Bayrou Premier ministre : « Il va falloir discuter avec la gauche », conseille Hervé Marseille
Quelques minutes après la nomination de François Bayrou à Matignon, le président du groupe centriste du Sénat, Hervé Marseille s’est réjoui de voir « un authentique centriste » exercer cette responsabilité. Il l’appelle à trouver des compromis avec la droite et la gauche « pour pas être dépendant du RN ».
Le suspense aura duré toute la matinée avec des rebondissements, et c’est finalement François Bayrou qui succédera à Michel Barnier à Matignon. De quoi satisfaire le patron de l’UDI, Hervé Marseille qui se réjouit de voir « un authentique centriste » à Matignon. « Il y a eu visiblement une longue maturation maintenant, il faut se tourner vers l’avenir », a déclaré au micro de Public Sénat, le président du groupe centriste.
Hervé Marseille a, ensuite, rapidement tracé la feuille de route du nouveau Premier ministre. « Il va falloir rassembler avec le bloc central, nos collèges et amis Républicains. Et puis, discuter également avec la gauche. Parce que si on veut trouver la stabilité, il faut un trépied. Il va falloir trouver des compromis pour avancer et ne pas être dépendant du RN ».
Le sénateur précise également la nécessité de « donner un contenu politique » au socle commun ». « Il faut faire de la politique, c’est peut-être ce qui a manqué à Michel Barnier, c’est de s’impliquer politiquement ».
La bataille pour la Métropole de Lyon attire moins les projecteurs que le duel entre Grégory Doucet et Jean-Michel Aulas, pourtant les enjeux peuvent être plus importants encore, et le scrutin plus serré. À cause d’un mode de scrutin opaque, les résultats sont plus difficiles à déchiffrer, mais une issue sans majorité stable au conseil métropolitain est tout à fait envisageable.
La réforme du mode de scrutin instaurée par la loi Paris Lyon Marseille (PLM), longtemps défendue par Rachida Dati, devait rebattre les cartes des élections municipales dans la capitale. Pourtant, les premiers résultats du scrutin de 2026 indiquent que cette évolution institutionnelle ne modifie pas, dans l’immédiat, les équilibres politiques parisiens, même si des écarts peuvent apparaître entre les votes dans les arrondissements et celui pour la mairie centrale. Si la maire du 7ᵉ arrondissement remporte aisément son fief, les rapports de force à l’échelle de l’Hôtel de Ville demeurent, pour l’heure, défavorables à la droite.
Grenoble, Toulouse, Lyon ou encore Paris, les résultats du premier tour ont réservé quelques surprises. Pour autant, faut-il pointer du doigt les instituts de sondage ?
La France insoumise a réussi à convertir ses résultats nationaux en ancrage local dans des proportions inattendues au premier tour, sécurisant déjà la victoire à Saint-Denis et Roubaix. Deux prises spectaculaires qui consacrent sa stratégie de conquête des quartiers populaires. Mais qui masquent des résultats plus contrastés par ailleurs en banlieue face aux sortants PS et PCF, souvent installés confortablement en tête avant le second tour.