Le président du Modem, François Bayrou, a estimé dimanche que François Fillon n'avait "pas d'autre solution" que de se retirer de la course à la présidentielle, l'affaire des emplois présumés fictifs de son épouse et de deux de ses enfants constituant "une atteinte à la décence".
A la question de savoir si le candidat de la droite devait se retirer, le maire de Pau a répondu sur RTL : "Les Français pensent, et je pense comme eux, qu'il n'a pas d'autre solution que celle-là pour retrouver un débat qui soit à la hauteur".
Si la justice devra se prononcer sur les "arguments de droit", "il y a une chose que tous les Français savent: il y a eu atteinte à la décence". "On ne peut pas se présenter avec un programme qui demande des sacrifices à tout le monde, notamment ceux en bas de la pyramide, et on réserve les privilèges à ceux qui au contraire sont dans des situations protégées et de pouvoir", selon lui.
"Ceci rend, je crois, impossible une candidature, une campagne, et de cela la droite, Les Républicains vont devoir tenir compte et trouver une réponse", a considéré M. Bayrou, qui avait soutenu Alain Juppé pour la primaire de la droite.
Penelope Fillon (g) et son époux François Fillon, le 29 janvier 2017 à Paris
AFP
L'argument d'un éventuel complot politique derrière cette affaire, "je ne le reçois pas et l'immense majorité des Français ne le reçoit pas", à ses yeux. "On sait très bien que derrière tout cela, il y a des faits, des imprudences sans doute, en tout cas des choses qui n'ont pas été assumées, et c'est cela qui fait le matériau. Je ne vois pas où serait le complot lorsque des journalistes révèlent des situations autant en décalage avec la vie des Français", a insisté cet ancien candidat à la présidentielle.
Et si François Fillon restait candidat, le dirigeant centriste a exclu tout rapprochement: "il n'a infléchi son projet, et la situation dans laquelle il se trouve a rendu tout accord impossible".
Face à la hausse du carburant et de l’inflation, les Français font des économies. Mais « la seule variable d’ajustement est aujourd’hui l’alimentation », alerte la directrice de Famille Rurale, Nadia Ziane. Pour lutter contre la précarité alimentaire, la sénatrice écologiste Antoinette Guhl propose une loi visant à garantir l’accès de denrées alimentaires saines à prix coutant, soit sans marge des distributeurs.
Selon le dernier baromètre Odoxa-Backbone et Public Sénat, la candidate du Rassemblement national recueille 37 % des intentions de vote au premier tour, soit près de deux fois plus que ses deux poursuivants, Jean-Luc Mélenchon et Édouard Philippe. Au second tour, elle l’emporterait largement face au leader insoumis (68 %) et plus modestement face à Édouard Philippe (53 %).
Selon le dernier baromètre Odoxa-Backbone pour Public Sénat et la presse régionale, les courbes se croisent : le leader de La France insoumise gagne deux points et passe devant l'ancien Premier ministre. Au centre, Édouard Philippe, pourtant fragilisé, reste de loin le mieux placé face à Gabriel Attal.
« Ces deux mandats macronistes nous lèguent 1300 milliards d’euros de dette supplémentaire », soit « plus de 400 millions d’euros par jour », a dénoncé la nouvelle présidente du groupe RN/UDR du Sénat, Edwige Diaz. Le premier ministre a pointé en retour l’effort demandé aux collectivités par le Rassemblement national. La sénatrice RN a démenti les chiffres, pourtant bien inscrits dans le contre-budget du RN.