Benalla: Macron et le gouvernement montrent un « irrespect total », estime Le Pen
Le gouvernement et le président Emmanuel Macron manifestent un "irrespect total des institutions" dans l'affaire Alexandre...

Benalla: Macron et le gouvernement montrent un « irrespect total », estime Le Pen

Le gouvernement et le président Emmanuel Macron manifestent un "irrespect total des institutions" dans l'affaire Alexandre...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le gouvernement et le président Emmanuel Macron manifestent un "irrespect total des institutions" dans l'affaire Alexandre Benalla, ancien collaborateur de l'Elysée mis en examen pour violences qui doit être entendu le 19 septembre au Sénat, a estimé mercredi Marine Le Pen.

La ministre de la Justice Nicole Belloubet s'est "(positionnée) comme l'avocat de Benalla. Cela en dit long sur ce gouvernement qui, manifestement, développe un irrespect total pour nos institutions", a déclaré sur RTL la présidente du Rassemblement national (RN, ex FN).

"C'est vrai pour le président de la République, c'est vrai également manifestement pour ses ministres", a-t-elle ajouté.

"Il reste des réponses que les Français n'ont pas obtenues. Le président de la République souhaitait-il mettre en place une police parallèle qu'il comptait manifestement lui confier? Compte-t-il dans l'avenir respecter les institutions ou (...) totalement se libérer du cadre républicain?", a demandé la finaliste de la présidentielle 2017 et députée du Pas-de-Calais.

La commission d'enquête du Sénat sur cette affaire doit entendre le 19 septembre M. Benalla. Ce dernier a dit qu'il viendrait "contraint" à ce rendez-vous après avoir, dans un premier temps, affirmé qu'il ne se rendrait pas à cette convocation, pourtant obligatoire.

La garde des Sceaux elle-même est intervenue dans le débat, relevant qu'"il ne peut pas y avoir d'interférences" entre une commission d'enquête et une information judiciaire. "C'est la raison pour laquelle Alexandre Benalla n'a pas encore répondu à la commission d'enquête du Sénat", a déclaré Mme Belloubet à Tours, s'attirant une réponse cinglante du président de la commission d'enquête, Philippe Bas (LR).

"J'ignorais que [Mme Belloubet] était le conseil juridique de monsieur Benalla", a-t-il ironisé.

"Je ne suis pas le conseil juridique de M. Benalla, je rappelle simplement les principes", lui a répondu Mme Belloubet sur France Inter.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS, Affaire Lyhanna, Manifestation interdite place Vendome.
6min

Politique

Affaire Lyhanna : que proposent les partis face aux « dysfonctionnements » de la justice ?

Les ratés judiciaires entourant le meurtre de la jeune Lyhanna n’en finissent plus de susciter l’indignation de tout le pays. Dès lors, la classe politique est amenée à se positionner. Alors que Sébastien Lecornu a présenté ses premières mesures, la gauche fustige le manque de moyens de la Justice et la droite épingle le laxisme des magistrats. Tour d’horizons des différentes propositions du gouvernement et des partis politiques.

Le

Des « menaces lourdes » d’ingérences numériques étrangères pèsent sur l’élection présidentielle, alerte Sébastien Lecornu
8min

Politique

Des « menaces lourdes » d’ingérences numériques étrangères pèsent sur l’élection présidentielle, alerte Sébastien Lecornu 

Après avoir rendu compte aux partis politiques des ingérences numériques étrangères durant les élections municipales, le Premier ministre a tiré le bilan des investigations et des moyens d’y répondre au cours d’une conférence de presse. Il commence à consulter les forces politiques en vue d’un projet de loi qui pourrait être débattu à l’automne.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
8min

Politique

Avec le retrait du plaider-coupable en matière criminel, « Gérald Darmanin fait de la politique sur le dos des victimes », regrette la rapporteure du texte au Sénat

Suite au rejet du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes en commission des lois de l’Assemblée nationale mercredi, Gérald Darmanin a annoncé le retrait complet du « plaider-coupable » criminel, l’un des dispositifs les plus polémiques de son texte. Une « déception » pour les rapporteurs du texte au Sénat.

Le

Le Sénat rejette le projet de loi de financement de la Sécurité sociale en nouvelle lecture
9min

Politique

Protection de l’enfance examinée au Sénat en octobre : « Le texte aurait mérité d’être inscrit avant », pointe la sénatrice centriste Dominique Vérien

Face à l’émoi suscité par l’affaire Lyhanna, le gouvernement va profiter de l’examen du texte sur la protection de l’enfance pour ajouter de nouvelles mesures. Le Sénat n’examinera pas le texte avant le 8 octobre. Trop tard, pour la centriste Dominique Vérien. La présidente de la commission des lois, Muriel Jourda, interroge surtout le recours à ce projet de loi. « Réagir par un texte sans lien avec l’affaire Lyhanna revient à faire de la loi un outil de communication », pointe la sénatrice LR.

Le