Bayrou: le MoDem voulait « recaser un maximum de salariés »
Le MoDem traversait "une mauvaise passe" et cherchait "à recaser un maximum de salariés" mais n'a jamais eu d'emplois fictifs, a...

Bayrou: le MoDem voulait « recaser un maximum de salariés »

Le MoDem traversait "une mauvaise passe" et cherchait "à recaser un maximum de salariés" mais n'a jamais eu d'emplois fictifs, a...
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Le MoDem traversait "une mauvaise passe" et cherchait "à recaser un maximum de salariés" mais n'a jamais eu d'emplois fictifs, a affirmé au journal Sud Ouest François Bayrou, président du parti centriste visé par une enquête sur les conditions d'emploi de ses assistants parlementaires européens.

"Dans une période de mauvaise passe comme toutes les formations politiques en ont connu, vous cherchez à recaser un maximum de salariés, des gens de confiance. Il se trouve que les parlementaires européens recherchaient des assistants locaux. On leur a recommandé ces gens-là. Les deux parties étaient bien contentes", déclare au quotidien le ministre de la Justice démissionnaire dans une interview publiée vendredi.

"Où est l’irrégularité là-dedans ? (...) C’est pareil avec un agriculteur qui ne peut plus supporter le poids d’un salaire. Il cherche un voisin qui a besoin d’un mi-temps. Je répète ma formule: l’emploi au Modem a été normal, régulier et légal. J’ajoute moral", se défend le maire de Pau, estimant qu'"on a monté une affaire tout à fait infondée."

"Le MoDem n’a jamais eu d’emplois fictifs", répète-t-il.

Et M. Bayrou d'assurer qu'il n'a pas été déçu de quitter le gouvernement, à peine plus d'un mois après sa nomination au ministère de la Justice. "Je ne pouvais pas me défendre comme garde des Sceaux. On allait détricoter ce que j’ai mis ma vie à construire. On visait aussi bien la loi de moralisation que ma vie publique et aussi le président de la République. On peut fouiller ma vie – et cela a déjà été fait -, on ne trouvera rien", dit-il.

Son nom n'est pas cité dans le cadre de l'enquête préliminaire ouverte sur les emplois du MoDem, mais François Bayrou affirme qu'il répondra aux enquêteurs "avec plaisir" le cas échéant: "Je ne vois pas ce qui est désagréable à répondre aux questions. Je n’ai aucune difficulté".

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