Berger (CFDT): Macron risque de faire monter « des radicalités »
Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, déplore qu'"avec Emmanuel Macron, soit on est d'accord sur tout, soit on n'a pas...

Berger (CFDT): Macron risque de faire monter « des radicalités »

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, déplore qu'"avec Emmanuel Macron, soit on est d'accord sur tout, soit on n'a pas...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, déplore qu'"avec Emmanuel Macron, soit on est d'accord sur tout, soit on n'a pas voix au chapitre" et redoute la montée de "radicalités", dimanche dans un entretien aux Echos.

Le président de la République "veut imposer une centralité et une relation directe avec le peuple qui est dangereuse pour la démocratie. Malgré cela, je persiste à dire qu'il doit réussir, sinon nous aurons le Front national", estime Laurent Berger.

Toutefois, prévient-il, si Emmanuel Macron "s'obstine à ne pas prendre en compte la diversité de la population qui s'exprime à travers les corps intermédiaires et sans mener une politique sociale assumée, c'est-à-dire en faisant croire que, pour l'instant, il faut uniquement de la sueur et des larmes, cela fera monter le Front national".

"Avec Emmanuel Macron, soit on est d'accord sur tout, soit on n'a pas voix au chapitre. Cela va faire monter les radicalités et la violence dans la société et le chef de l'Etat va se retrouver seul au moment du bilan", redoute le numéro un de la CFDT. Celui-ci refuse cependant de "tomber dans la contestation à tous crins sans rien proposer".

"Je le dis au président de la République et à la majorité : la transition écologique, la révolution du numérique, les banlieues... le monde de demain, on l'a plus pensé que vous", dit-il.

Laurent Berger s'en prend aussi au Medef qui, sous la présidence de Pierre Gattaz, "a fui ses responsabilités" et "a préféré le lobbying au dialogue social". "Il s'est enfermé dans la plainte permanente et n'a pas compris que l'économique et le social vont de pair", ajoute-t-il.

Il dit enfin attendre "avec impatience l'arrivée d'un nouveau président du Medef pour relancer la dynamique de négociation".

Partager cet article

Dans la même thématique

Chanteloup-les-Vignes : inter-ministerial meeting on cities
9min

Politique

Elisabeth Borne prend ses distances avec Gabriel Attal : « Non-événement » ou symptôme « des doutes » chez Renaissance avant 2027 ?

En quittant la présidence du Conseil national de Renaissance, Elisabeth Borne marque son « désaccord avec la ligne » de Gabriel Attal et met à mal la future candidature à la présidentielle du patron du parti. Si les proches du secrétaire général minimisent, quelques voix pointent en interne l’excès de « com’ » et « la tendance aux coups médiatiques ». François Patriat, patron des sénateurs Renaissance, prend aussi ses distances : « Déclarer sa candidature aujourd’hui et figer les choses ne me paraît pas être le bon principe ».

Le

Berger (CFDT): Macron risque de faire monter « des radicalités »
7min

Politique

Droits TV du football : la chaîne Ligue 1+ n’est qu’une « solution par défaut », reconnaît Nicolas de Tavernost

Interrogé au Sénat ce mercredi, le patron de la filiale média de la Ligue de football professionnelle (LFP), Nicolas de Tavernost, n’a pas caché les limites de la chaîne Ligue1 +, montée dans l’urgence par la ligue, pour le financement des clubs français. Il a été longuement interrogé sur son départ en fin de saison, perçu par plusieurs sénateurs comme la conséquence des conflits d’intérêts au sommet du football français.

Le

Berger (CFDT): Macron risque de faire monter « des radicalités »
3min

Politique

Banquets du Canon français : « Il n’y a pas de risque de trouble à l’ordre public », assure Laurent Nunez qui reste toutefois « vigilant »

Lors des questions d’actualité au gouvernement du Sénat, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nunez a été interpellé par le sénateur (PS) du Finistère, Jean-Luc Fichet sur la campagne de haine dont a été victime la maire de Quimper pour avoir refusé d’accueillir dans sa ville un banquet du Canon Français, une organisation financée pour partie par le milliardaire d’extrême droite Pierre Edouard Sterin. « Ce qu’il s’est passé à Quimper est absolument ignoble » a dénoncé le ministre.

Le