Bellamy déplore que le mot nationaliste soit « entaché d’une telle connotation négative »
Sur le plateau de l’émission « Audition publique » (Public Sénat/LCP), François-Xavier Bellamy a regretté que le terme nationaliste soit « entaché d’une telle connotation négative ». Lui assume son profond attachement à la nation tout en fustigeant le repli nationaliste qu’on observe en Europe

Bellamy déplore que le mot nationaliste soit « entaché d’une telle connotation négative »

Sur le plateau de l’émission « Audition publique » (Public Sénat/LCP), François-Xavier Bellamy a regretté que le terme nationaliste soit « entaché d’une telle connotation négative ». Lui assume son profond attachement à la nation tout en fustigeant le repli nationaliste qu’on observe en Europe
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

« Le patriotisme c'est l'amour des siens. Le nationalisme c'est la haine des autres », disait Romain Gary. Invité de l’émission « Audition publique » sur Public Sénat et LCP, François-Xavier Bellamy regrette quant à lui le fait que « dans le mot nationaliste, il soit impliqué une idée de culpabilité et une idée de faute ». « Au fond, la nation c’est le cadre dans lequel s’effectue la vie démocratique de notre pays », se désole-t-il. S’il rechigne à se dire clairement nationaliste, le candidat LR aux Européennes revendique être « profondément attaché à la nation et profondément attaché à la France ».

François-Xavier Bellamy s’accorde à dire « que les nationalismes ont fait beaucoup de mal à l’histoire de l’Europe » mais rejette la déclaration célèbre de François Mitterrand : « Le nationalisme, c'est la guerre ». La citation de Romain Gary, citée plus haut, trouve davantage grâce à ses yeux bien que, selon lui, ce soit là « une manière pour Romain Gary de dénoncer de façon spécifique une certaine définition de la nation ». Et d’ajouter que de nos jours cette définition « n’a plus vraiment de signification ». 

Investi tête de liste Les Républicains pour les Européennes, François-Xavier Bellamy préfère donc pointer « le grand danger qui c’est celui d’un repli nationaliste, celui qui viendrait faire s’effondrer le projet européen ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Municipales 2026 : comment les résultats dessinent déjà la carte des sénatoriales de septembre

Le Sénat sera renouvelé de moitié en septembre prochain, un scrutin intimement lié à celui des municipales en raison de son corps électoral. Les nouveaux équilibres communaux permettent ainsi d’anticiper sur la future composition de la Chambre haute, entre la résistance de la droite, le recul redouté des socialistes et des écologistes, et les ambitions inédites du RN et de LFI. Décryptage.

Le

EDF Reseau de Transport Electricite de Nice
6min

Politique

Marché européen de l’électricité : sortie ou réforme ? Les paradoxes de la normalisation du RN

Alors que les marchés de l’énergie s’affolent, Jordan Bardella a été attaqué par Bruno Retailleau sur sa proposition de sortie du marché européen de l’électricité. Le président du Rassemblement national estime défendre une simple « remise en cause des règles de fixation du prix » sans sortir du marché, illustrant ainsi la stratégie « attrape-tout » du RN, cherchant à la fois à contenter le grand patronat et son électorat populaire.

Le

PARIS. Marine Le Pen prostest in front of French senat
8min

Politique

Sénatoriales 2026 : le RN veut « tripler » son nombre de sénateurs et rêve de créer un groupe

Le RN se prépare dès maintenant pour les sénatoriales de septembre 2026. « Nous avons la volonté de doubler voire de tripler notre nombre de sénateurs », annonce à publicsenat.fr Ludovic Pajot, nommé directeur de campagne, soit frôler les dix sénateurs, permettant de créer un groupe. Mais avant cela, le parti devra réussir les municipales. Il entend, cette fois, éviter les « brebis galeuses ». Il cherche des candidats présentables, capables de « gérer une ville ».

Le