#BalanceTonMaire: le gouvernement renvoie chacun à ses responsabilités
Attaqué par l'opposition qui exige des excuses, le gouvernement a refusé mardi de cautionner la campagne #BalanceTonMaire, lancée...

#BalanceTonMaire: le gouvernement renvoie chacun à ses responsabilités

Attaqué par l'opposition qui exige des excuses, le gouvernement a refusé mardi de cautionner la campagne #BalanceTonMaire, lancée...
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Attaqué par l'opposition qui exige des excuses, le gouvernement a refusé mardi de cautionner la campagne #BalanceTonMaire, lancée par des militants LREM, tout en renvoyant les élus à leurs responsabilités sur les hausses de la taxe d'habitation.

"J'ai été maire pendant 25 années et je n'aime pas les amalgames douteux. Le gouvernement ne saurait cautionner ce genre de pratiques", a déclaré la nouvelle ministre de la Cohésion des territoires Jacqueline Gourault, lors de la séance des questions à l'Assemblée nationale.

"Les maires ont la liberté de vote des taux, c'est une des liberté locales, ils l'ont fait en connaissance de cause (...) Chacun a pris ses responsabilités", a poursuivi la ministre, très applaudie par les députés LREM.

Plusieurs élus avaient réclamé auparavant des "excuses" au gouvernement pour cette campagne sur les réseaux sociaux. "#BalanceTonMaire, c'est tout simplement la communication mise en oeuvre, relayée par la team Macron", a lancé le socialiste Luc Carvounas.

"Nous avons le plus profond respect pour tous les élus locaux de France", a affirmé pour sa part le ministre des Comptes publics Gérald Darmanin, qui avait rendu publique vendredi une liste de municipalités ayant augmenté le taux de leur taxe d'habitation.

"C'est d'ailleurs pour ça, tout en trouvant que ce hashtag est insultant pour les élus de la République, qu'avec le Premier ministre nous souhaitons particulièrement féliciter les 30.000 maires qui n'ont pas augmenté les taux de taxe d'habitation", a-t-il poursuivi.

Interrogé par le chef de file des sénateurs LR Bruno Retailleau un peu plus tard lors des questions au Sénat, le Premier ministre Edouard Philippe a pour sa part fait valoir qu'il ne souhaitait pas faire "l'once d'une critique" sur les 6.000 maires qui, eux, ont augmenté leurs taux.

Ceux-là ont "pris leurs responsabilités", selon lui. "Peut-être est ce impopulaire, mais ils ont pris leurs responsabilités. Quand j'ai pris des décisions impopulaires, je les assume. Et les maires quand ils doivent prendre des décisions impopulaires, ils les assument également", a plaidé Edouard Philippe.

"Dire qu'un certain nombre de maires ont augmenté la fiscalité, ce n'est absolument pas mettre en cause leur personne et leur mandat", a-t-il ajouté, provoquant du tumulte chez des sénateurs jugeant que le gouvernement est responsable de ces hausses d'impôts.

"Assumer des décisions quand elles sont impopulaires c'est souvent la responsabilité et souvent l'honneur des élus", a insisté M. Philippe, déjà monté au front vendredi face à la polémique naissante avec les élus.

La semaine dernière, le ministre des Comptes Publics Gérald Darmanin s'en était pourtant pris à certains de ces mêmes maires, jugeant que "quelques communes" ont "augmenté les taux de manière discutable", en visant notamment le maire UDI de Sceaux (Hauts-de-Seine) Philippe Laurent.

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