Bellamy déplore que le mot nationaliste soit « entaché d’une telle connotation négative »
Sur le plateau de l’émission « Audition publique » (Public Sénat/LCP), François-Xavier Bellamy a regretté que le terme nationaliste soit « entaché d’une telle connotation négative ». Lui assume son profond attachement à la nation tout en fustigeant le repli nationaliste qu’on observe en Europe

Bellamy déplore que le mot nationaliste soit « entaché d’une telle connotation négative »

Sur le plateau de l’émission « Audition publique » (Public Sénat/LCP), François-Xavier Bellamy a regretté que le terme nationaliste soit « entaché d’une telle connotation négative ». Lui assume son profond attachement à la nation tout en fustigeant le repli nationaliste qu’on observe en Europe
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres », disait Romain Gary. Invité de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, François-Xavier Bellamy regrette quant à lui le fait que « dans le mot nationaliste, il soit impliqué une idée de culpabilité et une idée de faute ». « Au fond, la nation c’est le cadre dans lequel s’effectue la vie démocratique de notre pays », se désole-t-il. S’il rechigne à se dire clairement nationaliste, le candidat LR aux Européennes revendique être « profondément attaché à la nation et profondément attaché à la France ».

François-Xavier Bellamy s’accorde à dire « que les nationalismes ont fait beaucoup de mal à l’histoire de l’Europe » mais rejette la déclaration célèbre de François Mitterrand : « Le nationalisme, c'est la guerre ». La citation de Romain Gary, citée plus haut, trouve davantage grâce à ses yeux bien que, selon lui, ce soit là « une manière pour Romain Gary de dénoncer de façon spécifique une certaine définition de la nation ». Et d’ajouter que de nos jours cette définition « n’a plus vraiment de signification ». 

Investi tête de liste Les Républicains pour les Européennes, François-Xavier Bellamy préfère donc pointer « le grand danger qui c’est celui d’un repli nationaliste, celui qui viendrait faire s’effondrer le projet européen ».

Partager cet article

Dans la même thématique

EU–Italy-Migrants-Court
5min

Politique

Centres de migrants à l’étranger, expulsions, détention… que contient le nouvel accord de l’UE sur le durcissement de sa politique migratoire ?

Les députés européens et les États membres ont abouti ce lundi à un compromis sur un durcissement inédit des règles migratoires de l’UE, symbolisé par l’autorisation des centres de migrants délocalisés hors du continent. L’accord prévoit aussi de faciliter les expulsions, deux après le vote du Pacte Asile et Migration, que la France n’a toujours pas transposé dans sa loi.

Le

Bellamy déplore que le mot nationaliste soit « entaché d’une telle connotation négative »
3min

Politique

Défense : la loi de programmation militaire « nécessaire » pour se préparer au mieux à « la possibilité d’un choc », affirme le général Olivier Kempf 

Invité de la matinale de Public Sénat, le général Olivier Kempf, a détaillé les priorités auxquelles la loi de programmation militaire tente de répondre. Ce dernier y voit un renforcement des capacités françaises jugé impératif pour répondre aux évolutions géostratégiques du monde contemporain.

Le