Bay (RN): Trump défend les intérêts des Etats-Unis, l’Europe doit faire de même
L'eurodéputé Rassemblement national (ex-FN) Nicolas Bay a estimé lundi que Donald Trump défendait logiquement les intérêts de son...

Bay (RN): Trump défend les intérêts des Etats-Unis, l’Europe doit faire de même

L'eurodéputé Rassemblement national (ex-FN) Nicolas Bay a estimé lundi que Donald Trump défendait logiquement les intérêts de son...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

L'eurodéputé Rassemblement national (ex-FN) Nicolas Bay a estimé lundi que Donald Trump défendait logiquement les intérêts de son pays et que les Européens devraient faire de même, après la volte-face du président américain lors du G7, provoquée selon lui par l'attitude "agressive" de Justin Trudeau.

Le co-président du groupe ENL (Europe des nations et des libertés) au Parlement européen a défendu sur LCI un "avis pragmatique": "je prends acte du fait que Donald Trump fait une volte-face en effet, je ne sais pas quelles en sont les raisons très précises, mais ce qui est sûr c'est que lui sert les intérêts américains, avec quelques résultats quand même", a-t-il estimé.

Pour M. Bay, le Premier ministre canadien "Justin Trudeau, de façon agressive, plus qu'agressive même à l'égard de Donald Trump lors de la conférence de presse finale, remet en cause l'équilibre subtil (trouvé lors du G7, NDLR); eh bien Trump reprend ses billes".

Reprenant les mots de M. Trudeau, Nicolas Bay a estimé que les tarifs américains "ne sont pas insultants", ils sont simplement "les choix des Etats-Unis".

Appelant à "sortir du jugement moral", il a estimé qu'il fallait "travailler avec la Russie, aujourd'hui à tort écartée du G7, parce que c'est une grande puissance avec laquelle on a des intérêts communs". "Respectons les Etats-Unis, mais défendons nos intérêts y compris contre les intérêts américains, c'est la compétition internationale !", a-t-il lancé.

Au lieu de "signer des traités de libre-échange", il faut "des mesures de rétorsion, il faut le faire pays par pays, produit par produit. On va faire des mesures protectionnistes sur les Harley, les jeans et le bourbon: ça n'a aucune utilité puisque ce sont des produits qu'on ne fabrique pas nous. Donc mettons en place des protections douanières quand c'est nécessaire sur des produits que nous fabriquons en Europe", ce qui donnera "un avantage concurrentiel à nos entreprises".

Donald Trump s'est désolidarisé à la surprise générale samedi soir du communiqué final négocié de haute lutte au sommet du G7 au Canada, jugeant l'hôte Justin Trudeau "très malhonnête et faible" pour avoir qualifié d'"insultants" les tarifs américains. Le président américain a en outre menacé ses alliés de droits de douane alourdis.

Partager cet article

Dans la même thématique

Rally at Place de la Republique for the release of activists from the Global Sumud Flotilla
7min

Politique

Garde à vue de Rima Hassan : comment fonctionne l’immunité parlementaire des eurodéputés ?

L’eurodéputée Rima Hassan a été placée en garde à vue jeudi. Ressortie libre dans la soirée, elle, sera jugée le 7 juillet prochain devant le tribunal correctionnel pour « apologie de terrorisme », en raison d’un post publié le 26 mars 2026 sur son compte X. La procédure a entraîné de nombreuses questions au regard de l’immunité parlementaire qui protège les députés européens.

Le

Session of questions to the government at the Senate
3min

Politique

Un nouveau projet de loi contre le séparatisme pour renforcer l’arsenal de 2021

Le gouvernement prépare un nouveau texte législatif visant à renforcer la lutte contre le séparatisme, dans la continuité de la loi adoptée en 2021. Présenté fin avril en Conseil des ministres, ce projet entend combler certaines limites identifiées par l’exécutif, notamment en matière de contrôle des structures et de protection des mineurs.

Le

Paris: Gerard Larcher elu President du Senat
9min

Politique

Sénatoriales : le groupe PS s’attend à une stabilité ou à un léger recul

Après les municipales, le PS espère conserver sa place de second groupe de la Haute assemblée, à l’issue des sénatoriales de septembre. « Je parie sur la stabilité », affirme Patrick Kanner, patron des sénateurs socialistes. Le sénateur du Nord n’exclut cependant pas le scénario du pire, qui serait « une perte sensible » de « 5 sièges ». Le groupe compte aujourd’hui 65 membres.

Le