Sénatoriales 2023 : la secrétaire d’Etat Sonia Backès battue en Nouvelle-Calédonie

Battue aux sénatoriales, la secrétaire d’Etat Sonia Backès a présenté sa démission

Battue dimanche en Nouvelle-Calédonie à l'issue des élections sénatoriales, la secrétaire d'Etat à la Citoyenneté, Sonia Backès, a présenté sa démission à Emmanuel Macron.
Hugo Ruaud

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

C’était la seule membre du gouvernement candidate aux sénatoriales, et elle a perdu. Depuis, son sort était plus qu’incertain. Au gouvernement depuis plus d’un an, la secrétaire d’Etat Sonia Backes a finalement présenté sa démission à Emmanuel Macron, d’après une information du Figaro, confirmée par l’AFP. Originaire de Nouvelle-Calédonie, où elle briguait un mandat de sénatrice sous l’étiquette Renaissance, Sonia Backès est arrivée troisième au premier tour, derrière le candidat dissident Les Républicains Georges Naturel, arrivé premier et élu, et le candidat indépendantiste Robert Xowie, face auquel elle s’est inclinée au second tour.

Localement, ce résultat a eu une portée importante : il intervient en pleines négociations sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie, dans lesquelles la secrétaire d’Etat était très présente. Face au résultat, dimanche, Sonia Backès avait dénoncé une « trahison » dans une déclaration publiée sur son profil Facebook, affirmant que Georges Naturel avait été élu « grâce à l’apport de 233 voix indépendantistes » et que les soutiens de ce dernier s’étaient ensuite portés « sur le candidat indépendantiste pour le faire élire au second tour ».

La secrétaire d’Etat, qui devait initialement participer cet après-midi à Matignon au dévoilement du grand plan de lutte contre le harcèlement scolaire du gouvernement, se serait entretenue avec Emmanuel Macron avant de remettre sa démission. Interrogé par l’AFP, l’entourage de Mme Backès s’est refusé à tout commentaire. La source gouvernementale n’a pas précisé si sa démission avait été acceptée.

>> Retrouvez les noms de tous les élus aux élections sénatoriales avec notre carte interactive

Partager cet article

Dans la même thématique

Battue aux sénatoriales, la secrétaire d’Etat Sonia Backès a présenté sa démission
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le