Benoît Hamon, « ni François Hollande, ni Manuel Valls »
"Je ne suis ni François Hollande, ni Manuel Valls", a déclaré dimanche le candidat à la présidentielle Benoît Hamon en Guadeloupe...

Benoît Hamon, « ni François Hollande, ni Manuel Valls »

"Je ne suis ni François Hollande, ni Manuel Valls", a déclaré dimanche le candidat à la présidentielle Benoît Hamon en Guadeloupe...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

"Je ne suis ni François Hollande, ni Manuel Valls", a déclaré dimanche le candidat à la présidentielle Benoît Hamon en Guadeloupe, assurant qu'il n'était pas venu aux Antilles pour chercher de la "ferveur".

"Je ne viens pas là pour partager des moments de ferveur", a-t-il expliqué lors d'une déambulation dans le marché de Sainte-Anne (sud), répondant aux critiques sur la faible mobilisation (environ 300 personnes) à son meeting la veille aux Abymes.

"Je ne prétends pas arriver en disant +moi Benoît Hamon je suis l'homme providentiel+. Je défends un projet pour les 10, 15, 20 prochaines années, avec des solutions nouvelles parce que les recettes du passé ne marcheront plus demain", a ajouté le candidat socialiste, évoquant par exemple un fonds Egalité réelle abondé de 2,5 milliards sur le quinquennat pour financer des travaux d'infrastructures.

Interrogé sur l'accueil que les Guadeloupéens lui ont réservé, il a assuré qu'il n'était pas en territoire hostile même si la majorité des militants socialistes (75%) ont voté Valls à la primaire de la gauche.

"Au contraire, a-t-il dit, ils ont voté à gauche à la dernière élection présidentielle (72% pour Hollande). C'est un territoire dans lequel j'ai envie de parler des habitants mais avec ce que je suis. Je ne suis ni François Hollande ni Manuel Valls. Mon histoire et ma trajectoire sont différentes".

"Je ne cherche pas à être la synthèse de ce qui s'est passé avant. Je viens avec mon projet politique. Mais j'essaye d'y agréger des réflexions qui sont celles d'élus guadeloupéens qui connaissent le terrain mieux que je ne le connais", a-t-il insisté.

Il a évoqué notamment "les problématiques de santé", "la continuité territoriale", "le traitement des déchets", "l'alternative aux voitures", ou plus localement l'érosion de la plage de Sainte-Anne.

Sur le marché clairsemé, plusieurs personnes se sont étonnées de le voir, sa venue aux Antilles ayant été peu médiatisée. "Je ne m'attendais pas à vous trouver là", lui dit l'un d'eux.

"Personne ne vous connait", a souligné une journaliste. "C'est normal, ils sont en vacances. Quand vous êtes en vacances vous ne vous attendez pas à trouver Benoît Hamon", a répondu le candidat.

Pour l'aider, une commerçante de produits locaux sur le marché, lui a proposé du sirop "de bois bandé" (boisson pour touristes à base de gigembre). "C'est bon pour la campagne électorale!"

Partager cet article

Dans la même thématique

Tribute to Edgar Morin
7min

Politique

Présidentielle 2027 : « La candidature de Bernard Cazeneuve traduit la difficulté de notre personnel politique à se renouveler », selon Bruno Cautrès

Bernard Cazeneuve s'avance un peu plus sur le chemin déjà bien embouteillé de la présidentielle. Sans se déclarer officiellement candidat, l'ancien Premier ministre vient de publier une « Lettre aux Français » aux allures de programme, couplée à une interview dans Le Parisien dans laquelle il réaffirme son positionnement social-démocrate. Un espace déjà convoité par François Hollande et Raphaël Glucksmann.

Le

Montrouge: Entretiens politiques sur l energie avec Terra Nova
9min

Politique

Présidentielle : devant ses amis réunis à la questure du Sénat, François Hollande se prépare et met en garde contre les « candidatures de témoignage »

L’ancien chef de l’Etat, qui aspire à la redevenir, a réuni ses fidèles mercredi soir à la questure du Sénat. François Hollande, qui sortira un livre début septembre, planche sur « quelques grandes idées ». S’il n’est pas encore déclaré, il espère être en situation pour pouvoir se lancer. Mais pour lui, l’éventuel retour à l’Elysée ne passera pas par la case primaire.

Le

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le