Benalla: Ciotti (LR) appelle la majorité « à une réaction de dignité »
Le député Les Républicains des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a appelé vendredi la majorité "à une réaction de dignité", au...

Benalla: Ciotti (LR) appelle la majorité « à une réaction de dignité »

Le député Les Républicains des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a appelé vendredi la majorité "à une réaction de dignité", au...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le député Les Républicains des Alpes-Maritimes Eric Ciotti a appelé vendredi la majorité "à une réaction de dignité", au lendemain de l'implosion de la commission d'enquête sur l'affaire Benalla, estimant que l'Assemblée nationale "a été humiliée, a été abaissée".

"L'Assemblée nationale a été humiliée, a été abaissée, j'appelle la majorité à une réaction un peu de dignité, à ne pas être dans une soumission permanente à Emmanuel Macron", a déclaré M. Ciotti sur France Inter.

Le corapporteur LR de la commission d'enquête, Guillaume Larrivé, s'est dit jeudi "contraint de suspendre sa participation à ce qui n'est devenu hélas qu'une parodie", entraînant derrière lui le reste de l'opposition. La majorité avait refusé d'accéder à la liste d'auditions demandée par M. Larrivé, notamment "toute la chaîne hiérarchique" de l'Elysée, jusqu'au secrétaire général Alexis Kohler, et du ministère de l'Intérieur.

"Depuis le début (…) le groupe LREM, avec des ordres venus de l'Élysée, une présidente (Yaël Braun-Pivet, ndlr) paralysée, tétanisée par la crainte de la sanction macronienne, a refusé toute forme de transparence", a accusé Eric Ciotti.

Selon lui, si l'affaire Benalla peut-être "au départ" considérée comme "un fait individuel", "ce qui devient un fait collectif et une affaire d'Etat, c’est que l'Elysée essaie de dissimuler".

Le député a également expliquer qu'avec la motion de censure qu'il a déposée, le groupe LR "veut dénoncer une dérive grave, la dérive d’un pouvoir de plus en plus personnel, d’un pouvoir qui refuse toute forme de débat, d’un pouvoir qui s’oppose à tout ce qui pourrait contrarier une sur-puissance présidentielle".

vm/dch/gf

Partager cet article

Dans la même thématique

Benalla: Ciotti (LR) appelle la majorité « à une réaction de dignité »
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le