Bayrou: le MoDem voulait « recaser un maximum de salariés »
Le MoDem traversait "une mauvaise passe" et cherchait "à recaser un maximum de salariés" mais n'a jamais eu d'emplois fictifs, a...

Bayrou: le MoDem voulait « recaser un maximum de salariés »

Le MoDem traversait "une mauvaise passe" et cherchait "à recaser un maximum de salariés" mais n'a jamais eu d'emplois fictifs, a...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le MoDem traversait "une mauvaise passe" et cherchait "à recaser un maximum de salariés" mais n'a jamais eu d'emplois fictifs, a affirmé au journal Sud Ouest François Bayrou, président du parti centriste visé par une enquête sur les conditions d'emploi de ses assistants parlementaires européens.

"Dans une période de mauvaise passe comme toutes les formations politiques en ont connu, vous cherchez à recaser un maximum de salariés, des gens de confiance. Il se trouve que les parlementaires européens recherchaient des assistants locaux. On leur a recommandé ces gens-là. Les deux parties étaient bien contentes", déclare au quotidien le ministre de la Justice démissionnaire dans une interview publiée vendredi.

"Où est l’irrégularité là-dedans ? (...) C’est pareil avec un agriculteur qui ne peut plus supporter le poids d’un salaire. Il cherche un voisin qui a besoin d’un mi-temps. Je répète ma formule: l’emploi au Modem a été normal, régulier et légal. J’ajoute moral", se défend le maire de Pau, estimant qu'"on a monté une affaire tout à fait infondée."

"Le MoDem n’a jamais eu d’emplois fictifs", répète-t-il.

Et M. Bayrou d'assurer qu'il n'a pas été déçu de quitter le gouvernement, à peine plus d'un mois après sa nomination au ministère de la Justice. "Je ne pouvais pas me défendre comme garde des Sceaux. On allait détricoter ce que j’ai mis ma vie à construire. On visait aussi bien la loi de moralisation que ma vie publique et aussi le président de la République. On peut fouiller ma vie – et cela a déjà été fait -, on ne trouvera rien", dit-il.

Son nom n'est pas cité dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte sur les emplois du MoDem, mais François Bayrou affirme qu'il répondra aux enquêteurs "avec plaisir" le cas échéant: "Je ne vois pas ce qui est désagréable à répondre aux questions. Je n’ai aucune difficulté".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au gouvernement Senat
9min

Politique

Sénatoriales : après les municipales, le groupe LR pourrait « perdre de 3 à 5 sièges », face à la poussée du RN

Les municipales permettent déjà de faire des projections sur les sénatoriales de septembre 2026. Sur le papier, les LR craignent de perdre 3 à 5 sièges, mais le scrutin de 2029 s’annonce meilleur. Au groupe centriste, son président Hervé Marseille mise sur une « forme de stabilité ». Globalement, le sénateur LR Roger Karoutchi assure qu’« il n’y a pas de risque sur la majorité sénatoriale », qui restera « très large ».

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
4min

Politique

Présidentielle : les adhérents LR désignent Bruno Retailleau comme candidat

Le président des Républicains a été investi par son parti pour l’élection présidentielle ce dimanche, à la suite d’un vote en ligne des adhérents. La confirmation de la candidature de Bruno Retailleau était une étape nécessaire, mais n’épuise pas les questions sur la suite de la campagne présidentielle à droite. 

Le

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le