Baroin raille la « prise d’otages » des ministres LR, « très isolés » au gouvernement
François Baroin, chef de file des Républicains pour les élections législatives, a raillé jeudi la "prise d'otages" des "très...

Baroin raille la « prise d’otages » des ministres LR, « très isolés » au gouvernement

François Baroin, chef de file des Républicains pour les élections législatives, a raillé jeudi la "prise d'otages" des "très...
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François Baroin, chef de file des Républicains pour les élections législatives, a raillé jeudi la "prise d'otages" des "très isolés" Bruno Le Maire et Gérald Darmanin, les deux dirigeants des Républicains ayant intégré le gouvernement d'Edouard Philippe et Emmanuel Macron.

"Ce n'est pas une prise de guerre, c'est plutôt des prises d'otage. Ils sont très isolés. Edouard Philippe a sans doute tenté d'en amener beaucoup plus, en réalité il a perdu ses arbitrages", a déclaré M. Baroin sur RTL.

Après Edouard Philippe, proche d'Alain Juppé, à Matignon, Emmanuel Macron a nommé mercredi deux ministres LR dans son gouvernement, Bruno Le Maire (Économie) et Gérald Darmanin (Comptes publics).

"On nous en annonçait cinq ou six ou sept ou dix, en réalité je les trouve très isolés", a dit M. Baroin.

Mais "c'est assez malin de la part d'Emmanuel Macron de mettre les deux prises d'otage de droite à Bercy pour incarner l'augmentation des impôts et de la CSG", a-t-il jugé. "Ca montre la limite de l'exercice. Ca montre que ce n'est pas en choisissant un Premier ministre de droite qu'on aura une politique de droite", a ajouté le sénateur-maire de Troyes.

Pour M. Baroin, MM. Le Maire et Darmanin "deviennent aujourd'hui des acteurs d'un projet qu'ils ont combattu il y a encore quelques jours. Ils vont soutenir des candidats qu'ils n'ont pas choisis, plutôt composés à gauche, et qui participeront à un gouvernement qui penche à gauche avec le retour fracassant de François Bayrou".

Mais "nous ne sommes pas dans un affrontement" avec le gouvernement, a assuré un peu plus tard dans la matinée M. Baroin après avoir rencontré à Pessac (Gironde) Alain Juppé et les candidats LR-UDI aux législatives dans ce département.

Les trois membres du gouvernement issus des Républicains "considèrent que le visage de la France, c'est le soir du second tour (de la présidentielle), deux tiers des Français tous d'accord avec En Marche!, qui deviendrait quasiment le parti unique du débat démocratique des cinq années qui viennent", a-t-il analysé.

"Nous, nous considérons, probablement plus sûrement, que le vrai visage de la France c'est celui du premier tour : quatre blocs, d'égale intensité, d'égale valeur, d'une France éclatée comme jamais", a-t-il souligné.

Aussi a-t-il appelé les électeurs à "ne pas avoir peur de voter aux législatives" en faveur d'une "majorité de la droite et du centre". Gouverner sous la présidence d'Emmanuel Macron, "ce sera quelque chose de tout à fait nouveau, une coexistence tout à fait pacifique, avec une discussion sur une méthode, un cadre de travail, une politique qui nous semble la plus adaptée à la réalité", a affirmé François Baroin.

"Ces élections, il faut les gagner sur la base de notre projet, de nos idées, de nos convictions", a insisté en écho Alain Juppé.

"A la lumière des élections législatives, de la composition de l'Assemblée nationale, des initiatives que prendra ou ne prendra pas le président de la République (...) nos parlementaires prendront leurs responsabilités", a ajouté le maire de Bordeaux, appelant de nouveau à "travailler de manière constructive", "sans obstruction systématique".

François Baroin a salué à Pessac le soutien "extraordinairement précieux", et selon lui "probablement décisif", aux candidats LR-UDI d'Alain Juppé, dont le nouveau Premier ministre Edouard Philippe est un proche.

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