Bayou (EELV): « Plutôt que de menacer de quitter l’UE il faut lui désobéir »
Le porte-parole d'EELV, Julien Bayou, qui n'exclut pas d'être candidat aux européennes de 2019, prône vendredi dans L'Opinion de ...

Bayou (EELV): « Plutôt que de menacer de quitter l’UE il faut lui désobéir »

Le porte-parole d'EELV, Julien Bayou, qui n'exclut pas d'être candidat aux européennes de 2019, prône vendredi dans L'Opinion de ...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le porte-parole d'EELV, Julien Bayou, qui n'exclut pas d'être candidat aux européennes de 2019, prône vendredi dans L'Opinion de "désobéir" aux injonctions de l'Union européenne plutôt que de "menacer de (la) quitter".

"Plutôt que de menacer de quitter l'UE, il faut lui désobéir", affirme le conseiller régional écologiste d'Ile-de-France, qui a publié fin mai un ouvrage intitulé "Désobéissons pour sauver l'Europe".

Pour M. Bayou, l'enjeu est de "crédibiliser une offre politique entre le statu quo d'Emmanuel Macron et les faiblesses stratégiques du plan B" proposé par Jean-Luc Mélenchon.

"Il n'y aura pas de changement sans confrontation. La stratégie du bon élève ne marche pas: regardez Emmanuel Macron ! En moins d'une année, celui à qui personne ne devait résister est en voie de hollandisation sur la scène européenne", argumente-t-il.

M. Bayou propose d'organiser cette confrontation autour de deux demandes "qui peuvent (...) rassembler au-delà des frontières: la lutte contre l'évasion fiscale et la transition énergétique".

"A la menace du Frexit, je préfère la désobéissance. Comment cela marche ? En disant simplement: voici deux demandes, si rien ne bouge d'ici un an, nous prenons les devants. Vous refusez un grand plan d'investissement dans la transition écologique ? Nous le ferons, quitte à ne pas respecter la règle des 3%", illustre-t-il.

"Cela obligera la Commission européenne à enclencher le processus de sanction et toute l'Europe devra s'exprimer sur la légitimité de sanctionner un pays qui veut sauver le climat et accélérer la fermeture de centrales nucléaires qui menacent aussi nos voisins", explique le porte-parole.

Partager cet article

Dans la même thématique

Chanteloup-les-Vignes : inter-ministerial meeting on cities
9min

Politique

Elisabeth Borne prend ses distances avec Gabriel Attal : « Non-événement » ou symptôme « des doutes » chez Renaissance avant 2027 ?

En quittant la présidence du Conseil national de Renaissance, Elisabeth Borne marque son « désaccord avec la ligne » de Gabriel Attal et met à mal la future candidature à la présidentielle du patron du parti. Si les proches du secrétaire général minimisent, quelques voix pointent en interne l’excès de « com’ » et « la tendance aux coups médiatiques ». François Patriat, patron des sénateurs Renaissance, prend aussi ses distances : « Déclarer sa candidature aujourd’hui et figer les choses ne me paraît pas être le bon principe ».

Le

Bayou (EELV): « Plutôt que de menacer de quitter l’UE il faut lui désobéir »
7min

Politique

Droits TV du football : la chaîne Ligue 1+ n’est qu’une « solution par défaut », reconnaît Nicolas de Tavernost

Interrogé au Sénat ce mercredi, le patron de la filiale média de la Ligue de football professionnelle (LFP), Nicolas de Tavernost, n’a pas caché les limites de la chaîne Ligue1 +, montée dans l’urgence par la ligue, pour le financement des clubs français. Il a été longuement interrogé sur son départ en fin de saison, perçu par plusieurs sénateurs comme la conséquence des conflits d’intérêts au sommet du football français.

Le

Bayou (EELV): « Plutôt que de menacer de quitter l’UE il faut lui désobéir »
3min

Politique

Banquets du Canon français : « Il n’y a pas de risque de trouble à l’ordre public », assure Laurent Nunez qui reste toutefois « vigilant »

Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez a été interpellé par le sénateur (PS) du Finistère, Jean-Luc Fichet sur la campagne de haine dont a été victime la maire de Quimper pour avoir refusé d’accueillir dans sa ville un banquet du Canon Français, une organisation financée pour partie par le milliardaire d’extrême droite Pierre Edouard Sterin. « Ce qu’il s’est passé à Quimper est absolument ignoble » a dénoncé le ministre.

Le