Benalla « n’est pas un émissaire officiel ou officieux » de la présidence, affirme l’Élysée
L'Élysée a souligné mardi qu'Alexandre Benalla n'était "pas un émissaire officiel ou officieux" de la présidence, après des...

Benalla « n’est pas un émissaire officiel ou officieux » de la présidence, affirme l’Élysée

L'Élysée a souligné mardi qu'Alexandre Benalla n'était "pas un émissaire officiel ou officieux" de la présidence, après des...
Public Sénat

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

L'Élysée a souligné mardi qu'Alexandre Benalla n'était "pas un émissaire officiel ou officieux" de la présidence, après des informations de presse faisant état d'un récent voyage au Tchad de l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron qui aurait pu se prévaloir de ce titre.

Alexandre Benalla a lui démenti s'être présenté comme un émissaire de la présidence et juge "surréaliste" de le suggérer "et la réaction de l'Elysée", a déclaré son entourage à l'AFP.

Son avocate Jacqueline Laffont s'en prend particulièrement au journal Le Monde, estimant qu'il a eu des "propos tendancieux (...) insinuant faussement qu’il se serait indûment prévalu lors d’un déplacement au Tchad d’une mission confiée par la Présidence de la République".

Selon le journal Le Monde de lundi, qui cite des sources concordantes, M. Benalla s'est rendu début décembre au Tchad pour un court séjour à N'Djamena. Il était accompagné "d'une demi-douzaine de personnes, par avion privé, réglant les frais par carte bleue", selon l'une de ces sources.

Le quotidien ajoute qu'Emmanuel Macron, qui s'est pour sa part rendu au Tchad le 22 décembre, et le président tchadien Idriss Déby ont parlé ensemble de cette visite.

"Quelles que soient les démarches qu'entreprend M. Benalla, il n'est pas un émissaire officiel ou officieux de la présidence de la République. S'il se présentait comme tel, il est dans le faux", a déclaré l'Elysée à l'AFP.

"Nous n'avons jamais d'intermédiaires dans les relations que nous entretenons avec les chefs d'État africains. Si le président de la République donne un mandat, c'est soit à son ministre des Affaires étrangères, soit à sa cellule diplomatique", a expliqué l'entourage d'Emmanuel Macron.

Si aucune démarche spécifique n'a été entreprise par l'Élysée pour vérifier la véracité de ce voyage en Afrique, "il y a déjà une enquête interne (ouverte lors de l'affaire de la Contrescarpe, ndlr) qui pourrait vérifier que M. Benalla n'aurait pas eu des démarches de ce type-là, c'est-à-dire démarchage commercial, avant son départ de l'Élysée", a rappelé dimanche la présidence de la République.

L'entourage d'Alexandre Benalla explique lui que l'ex-chargé de mission était "au Tchad avec une délégation économique de six personnes étrangères qui vont faire 250 millions d'euros d'investissements". "Ça n'a rien à voir avec Emmanuel Macron, rien à voir avec l'Élysée, rien à voir avec la présidence de la République".

Il a d'ailleurs rencontré "Idriss Deby lui même, durant deux heures, contrairement à ce qui a été écrit" dans la presse, poursuit cette source.

"Alexandre Djouri n'a rien à voir avec ça. Il ne connaît pas ces personnes", souligne-t-elle.

Selon plusieurs médias, l'ex-chef de cabinet adjoint du président a par ailleurs rencontré à l'automne, à Londres, l'homme d'affaires Alexandre Djouhri, un familier des réseaux de la droite française, sous le coup d'une procédure d'extradition à la demande des juges d'instruction parisiens qui enquêtent sur le financement libyen présumé de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

En octobre, Alexandre Benalla avait toutefois "totalement démenti cette affirmation dénuée de tout fondement" avant de reconnaître l'avoir rencontré, selon Mediapart.

Alexandre Benalla a été limogé de l'Élysée en juillet et mis en examen pour "violences volontaires" et mis en cause pour avoir outrepassé ses fonctions en participant à une interpellations musclée en marge des manifestations du 1er mai à Paris.

Il estime que "le traitement médiatique" dont il est l'objet depuis est "injuste", selon son entourage.

Partager cet article

Dans la même thématique

Attal porte parole
9min

Politique

« Ce n’est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l’UMP » : Gabriel Attal joue la carte des « nouveaux visages » pour marquer sa différence avec Edouard Philippe

Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le