14% des candidats aux élections sénatoriales du dimanche 24 septembre ont été défaits aux dernières législatives. Le Front National empoche la palme des candidats “recyclés”.
Battus aux législatives, 280 candidats se présentent aux sénatoriales
14% des candidats aux élections sénatoriales du dimanche 24 septembre ont été défaits aux dernières législatives. Le Front National empoche la palme des candidats “recyclés”.
Selon les chiffres des Décodeurs, le Front national est la formation politique qui a investi aux sénatoriales le plus de candidats défaits aux législatives (108), suivi par les écologistes (40) et une vingtaine de communistes.
« Il n’y a pas de recyclage mais des candidats naturels » Wallerand de Saint-Just
Candidats FN aux sénatoriales : "pas de recasage mais des candidats naturels" Wallerand de Saint-Just
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Pour Wallerand de Saint-Just, tête de liste aux sénatoriales à Paris et défait aux dernières législatives, « il ne s’agit pas de recyclage. II est normal que le Front national présente aux sénatoriales le plus de candidats défaits aux législatives car il n’a fait entrer que 8 députés à l’Assemblée nationale. »
"Aux sénatoriales, il faut présenter des candidats connus dans les départements"
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Pour le chef de file du FN à Paris, les battus aux législatives, souvent des cadres du parti dans les départements, sont des candidats « naturels » aux élections sénatoriales : « L’institution du Séna et le mode de scrutin des élections sénatoriales oblige à présenter des candidats qui sont connus de tous les élus locaux du département qui sont les grands électeurs. »
Des députés sortants battus briguent le Sénat
Le maire LR de Maisons-Laffitte (Yvelines) Jacques Myard, le 2 juin 2016 à Paris
AFP/Archives
Chez les Républicains qui présentent aux sénatoriales une vingtaine de candidats battus aux législatives, on trouve des députés sortants, à l’image de Jacques Myard, siégeant à l’Assemblée nationale depuis 1993. Il présenté une liste dissidente aux sénatoriales dans les Yvelines, face à la liste de Gérard Larcher, l’actuel président du Sénat. « Ma candidature a une cohérence politique. J’ai décidé de présenter une liste car des conseillers municipaux m’ont confié leur déception vis-à-vis de Gérard Larcher qui avait nommé, cet été au Conseil constitutionnel, Michel Mercier dont tout le monde sait qu’il est un activiste d’Emmanuel Macron. »
Pour l’ancien député, sa défaite aux législatives en juin n’entame en rien sa légitimité démocratique : « Ce n’est pas moi qui ai perdu. J’ai été victime de la vague électorale de La République En Marche dont on voit actuellement le ressac. J’ai une compétence dans le travail parlementaire que je peux apporter au Sénat. »
Un ancien député frondeur candidat aux sénatoriales
Laurent Baumel, représentant de l'aile gauche du PS, parle à la presse avant un BN au siège du parti à Paris, le 20 juin 2017
AFP
Le Parti socialiste avait choisi de se prémunir contre les « recyclages » électoraux en investissant en même temps ses candidats aux législatives et aux sénatoriales, en décembre 2016. Une dizaine de candidats PS défaits aux législatives sont finalement candidats aux sénatoriales, comme Laurent Baumel, l’ancien député « frondeur » opposé à la loi El Khomri. Après la cinglante défaite du PS aux législatives, le Sénat pourrait faire figure de refuge pour les socialistes.
Les 62 sénateurs PS vont élire ce mercredi leur président de groupe. Le sortant Patrick Kanner, président depuis 2018, voit son poste convoité par Rachid Temal, qui pointe le manque de collégialité. Entre grands oraux passés ce mardi par le courant d’Olivier Faure et discussions de couloirs, cette campagne courte et discrète n’en est pas moins intense.
La hausse des taux d’intérêt continue de s’élever à un rythme qui n’avait pas été anticipé. Elle renchérit à la fois le coût des nouvelles émissions de dette mais aussi le renouvellement des anciens bons du Trésor. Selon l’économiste Anthony Morlet-Lavidalie, la charge annuelle de la dette pourrait à moyen terme retrouver des niveaux que la France n’avait plus connu depuis l’entre-deux-guerres.
Parti de revendications sur les moyens, le manque d’enseignants ou les conditions d’étude, le mouvement lycéen s’étend de ville en ville. Le soutien affiché de La France insoumise et la réponse ferme du gouvernement ont progressivement déplacé la contestation sur le terrain politique. Mais les sociologues insistent sur l’autonomie des élèves et redoutent que l’affrontement entre adultes ne finisse par éclipser leurs revendications.
Dans la tourmente depuis lundi et l’article de Mediapart qui a révélé des écrits antisémites datant de 2013, le président du RN, Jordan Bardella, a annoncé dans la foulée le dépôt d’une plainte pour diffamation et dénonce une opération destinée à le « tuer politiquement ». Cette mise en avant d’une « manipulation » n’est pas sans rappeler la défense de François Fillon il y a 10 ans et pose la question d’une future mise à l’écart de celui censé former un ticket avec Marine Le Pen pour l’élection présidentielle.