Bernard Cazeneuve : « Il n’y a pas de salafisme anodin »
Le nouveau premier ministre Bernard Cazeneuve a  ouvert la troisième « instance de dialogue avec l’Islam de France », place Beauvau.

Bernard Cazeneuve : « Il n’y a pas de salafisme anodin »

Le nouveau premier ministre Bernard Cazeneuve a  ouvert la troisième « instance de dialogue avec l’Islam de France », place Beauvau.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Un discours de présentation avant de confier le dossier sensible de l’Islam de France à son successeur au ministère de l’Intérieur, Bruno Le Roux.

Lancée en 2015, elle a pour but d’élargir et de renforcer le dialogue avec la deuxième religion de France. Afin de lutter contre la radicalisation, l’Etat a souhaité dialoguer avec des voix autres que celles du Conseil français du culte musulman (CFCM).

Bernard Cazeneuve a tenu à parler « avec netteté » et « lucidité » aux 150 responsables des mondes religieux, culturel, philanthropique ou économique musulmans présents. « Il n'y a pas, il n'y a jamais de fondamentalisme pacifique, il n'y a pas de salafisme anodin, il n'y a pas d'intégrisme modéré », a-t-il déclaré.

« Il existe dans certaines mosquées et sites internets se revendiquant de l’islam un discours sectaire, d’enfermement communautariste qui peut inquiéter les Français musulmans ou non-musulmans » a-t-il ajouté.

Le Premier ministre a assuré que son équipe, installée la semaine dernière, serait « implacable, implacable comme l'ont été les gouvernements de (ses) prédécesseurs lorsque, confronté aux prédicateurs de haine et aux groupements intégristes, il faudra rappeler chacun aux valeurs de la République ».

« A chaque fois qu'il y aura une menace avérée contre l'ordre et la sécurité publics, les associations seront dissoutes et les lieux de culte, je le dis clairement, seront fermés », a-t-il poursuivi.

Au moins une vingtaine de mosquées et salles de prière ont été fermées depuis le déclenchement de l'état d'urgence au soir des attentats du 13 novembre 2015, a-t-il précisé.

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture
5min

Politique

Accord du Mercosur : aubaine ou menace ?

Le 18 décembre, lors du Conseil européen à Bruxelles, les 27 devraient donner leur feu vert à l’accord commercial avec les pays du Mercosur. Prise en étau entre les droits de douanes américains et la Chine, l’Union européenne cherche de nouveaux débouchés pour son industrie et son agriculture. Mais certains pays, comme la France, craignent un dumping sur les prix et les normes environnementales. Alors l’accord avec le Mercosur est-il un bon deal pour l’UE ? « Ici l’Europe » ouvre le débat, avec les eurodéputés Saskia Bricmont (Les Verts/ALE, Belgique) et Charles Goerens (Renew, Luxembourg).

Le

Bernard Cazeneuve : « Il n’y a pas de salafisme anodin »
4min

Politique

« Il faut qu’autour des écoles, on n’ait pas de MacDo et de kebabs », déclare la sénatrice des Bouches-du-Rhône Brigitte Devésa

Le surpoids semble être la nouvelle épidémie du XXIè siècle. En France, près de la moitié de la population est concernée, constituant un véritable enjeu de santé publique. De quoi alerter le législateur qui entend renforcer les mesures de prévention et d’accompagnement sur le sujet. Axel De Tarlé reçoit la sénatrice Brigitte Devésa et le nutritionniste créateur du nutri-score Serge Hercberg pour en débattre dans l’émission Et la santé ça va ?.

Le

Bernard Cazeneuve : « Il n’y a pas de salafisme anodin »
5min

Politique

Budget de l’agriculture : le Sénat adopte des crédits en baisse, la gauche dénonce les coupes dans la transition écologique

Dans la nuit de vendredi à samedi, le Sénat a adopté les crédits de la mission agriculture du budget 2026. En prenant en compte les crédits européens, les dépenses fiscales et sociales, l’enveloppe allouée à l’agriculture s’élève à 25 milliards. Toutefois les crédits sont en baisse par rapport au dernier exercice effectivement exécuté en 2024. A gauche, les sénateurs ont dénoncé les fortes coupes dans la transition écologique.

Le

Bernard Cazeneuve : « Il n’y a pas de salafisme anodin »
2min

Politique

Dermatose des bovins : « Nous ne laisserons aucun éleveur seul », promet Annie Genevard

Alors que le Sénat examine les crédits de la mission agriculture du budget 2026, la ministre, Annie Genevard a assuré que l’Etat serait aux côtés des éleveurs de bovins touchés par la dermatose nodulaire contagieuse (DNC) et a réaffirmé la politique d’abattage de toutes les bêtes des foyers affectés et d’une vaccination élargie.

Le