Banlieues : Stéphane Troussel dénonce « un mensonge d’Etat »

Banlieues : Stéphane Troussel dénonce « un mensonge d’Etat »

Stéphane Troussel, président socialiste du département de la Seine-Saint-Denis, était l’invité de Territoires d’Info, sur Public Sénat, en partenariat avec la presse quotidienne régionale, ce vendredi. Il a pointé les fortes insuffisances de la politique de la ville du gouvernement. « Il y a des contradictions entre les discours et les actes. Quand le président de la […]
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Stéphane Troussel, président socialiste du département de la Seine-Saint-Denis, était l’invité de Territoires d’Info, sur Public Sénat, en partenariat avec la presse quotidienne régionale, ce vendredi. Il a pointé les fortes insuffisances de la politique de la ville du gouvernement.

« Il y a des contradictions entre les discours et les actes. Quand le président de la République parle des quartiers populaires, très franchement, je pourrais presque signer son propos. (…) Mais entre ce discours bon et bienveillant » et la réalité, « il y a un certain nombre d’actes qui sont en contradictions » note le socialiste. Selon Stéphane Troussel, les choses sont graves :

« Le gouvernement entrave notre capacité à mettre en œuvre les objectifs qu’il a lui même énoncés. C’est en cela que j’ai parlé de mensonge d’état ces derniers jours, car sur ces questions, il y a des sommes affichées depuis des années par des plans successifs et il y a les sommes effectivement dépensées. On est loin du compte et de la réalité. Dans un certains nombre de quartiers populaires et de banlieue, on demande simplement un traitement à égalité de l‘ensemble du pays ».

Le président PS de la Seine-Saint-Denis prend pour exemple le cas de son département. « Un organisme HLM comme le mien, qui a 15 projets de rénovation urbaine à mener, 600 millions de travaux à déployer (…) se fait ponctionner par le gouvernement de 11 millions d’euros par an. Il y a des ministres qui se baladent sur tous les plateaux en disant dormez tranquille, on va compenser tout ça. Mais ça n’existe pas ! » dénonce le socialiste.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government
3min

Politique

Après la nomination controversée d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : les sénateurs socialistes déposent un texte pour encadrer son mandat

Nommée par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin qui va disposer d’un mandat irrévocable, pourrait rester rue de Cambon une trentaine d’années. C’est trop pour les sénateurs socialistes qui ont déposé une proposition de loi pour limiter son mandat.

Le

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

Banlieues : Stéphane Troussel dénonce « un mensonge d’Etat »
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le

Elysee Palace : Emmanuel Macron welcomes European Council President Antonio Costa
3min

Politique

Les sénateurs communistes veulent réduire les pouvoirs du Président de la République

Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.

Le