Berger (CFDT) demande au gouvernement de « ne pas taper sur les demandeurs d’emploi »
Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a appelé jeudi le gouvernement à "ne pas taper sur les demandeurs d'emploi", au...

Berger (CFDT) demande au gouvernement de « ne pas taper sur les demandeurs d’emploi »

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a appelé jeudi le gouvernement à "ne pas taper sur les demandeurs d'emploi", au...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger a appelé jeudi le gouvernement à "ne pas taper sur les demandeurs d'emploi", au lendemain de l'échec des négociations paritaires sur la réforme de l'assurance chômage qui va conduire l'exécutif à reprendre la main.

"Je demande au gouvernement de ne pas taper sur les demandeurs d'emploi parce que si nous, nous voulions un accord, c'était pour éviter une baisse de l'indemnisation et la pénalisation des demandeurs d'emploi", a déclaré M. Berger au micro de France Inter.

"Ce qu'on demande au gouvernement aujourd'hui, c'est de ne pas toucher aux règles d'une indemnisation qui n'est pas outrancière", avec une "indemnisation moyenne dans notre pays de 1.020 euros", a-t-il ajouté.

Les négociations entre partenaires sociaux ont buté sur l'instauration d'un bonus-malus pour décourager les entreprises de recourir aux contrats courts (moins d'un mois) alors qu'un tiers des CDD ne dure qu'une journée. Catégoriquement rejeté par le patronat, ce dispositif était exigé par les syndicats, forts des engagements répétés d'Emmanuel Macron en ce sens.

Laurent Berger a attribué cet échec au patronat. "C'est la responsabilité du patronat (...) de ne pas avoir mis, dans le respect de la lettre de cadrage, une proposition crédible sur les contrats courts", a-t-il indiqué.

Interrogé sur la fin de la gestion paritaire de l'assurance chômage, il a estimé que "sous la forme qu'on connaissait jusqu'alors", c'était "sans doute" le cas.

Le gouvernement doit maintenant annoncer sa méthode et le calendrier de travail pour réformer l'assurance chômage.

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

Meeting of French centrist Renaissance party
8min

Politique

Présidentielle : Retailleau, Attal, Bertrand, Philippe… Les candidatures se multiplient à droite et au centre, mais l’hypothèse d’une primaire divise toujours autant  

Les appels à une candidature unique de la droite et du centre, pour éviter un duel entre Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle, se font de plus en plus pressants. Dernière initiative en date : une tribune signée par 200 élus en faveur d’une primaire ouverte. Mais du côté des partis, les équipes continuent à espérer un rassemblement sans avoir à passer par un tel processus.

Le

Voting session on the assisted dying bill at the National Assembly
10min

Politique

François Hollande, le pari du retour : peut-il redevenir président, 10 ans après ?

Après avoir renoncé à briguer un second mandat en 2017 puis écarté une candidature en 2022, François Hollande prépare méthodiquement son possible retour dans la course à l’Élysée. À huit mois de la présidentielle de 2027, l’ancien chef de l’État sort un livre avec 80 propositions, multiplie les apparitions et mise sur une gauche sociale-démocrate sans candidat naturel. Mais dans une Ve République où les anciens présidents ont rarement réussi leur retour, son pari consiste à transformer une popularité retrouvée en véritable désir de candidature.

Le