Banlieues : « La situation sur le terrain se dégrade » observe Philippe Dallier
Le vice-président du Sénat, Philippe Dallier, attend les recommandations de Jean-Louis Borloo sur la politique de la ville, qu’il espère porteuses d’efforts importants pour les quartiers

Banlieues : « La situation sur le terrain se dégrade » observe Philippe Dallier

Le vice-président du Sénat, Philippe Dallier, attend les recommandations de Jean-Louis Borloo sur la politique de la ville, qu’il espère porteuses d’efforts importants pour les quartiers
Public Sénat

Par Maud Larivière

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L’ancien ministre Jean-Louis Borloo va rendre son rapport au président Macron sur la question des banlieues. Son plan d’action a été exposé vendredi devant les maires, lors des journées nationales de France urbaine. Il contient notamment une enveloppe de 48 milliards d’euros supplémentaires destinée à la banlieue. Un rapport « très attendu » pour Philippe Dallier.

L’ancien maire de Pavillons-sous-Bois considère que le budget alloué à la politique de la ville ce n’est pas « jeter de l’argent sur le sable ». Il évoque les émeutes de 2005 en banlieues pour mettre en garde sur les lourdes conséquences si « on continue à ne rien faire du tout » concernant ces territoires.

« Je crois que Jean-Louis Borloo va dire des choses fortes » estime-t-il. Le sénateur LR appuie et reconnaît le travail de l’ancien ministre, qui, déjà en 2003, avait bien ciblé le problème : « Borloo avait compris qu’il fallait intervenir massivement et globalement dans ces quartiers, plutôt que disperser les moyens ». Il fait le constat d’une dégradation de la situation dans les collèges et les lycées de banlieues et d’un manque criant « d’enseignants formés et expérimentés », « de policiers », et de « greffiers et magistrats». Il compte sur Jean-Louis Borloo pour partager ses observations et « demander une intervention forte de l’État », parce que selon lui « la situation sur le terrain se dégrade ».

Concernant la police de sécurité du quotidien annoncée par Gérard Collomb, Philippe Dallier juge qu’elle n’est pas à « l’échelle de nos problèmes ». Il regrette également la suppression brutale des emplois aidés par le gouvernement qui a posé un problème sur le terrain « A certains endroits, quand c’est bien ciblé, ça a une utilité » rappelle-t-il.

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