Benalla: Hamon défend « une VIe République » où le président « ne serait plus irresponsable »
Benoît Hamon, fondateur de Générations, appelle à une "VIe République dans laquelle le chef de l’Etat ne serait plus...

Benalla: Hamon défend « une VIe République » où le président « ne serait plus irresponsable »

Benoît Hamon, fondateur de Générations, appelle à une "VIe République dans laquelle le chef de l’Etat ne serait plus...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Benoît Hamon, fondateur de Générations, appelle à une "VIe République dans laquelle le chef de l’Etat ne serait plus irresponsable", dans une tribune au Parisien dimanche, reprochant à Emmanuel Macron d'agir en "enfant" mais pas en président dans l'affaire Benalla.

"La dérive individuelle d’Alexandre Benalla ne masquera jamais la dérive autrement plus préoccupante d’un système politique qui repose tout entier sur la volonté d’un seul homme, le président de la République, dont le sentiment d’impunité et de toute-puissance révèle l’incroyable archaïsme et la précarité de nos institutions", argumente l'ancien candidat socialiste à la présidentielle.

Il fustige une formule d'Emmanuel Macron devant les parlementaires de la majorité et le gouvernement mardi, où le chef de l'Etat a lancé que "s’ils veulent un responsable, il est devant vous. Qu’ils viennent le chercher. Je réponds au peuple français".

Or, souligne Benoît Hamon, "Emmanuel Macron le sait: la Constitution le protège, et il n’aura à répondre au peuple français qu’en 2022, s’il se représente". "Comme à son habitude, Emmanuel Macron menace en enfant, là où nous attendons qu’il agisse en chef d’Etat", cingle-t-il.

"Aujourd’hui, nous exigeons bien plus que des réponses. L’urgence et notre devoir sont de répondre à la faiblesse de notre démocratie par une réforme radicale de nos institutions", selon le fondateur de Générations.

Il "plaide donc pour l’émergence d’une VIe République dans laquelle le chef de l’Etat ne serait plus irresponsable, dans laquelle le Parlement retrouverait son indépendance, dans laquelle surtout, le citoyen ne serait plus infantilisé et réduit au rang d’électeur intermittent", exhortant à briser "le cercle de la défiance des élites à l’égard des citoyens".

Partager cet article

Dans la même thématique

France Simone Veil
9min

Politique

Bernadette Chirac, l’ancienne Première dame, est morte à 93 ans 

L’épouse du président Jacques Chirac, lui-même disparu en 2019, est morte vendredi 5 juin dans la soirée à 93 ans, annonce sa fille Claude à l’AFP. L’ancienne Première dame qui a progressivement pris la lumière durant les années passées à l’Elysée, a aussi mené une longue carrière d’élue locale, d’abord dans l’ombre de son mari, puis de manière indépendante.

Le

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le