Bayrou: « L’opinion ne voit pas clairement la direction » prise par le gouvernement
L'ancien ministre de la Justice François Bayrou estime que "l'opinion ne voit pas clairement la direction" prise par le...

Bayrou: « L’opinion ne voit pas clairement la direction » prise par le gouvernement

L'ancien ministre de la Justice François Bayrou estime que "l'opinion ne voit pas clairement la direction" prise par le...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'ancien ministre de la Justice François Bayrou estime que "l'opinion ne voit pas clairement la direction" prise par le gouvernement, dont il s'inquiète de la capacité à "dicter la ligne à l'administration", dans un entretien au Point publié jeudi.

"L'opinion ne voit pas clairement la direction, le but, que l'on se fixe", déplore le maire de Pau, qui a décidé le 21 juin de quitter le gouvernement après l'ouverture de l'enquête préliminaire sur les emplois présumés fictifs au MoDem.

"C'est un fondement démocratique que d'avoir un gouvernement de plein exercice. Il doit mêler des expériences différentes, des membres de la société civile comme des poids lourds politiques, mais il est important que ce soient eux qui dictent la ligne à l'administration de Bercy ou aux autres grands corps de l'État", avertit-il.

"Aujourd'hui, c'est là qu'il y a une difficulté: les hauts fonctionnaires semblent avoir plus de poids que par le passé", ajoute encore M. Bayrou.

Le président du parti centriste s'inquiète également de la chute de popularité d'Emmanuel Macron, en raison notamment de "l'atmosphère suscitée par la baisse des APL, la hausse de la CSG et, en même temps, certains avantages fiscaux pour les plus favorisés". Des annonces qui ont "fâché une partie des retraités et des fonctionnaires", assure-t-il.

"Une très grande partie de l'opinion publique fait crédit à Macron de sa nouveauté, de sa bonne volonté. Il y a ainsi un climat de bienveillance qui n'est pas une preuve d'engagement", prévient encore M. Bayrou, qui avait noué une alliance avec M. Macron en février, en vue de l'élection présidentielle.

Porteur dans un premier temps de la loi de moralisation de la vie politique adoptée début août à l'Assemblée, M. Bayrou estime désormais qu'une "des priorités est la reconstruction du modèle démocratique, avec un Parlement nouveau, avec moins de députés et de sénateurs, et avec l'introduction de la proportionnelle".

"Il est impératif de définir les lignes d'un nouveau parti, c'est ma grande mobilisation intellectuelle", avance encore le président du MoDem.

Partager cet article

Dans la même thématique

Bayrou: « L’opinion ne voit pas clairement la direction » prise par le gouvernement
4min

Politique

Déserts médicaux : « Il existe des différences d’espérance de vie entre les départements » alerte Karine Daniel sénatrice socialiste de Loire-Atlantique

Au Clos-Toreau, quartier populaire du sud de Nantes, les habitants se battent depuis deux ans pour obtenir l’ouverture d’un centre de santé. A l’approche des élections municipales, la question des déserts médicaux s’impose dans la campagne comme un sujet de préoccupation récurrent, comme en témoigne cet habitant de Nantes dans l’émission Dialogue citoyen.

Le

Paris: Bruno Retailleau annonce candidature elections presidentielles 2027
6min

Politique

Référendum sur l’immigration, primauté du droit national : le projet de Bruno Retailleau est-il faisable ?

En annonçant sa candidature à la présidentielle, le patron des Républicains a promis de « renverser la table » en redonnant la parole aux Français par des référendums sur l’immigration et la justice ou encore en redonnant la primauté du droit national sur les normes internationales. Un programme qui nécessite de réviser la Constitution. Il y a quelques années, le sénateur de Vendée avait déposé une proposition de loi constitutionnelle en ce sens, avant de la retirer faute d'avoir pu réunir une majorité au Sénat.

Le

Présidentielle 2027 : chez LR, la tentation d’une primaire « plutôt ouverte » pour départager les candidats de la droite
7min

Politique

Présidentielle 2027 : chez LR, la tentation d’une primaire « plutôt ouverte » pour départager les candidats de la droite

La déclaration de candidature de Bruno Retailleau est loin de solder le problème complexe de la stratégie à adopter pour l’élection de 2027. Le groupe de travail sur le départage doit remettre ses travaux début mars. Plusieurs membres recommandent de ne pas se limiter à un processus de sélection trop resserré au seul parti LR.

Le

Bayrou: « L’opinion ne voit pas clairement la direction » prise par le gouvernement
3min

Politique

Bruno Retailleau candidat à l'Elysée : « Il a été le ministre de l’immigration et de l’insécurité, maintenant il fait le beau et il parade », raille Laurent Jacobelli (RN)

Sur un positionnement très conservateur, la candidature de Bruno Retailleau à l’Elysée pourrait ramener dans le giron des LR les électeurs tentés par l’extrême droite. Le RN Laurent Jacobelli, invité de la matinale de Public Sénat, veut rappeler que le Vendéen a fait alliance avec les macronistes. Il épingle également son bilan sécuritaire et migratoire en tant que ministre de l’Intérieur.

Le