Berger (CFDT) sur les retraites: il faut « retirer l’âge d’équilibre. Un point, c’est tout »
Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, qui a appelé à la mobilisation mardi prochain contre le projet de réforme des...

Berger (CFDT) sur les retraites: il faut « retirer l’âge d’équilibre. Un point, c’est tout »

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, qui a appelé à la mobilisation mardi prochain contre le projet de réforme des...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le secrétaire général de la CFDT Laurent Berger, qui a appelé à la mobilisation mardi prochain contre le projet de réforme des retraites présenté par le gouvernement, estime dimanche qu'il faut en "retirer l'âge d'équilibre", mesure d'allongement de la durée de cotisation.

"C'est très simple : pour que la CFDT porte un autre regard sur ce projet de loi, le gouvernement doit accepter de retirer l'âge d'équilibre. Un point, c'est tout", déclare M. Berger au Journal du dimanche, soucieux qu'il n'y ait "pas de blocage des transports pour Noël".

Jurant que sa "colère, mercredi, après l'annonce des détails de la réforme, n'était pas feinte", le responsable syndical répète que "cela n'a aucun sens de conjuguer" réforme "systémique" et réforme "paramétrique", c'est-à-dire touchant à un des paramètres du système: l'âge ou la durée de cotisation.

"C'est profondément injuste de demander à ceux qui sont nés en 1960 et qui doivent partir à la retraite en 2022 de travailler plus longtemps", ajoute-t-il.

Le Premier ministre Édouard Philippe a annoncé la mise en place d'un "âge d'équilibre" à 64 ans. Chacun pourra continuer à partir à la retraite à 62 ans, mais au prix d'un malus sur sa pension, ceux partant après bénéficiant au contraire d'un bonus.

Faute de revenir sur ce point, "la CFDT donnera aussi rendez-vous en janvier", après celui de mardi prochain, en intersyndicale avec la CFTC et l'Unsa, et aux côtés de l'intersyndicale à l'origine de la grève CGT, FO, Solidaires, FSU, ainsi que quatre organisations de jeunesse, qui réclame le retrait du projet.

Pour autant, Laurent Berger rappelle qu'il reste favorable à une transformation du système actuel en un "système universel" par points.

"Je ne me laisserai pas coincer entre ceux, d'une part, qui disent qu'il faut faire disparaître cette réforme, et d'autre part, les technocrates de la comptabilité à tout crin, qui pensent que la réforme se résume à des moyennes et à des chiffres", fustige-t-il.

A propos de l'invitation de M. Philippe à une réunion à Matignon "le plus tôt possible la semaine prochaine", M. Berger assure que "chaque fois qu'une porte est ouverte, la CFDT y va", sans donner plus de détails.

Et si le gouvernement maintient la mesure d'âge ? "La CFDT continuera de dire qu'elle est contre. Il y aura des discussions, mais aussi de la mobilisation militante. C'est une évidence".

Mais, nuance-t-il, si "la CFDT appelle à une manifestation le mardi  17  décembre", elle n'appelle pas "à continuer le 18, le 19, etc...". "Je ne souhaite pas de blocage des transports pour Noël. Ne faisons pas payer l'addition aux usagers (...). Il faut sortir de l'impasse. Mais stigmatiser les régimes spéciaux est la pire des bêtises !", nuance-t-il.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Olivier Faure convention municipales 2026
10min

Politique

Municipales : le PS fait du scrutin un « enjeu majeur » dans la bataille du leadership face à LFI

Le Parti socialiste, qui détient plusieurs grandes villes, à commencer par Paris, où « ça va être chaud », présente 2500 listes pour les élections municipales. Uni avec les Ecologistes dans plusieurs communes, le parti fait face aux listes LFI, qui attaquent les socialistes sans hésiter. Au-delà de l’enjeu de conserver ses villes et quelques gains possibles, à Saint-Etienne ou Amiens, le numéro 2 du PS, Pierre Jouvet, espère montrer avec le scrutin « la possibilité de construire l’alternative politique dans le pays ».

Le

Rachida Dati, at the Mutualite, 2026 municipal elections. Paris.
9min

Politique

Municipales 2026 : les LR visent la stabilité, tout en rêvant d’un exploit à Paris

En tenailles entre l’érosion du vote LR dans les grandes villes et le spectre d’une « union des droites » portée par le RN, le parti de Bruno Retaileau mise sur son solide maillage territorial pour résister lors du scrutin des 15 et 22 mars prochains. LR pourrait toutefois créer la surprise à Nantes et Besançon. Surtout, la droite caresse l’espoir d’un basculement historique à Paris avec Rachida Dati.

Le

BORDEAUX : second round of mayoral elections
17min

Politique

Municipales : les enjeux détaillés, parti par parti

Pour les élections municipales, les enjeux sont multiples. Les LR et le PS tentent de conserver leurs nombreuses villes moyennes, pour la droite, ou grandes, pour la gauche et les écolos, avec une élection cruciale à Paris, que vise Rachida Dati. Pour le RN et LFI, qui partent de loin, il s’agit de renforcer l’implantation locale. Le parti d’extrême droite vise Toulon et rêve de gagner Marseille. Horizons essaie de garder ses grands maires. Et pour Renaissance, ce sera à nouveau un scrutin difficile. Le scrutin du 15 et 22 mars devrait réserver quelques surprises.

Le

« Le gouvernement est à l’action », tient à rassurer Sébastien Martin.
4min

Politique

Prix des carburants : « Il n’y a pas de risque de pénurie », déclare Sébastien Martin

En réaction aux bombardements israélo-américains, l’Iran a bloqué le détroit très stratégique d'Ormuz. Plus de 20 % des stocks de pétrole mondiaux y transitent par bateaux, entraînant une flambée du prix des carburants à travers le monde. Invité dans l’émission Bonjour chez vous, le ministre délégué chargé de l’Industrie, Sébastien Martin, a tenu à balayer les inquiétudes des particuliers et des professionnels.

Le