse des taxes sur l’électricité. Le gouvernement souhaitait relever sa fiscalité au-delà de son niveau d’avant crise, à 32 euros du MWh. Une mesure qui devait rapporter 3,4 milliards d’euros à l’Etat. En compensation, les parlementaires ont prévu de relever de 4 euros par MWh l’accise du gaz naturel à usage combustible.

« Il n’y a pas réellement de baisse du tarif de l’électricité »

Face à Emmanuel Capus, Marianne Maximi, députée La France Insoumise (LFI) du Puy-de-Dôme, indique que son groupe a aussi refusé la hausse des taxes sur l’électricité à l’Assemblée nationale. « Elle a également été rejetée en commission des Finances et en séance publique », souligne-t-elle. Cependant, la conseillère municipale de Clermont-Ferrand, se veut « très prudente avec les annonces de Michel Barnier ».

Pour la députée, c’est une « opération de communication ». Finalement, « il n’y a pas réellement de baisse du tarif de l’électricité », assure-t-elle, en citant un article des Echos, qui montre quand même « que les ménages vont subir une augmentation moyenne de 75 euros par an sur leur facture d’électricité ». Et de pester sur le fait que le gouvernement a aujourd’hui fait un choix, « celui de plaire au Rassemblement national ».

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