Baroin: les députés REM vont avoir « le petit doigt sur la couture »
François Baroin, chef de file de LR pour les législatives, a affirmé mercredi en déplacement dans l'Oise que les députés REM...

Baroin: les députés REM vont avoir « le petit doigt sur la couture »

François Baroin, chef de file de LR pour les législatives, a affirmé mercredi en déplacement dans l'Oise que les députés REM...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

François Baroin, chef de file de LR pour les législatives, a affirmé mercredi en déplacement dans l'Oise que les députés REM auront "le petit doigt sur la couture" face au président Emmanuel Macron, jugeant aussi le gouvernement "déjà à la peine" notamment sur le cas Bayrou.

Venu à la rencontre des commerçants de Lamorlaye, aux côtés d'Éric Woerth, député LR sortant en ballottage face à une candidate La République en Marche! dans la 4ème circonscription, M. Baroin a reconnu que la situation était "difficile" pour sa famille politique, même s'il a jugé qu'elle avait offert "une grande et belle résistance", avec 22% des voix au premier tour des législatives.

"Ne laissez pas passer la chance d'avoir Eric Woerth à l'Assemblée", un homme "courageux, droit et intelligent", qui a dû affronter la crise économique de 2008, "a inventé la réforme de l'Etat" et réalisé "la réforme de retraite la plus importante", comme ministre sous le quinquennat Sarkozy, a lancé un peu plus tard le pilote de la campagne LR, lors d'un meeting à Chantilly, la ville dont M. Woerth est maire depuis 1995.

Pour le second tour dimanche, "l'objectif, ce n'est pas la majorité. On ne l'aura pas. L'objectif, c'est d'accepter la défaite, de s'incliner avec respect devant le choix des électeurs", a-t-il cependant ajouté, devant environ 150 personnes.

Devant la presse à Lamorlaye, il avait alerté sur les risques de la razzia En Marche! attendue. "J'ai été le benjamin d'une Assemblée nationale en 1993 qui comptait près de 430 députés RPR et UDF. Ça donne l'impression que la société française n'est pas pleinement représentée", a-t-il dit. "Une majorité écrasante peut faire courir le risque, malgré elle, d'écraser le débat", selon l'ex-ministre.

Selon le sénateur-maire de Troyes, "les députés En marche! vont avoir le petit doigt sur la couture. Ils ne seront pas en marche, ils sont déjà en rangs serrés. On nous dit qu'ils ont déjà signé les engagements comme quoi ils vont accompagner tous les textes."

"Toutes les clés sont données à Emmanuel Macron, à lui tout seul, pas à la majorité puisque les candidats En marche! vont être élus sur son seul nom", a insisté M. Baroin, selon lequel le président Macron est "seul face à sa responsabilité", "éminente, immense".

Pour autant, a-t-il également déclaré, "je souhaite le succès de la France, donc le succès de son action".

Dans une référence au ministre de la Justice et président du MoDem François Bayrou, le chef de file LR aux législatives a néanmoins lâché que "quand on voit le numéro deux du gouvernement qui prend à témoin l'opinion publique sur les désaccords qu'il peut avoir avec le numéro un, le Premier ministre, franchement c'est un gouvernement qui est déjà à la peine sur beaucoup de sujets".

"C'est un gouvernement qui va réserver des heures, des semaines et des mois difficiles", a pronostiqué M. Baroin.

Partager cet article

Dans la même thématique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés
7min

Politique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés

Le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle remet dans le débat sa proposition d’effacement des 20 % de la dette publique logée dans la Banque de France. Une solution en apparence miracle, qui en réalité rencontrerait plusieurs difficultés. Risques inflationnistes, mise au ban de l’Europe, perte de confiance : des obstacles comme des dangers barrent la route.

Le

SIPA_01234434_000029
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Philippe et Attal font de l’école un nouveau terrain de bataille, au risque d’éreinter le bilan Macron

À quelques jours de la rentrée scolaire, Édouard Philippe et Gabriel Attal font de l’éducation l’un des premiers terrains de la présidentielle de 2027. Les deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron partagent un constat : niveau scolaire insuffisant, recrutement difficile, rémunération trop faible des enseignants, problèmes d’autorité, mais divergent sur les réponses à apporter. Une bataille programmatique qui les oblige aussi à se confronter à leur propre bilan au sein de la majorité depuis la présidentielle de 2017.

Le

Montreuil: Les rencontres de Montreuil pour rassembler la gauche
4min

Politique

Primaire PS/Place publique : comment va-t-elle se passer ?

Le bloc social-démocrate s’organise pour trouver son candidat à la présidentielle. Le Parti socialiste et Place publique organisent une primaire destinée à leurs adhérents et sympathisants. Ses modalités ont été longuement débattues : la question du prix de la participation ainsi que l’engagement à ne pas s’allier avec LFI aux législatives ont agité les négociateurs. L’accord trouvé doit être validé par les organes décisionnels des deux partis ce mardi soir.

Le

Capture d’écran du documentaire « Montand est à nous » d’Yves Jeuland
5min

Politique

Les « docus de l’été » : Du communisme à l’Aveu de Costa-Gavras, la vie d’Yves Montand racontée par Yves Jeuland

Fasciné depuis son enfance par la vie d’Yves Montand, dans son film Montand est à nous, Yves Jeuland nous propose un voyage dans la vie de la star française. Une forme d’inventaire affectif du réalisateur pour celui qui fut tour à tour un chanteur et un comédien engagé aux côtés du parti communiste avant d’en dénoncer les errements, dans l’un de ses rôles les plus célèbres, dans le film de Costa Gavras l’Aveu. "Montand est à nous", un documentaire d’Yves Jeuland à voir cet été sur Public Sénat.

Le