Bernard Cazeneuve, c’est « la promotion de l’échec » pour Nicolas Dupont-Aignan
Le député et candidat à la présidentielle de Debout la France a réagi sur l’actualité politique de la semaine dans « Parlement Hebdo », de la campagne de Manuel Valls, à l’arrivée du ministre de l’Intérieur à Matignon en passant par le délit d’entrave numérique à l’IVG.

Bernard Cazeneuve, c’est « la promotion de l’échec » pour Nicolas Dupont-Aignan

Le député et candidat à la présidentielle de Debout la France a réagi sur l’actualité politique de la semaine dans « Parlement Hebdo », de la campagne de Manuel Valls, à l’arrivée du ministre de l’Intérieur à Matignon en passant par le délit d’entrave numérique à l’IVG.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le député et candidat à la présidentielle de Debout la France a réagi sur l’actualité politique de la semaine dans « Parlement Hebdo », de la campagne de Manuel Valls, à l’arrivée du ministre de l’Intérieur à Matignon en passant par le délit d’entrave numérique à l’IVG

Interrogé sur l’arrivée de Bernard Cazeneuve à Matignon, Nicolas Dupont-Aignan a dénoncé « l’homme d’un échec sidérant », énumérant « des centaines de morts sur le sol français, des policiers dans la rue, une insécurité incroyable, des frontières pas contrôlées » et « des migrants à qui on donne plus d’avantages que des Français qui travaillent depuis plus de 40 ans ».

«La décrédibilisation totale de l’action publique »

« C’est la promotion de l’échec » et « la décrédibilisation totale de l’action publique », résume le Député-maire de Yerres (Essonne). « Ca été le ministre de l’Intérieur, avec le gouvernement, d’un drame national […] Il n’a pas pris les mesures qui s’imposaient, c’est pas lui spécifiquement, c’est Français Hollande. »

« Les Français aspirent à un grand coup de balais »

L’autre grand événement politique de la semaine, le lancement de la campagne de Manuel Valls dans la primaire de la Belle Alliance populaire, est dénoncé par Nicolas Dupont-Aignan comme un « jeu politicien ». Raillant un « bilan accablant » et un « quinquennat catastrophique », le député considère que l’on « recycle le jeu politicien des primaires : on fait passer pour neuf ce qui est vieux ». « Les Français aspirent à un grand coup de balais, un vrai ménage », répond-t-il.

Primaire de la Gauche - "On fait passer pour neuf ce qui est vieux" déplore Nicolas Dupont-Aignan
01:59

La « folie » de François Fillon

Des candidats de droits en ont également pris pour leur grade, à commencer par Michèle Alliot-Marie. « Je respecte cette femme mais je pense qu’on ne pas se dire gaulliste si on ne revoit pas nos rapports avec l’Union européenne et avec la politique étrangère de la France pour restaurer l’indépendance du pays », explique Nicolas Dupont-Aignan. Le programme de François Fillon est lui, qualifié de « contresens économique », et le projet de suppression de 500 000 postes dans la fonction publique de « folie ». Nicolas Dupont-Aignan, adepte du « redéploiement » pour pouvoir recruter de nouveaux effectifs dans les forces de l’ordre, «  pense qu’on ne peut supprimer que 90 000 postes », soit « les gaspillages ici ou là ».

Le délit d’entrave numérique à l’IVG, « une très grave dérive »

L’adoption par le Sénat, à 173 voix contre 216, de la proposition de loi sur délit d’entrave numérique à l’IVG, a également fait réagir le candidat de Debout la France. « Je suis contre ce projet de loi. Le droit à l’avortement est un droit dans notre société. En revanche je pense que la liberté d’expression est un droit, je ne vois pas au nom de quoi on peut commencer à créer des délits d’entrave. Qui va décider de la désinformation ? Ça devient une société totalitaire. On met la main dans un engrenage », s’inquiète-t-il. « Je pense que c’est une très grave dérive », déclare-t-il.

 

Délit d'entrave numérique à l'IVG - "C'est une très grave dérive" : Nicolas Dupont-Aignan
01:36

Partager cet article

Dans la même thématique

Bernard Cazeneuve, c’est « la promotion de l’échec » pour Nicolas Dupont-Aignan
4min

Politique

Centres-villes : « Je suis inquiet de voir que tous les commerces disparaissent. Que va devenir notre ville ? » L’appel d’un retraité aux sénateurs.

Jean-Claude Ducarois, 81 ans, retraité à Pont-de-Buislès, livre ses préoccupations. Dans sa commune du Finistère, le dernier commerce alimentaire, une petite supérette, a fermé ses portes quelques semaines seulement après la station-service. Comment inverser la tendance, et que peuvent les élus ? Quentin Calmet pose la question aux sénateurs invités de l’émission Dialogue citoyen.

Le

Mirecourt: French president Emmanuel Macron
6min

Politique

Macron veut interdire les portables au lycée : mesure qui « va dans le bon sens » ou « peine perdue » ?

Le chef de l’Etat a annoncé que les téléphones portables allaient « sans doute » être interdits dès la rentrée prochaine dans les lycées. C’est « faisable », soutient le sénateur Renaissance Martin Lévrier. « Il est incorrigible. C’est une annonce par jour pour exister », raille le sénateur LR Max Brisson, opposé à l’interdiction au lycée. « Une annonce un peu surréaliste » qui élude les vrais problèmes, dénonce la sénatrice PS Colombe Brossel.

Le

France Marseille vs Newcastle: Pre-Match Security Highlights
3min

Politique

« Violences policières » : la gauche du Sénat demande une commission d’enquête sur de « potentiels dysfonctionnements » au sein de l’IGPN et l’IGGN

Suite aux récentes révélations mettant en cause les forces de l’ordre dans des affaires de violences au sein des personnes dépositaires de l’autorité publique, la gauche du Sénat demande à la commission des lois de se doter des prérogatives d’une commission d’enquête visant à examiner les conditions dans lesquelles l’IGPN et l’IGGN exercent leurs prérogatives.

Le

Paris : Debate session on the draft budget law for 2026
4min

Politique

Budget de la Sécu : la règle de l’entonnoir peut-elle faciliter un compromis ?

Mercredi, députés et sénateurs ne sont pas parvenus à trouver une un accord en commission mixte paritaire sur le projet de loi de la Sécurité sociale. Le texte repart donc pour une nouvelle lecture en séance publique à partir de mardi, à l’Assemblée nationale. Les députés vont plancher sur le texte sorti du Sénat et conformément à la règle dite de l’entonnoir, leur droit d’amendement est limité. Ce qui va accélérer les débats mais sera-t-il suffisant pour arriver à un compromis ? Explications.

Le