Benalla: Collomb a reçu et « rassuré » les syndicats de police
Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a reçu et "rassuré" mardi les syndicats de police, ulcérés par les agissements d...

Benalla: Collomb a reçu et « rassuré » les syndicats de police

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a reçu et "rassuré" mardi les syndicats de police, ulcérés par les agissements d...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le ministre de l'Intérieur Gérard Collomb a reçu et "rassuré" mardi les syndicats de police, ulcérés par les agissements d'Alexandre Benalla et inquiets des "répercussions très négatives" de cette affaire "sur le travail des forces de l'ordre", a-t-on appris auprès des syndicats et de la place Beauvau.

"Nous sommes rassurés sur le fait que la police nationale n'est pas en cause", a déclaré à l'AFP Jean-Claude Delage, secrétaire général du syndicat Alliance, à l'issue de son entrevue avec M. Collomb, qui a reçu un à un les syndicats au ministère.

"Il a répété que la police n'était pas en cause dans cette affaire, elle a fait son travail", a ajouté M. Delage.

Le ministre "nous a reçus par confédération et pas tous les syndicats en même temps, ce qui est plutôt une première", a souligné Jean-Marc Bailleul, secrétaire général du Syndicat majoritaire des cadres de la Sécurité Intérieure (SCSI). "Il a tout de suite été clair sur le fait que les agissements de M. Benalla étaient dus au fait qu'il avait pris des libertés mais qu'on avait dû aussi lui laisser prendre trop de liberté", a-t-il dit.

Le ministre "a tenu à apporter son soutien indéfectible aux policiers et gendarmes (...) qui ont pu légitimement être affectés par le traitement de cette affaire", a déclaré le ministère dans communiqué. "Il a réaffirmé qu’il n’acceptera pas que quiconque, usurpant l’identité d’un policier ou d’un gendarme, jette le discrédit sur les forces de sécurité".

Sur fond de malaise policier et d'extrême susceptibilité des forces de l'ordre sur le sujet des violences policières, le dérapage d'Alexandre Benalla, ex-conseiller du président Macron filmé en train de molester des manifestants le 1er mai à Paris, a été très mal vécu par les policiers.

Alternative Police CFDT a "fait part de son plus grand regret que cette affaire ait pu salir toute l’institution", selon un communiqué du syndicat qui ajoute que "l’affaire Benalla ne doit pas continuer à être au cœur de la vie de la police nationale alors que les policiers attendent encore beaucoup de réponses à leurs inquiétudes et leurs attentes en matière de conditions de travail".

Le Syndicat des commissaires de la police nationale (SCPN) a estimé que "cette affaire a des répercussions très négatives sur le travail des forces de l’ordre, en raison de la confusion créée par le comportement et la tenue de M. Benalla au moment des +interventions+ filmées".

Le SCPN "regrette que la police puisse servir de bouc émissaire dans une affaire qui la dépasse".

Partager cet article

Dans la même thématique

Benalla: Collomb a reçu et « rassuré » les syndicats de police
6min

Politique

Interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans : le Sénat en défense de sa version remaniée du texte

Une table-ronde organisée ce mardi au Sénat a réuni élus et experts pour explorer les modalités possibles d’application de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans. L’occasion pour les sénateurs de défendre le texte qu’ils ont remanié à l’unanimité en mars, jugé plus compatible avec le droit européen que la copie du gouvernement. Mais « il faut encore blinder le texte », a reconnu le sénateur centriste Laurent Lafon.

Le

Benalla: Collomb a reçu et « rassuré » les syndicats de police
5min

Politique

Lyhanna : « Il y a des milliers d'affaires qui présentent ce type de dysfonctionnements », rappellent les associations de victimes devant la commission d'enquête du Sénat

La commission d'enquête du Sénat lancée dans la foulée de l'émotion suscitée par l'affaire Lyhanna démarrait ses travaux ce mercredi en auditionnant les associations de victimes. Elles ont dressé un tableau inquiétant de la prise en charge des femmes et des enfants victimes de violences.

Le

Salon-de-Provence: Illustration of the French Air Force s Rafale
5min

Politique

Loi de programmation militaire : accord entre députés et sénateurs sur une rallonge budgétaire supplémentaire de 36 milliards d’euros accordée aux armées

Les parlementaires sont revenus en commission mixte paritaire à l’effort initial, fixé par le gouvernement à 36 milliards d’euros supplémentaires pour la défense sur la période 2024-2030. La majorité sénatoriale, qui voulait porter cet effort à 50 milliards, n’a pas eu gain de cause sur une rallonge supplémentaire. Mais au sein de cette enveloppe de + 36 milliards, elle a obtenu une accélération anticipée, avec + 1,2 milliard de plus en 2028.

Le