Benalla: durcissement des règles d’octroi des badges à l’Assemblée
Le bureau de l'Assemblée nationale a voté mercredi, "à l’unanimité moins une voix", des règles d’attribution plus restrictives...

Benalla: durcissement des règles d’octroi des badges à l’Assemblée

Le bureau de l'Assemblée nationale a voté mercredi, "à l’unanimité moins une voix", des règles d’attribution plus restrictives...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le bureau de l'Assemblée nationale a voté mercredi, "à l’unanimité moins une voix", des règles d’attribution plus restrictives des badges pour les membres des cabinets de l'exécutif, selon un communiqué de la présidence sur cette répercussion de l'affaire Benalla.

"L’obtention des badges permanents sera désormais réservée exclusivement aux directeurs de cabinet et aux conseillers parlementaires/politiques", a indiqué la présidence de l'Assemblée.

Un directeur de cabinet aura cependant "la possibilité de demander que son badge soit attribué à un collaborateur de son choix et pour la durée des fonctions de celui-ci".

Et "ces badges, traditionnellement accordés par le secrétaire général de l’Assemblée sur demande des directeurs de cabinet, seront désormais visés par le président de l’Assemblée nationale", est-il stipulé.

La liste des badges accordés sera consultable par les membres du bureau de l'Assemblée, plus haute instance collégiale.

Cette réforme découle de la polémique sur la possession par Alexandre Benalla, ancien adjoint au chef de cabinet Emmanuel Macron, d'un badge "H", attribué sur demande du directeur de cabinet d'Emmanuel Macron, lui permettant de se rendre jusqu'à l'hémicycle du Palais Bourbon.

L'ex-chargé de mission pour la sécurité a affirmé au Monde l'avoir demandé car il "aime aller à la salle de sport" du Palais-Bourbon, explication qui n'a pas convaincu l'opposition notamment et qui a suscité des commentaires ironiques sur les réseaux sociaux.

Ce badge a été désactivé "dès que M. Benalla a cessé ses fonctions au cabinet du président", le 20 juillet, selon la présidence de l'Assemblée.

L'ancien collaborateur de l'Elysée s'est rendu les 16 et 17 mai dans l'enceinte de l'Assemblée grâce à son badge électronique, pendant sa période de mise à pied, a aussi indiqué mardi la présidence, confirmant une information du Figaro.

Après la révélation de ce badge par l'un des vice-présidents LR de l'Assemblée Marc Le Fur dans l'hémicycle, François de Rugy avait déclaré qu'il existe "plusieurs milliers de badges pour des députés, fonctionnaires, collaborateurs, et un certain nombre de collaborateurs de l'exécutif, de ministres, dont (ceux) du président de la République", pour "une demi-douzaine d'entre eux", et qu'"il en a toujours été ainsi". Le lendemain, la présidence avait cependant annoncé une réforme.

François de Rugy a par ailleurs déjà demandé "une enquête administrative interne" sur la fuite de "données à caractère personnel" dans la presse autour du badge d'Alexandre Benalla.

Partager cet article

Dans la même thématique

Chanteloup-les-Vignes : inter-ministerial meeting on cities
9min

Politique

Elisabeth Borne prend ses distances avec Gabriel Attal : « Non-événement » ou symptôme « des doutes » chez Renaissance avant 2027 ?

En quittant la présidence du Conseil national de Renaissance, Elisabeth Borne marque son « désaccord avec la ligne » de Gabriel Attal et met à mal la future candidature à la présidentielle du patron du parti. Si les proches du secrétaire général minimisent, quelques voix pointent en interne l’excès de « com’ » et « la tendance aux coups médiatiques ». François Patriat, patron des sénateurs Renaissance, prend aussi ses distances : « Déclarer sa candidature aujourd’hui et figer les choses ne me paraît pas être le bon principe ».

Le

Benalla: durcissement des règles d’octroi des badges à l’Assemblée
7min

Politique

Droits TV du football : la chaîne Ligue 1+ n’est qu’une « solution par défaut », reconnaît Nicolas de Tavernost

Interrogé au Sénat ce mercredi, le patron de la filiale média de la Ligue de football professionnelle (LFP), Nicolas de Tavernost, n’a pas caché les limites de la chaîne Ligue1 +, montée dans l’urgence par la ligue, pour le financement des clubs français. Il a été longuement interrogé sur son départ en fin de saison, perçu par plusieurs sénateurs comme la conséquence des conflits d’intérêts au sommet du football français.

Le

Benalla: durcissement des règles d’octroi des badges à l’Assemblée
3min

Politique

Banquets du Canon français : « Il n’y a pas de risque de trouble à l’ordre public », assure Laurent Nunez qui reste toutefois « vigilant »

Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez a été interpellé par le sénateur (PS) du Finistère, Jean-Luc Fichet sur la campagne de haine dont a été victime la maire de Quimper pour avoir refusé d’accueillir dans sa ville un banquet du Canon Français, une organisation financée pour partie par le milliardaire d’extrême droite Pierre Edouard Sterin. « Ce qu’il s’est passé à Quimper est absolument ignoble » a dénoncé le ministre.

Le