Bernard Jomier : « En aucun cas il ne faut dire que dans 4 semaines nous pourrons sortir complètement du confinement »
Le sénateur, apparenté au groupe socialiste, co-rapporteur de la commission d'enquête Covid-19 du Sénat, était l'invité ce 30 octobre de Parlement hebdo. Il s'est exprimé sur les nouvelles mesures de lutte contre l'épidémie et notamment le reconfinement.

Bernard Jomier : « En aucun cas il ne faut dire que dans 4 semaines nous pourrons sortir complètement du confinement »

Le sénateur, apparenté au groupe socialiste, co-rapporteur de la commission d'enquête Covid-19 du Sénat, était l'invité ce 30 octobre de Parlement hebdo. Il s'est exprimé sur les nouvelles mesures de lutte contre l'épidémie et notamment le reconfinement.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Il fait partie de la minorité de sénateurs qui ont voté le 29 octobre en faveur de la déclaration du gouvernement sur les nouvelles restrictions prises dans le contexte de flambée du virus. Bernard Jomier, apparenté au groupe socialiste, écologiste et républicain, co-rapporteur de la commission d'enquête Covid-19 du Sénat, était l'invité ce 30 octobre de Parlement hebdo. Il estime que le vote de son groupe était responsable. « Au stade où on en est, il n’y a pas d’autre choix que d’appliquer de nouvelles mesures, dont le confinement, pour casser l’épidémie. Mais comme l’a dit Valérie Rabault [présidente du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, NDLR], ce n’est en aucun cas un vote de confiance au gouvernement. C’est un vote pour protéger les Français », a expliqué ce médecin généraliste, toujours en activité.

Pour le sénateur de Paris, qui s’était engagé dans la réserve sanitaire lors de la première vague épidémique du printemps, la « sévérité » des mesures prises est le « reflet de l’échec de la politique de santé publique » menée ces derniers mois, notamment la stratégie « tester, tracer, isoler ».

« Ce qui m’inquiète peut-être c’est cette incapacité du gouvernement à se projeter suffisamment loin dans l’avenir »

Le suivi du nouveau confinement allégé, entré en vigueur dans la nuit de jeudi à vendredi, devra être géré avec prudence, selon lui. « Le gouvernement arbitre entre la réduction de la circulation du virus et le maintien de la vie économique et sociale. Le choix qu’il a fait implique que la réduction de la circulation du virus sera plus faible qu’au printemps. Et donc, en aucun cas, il ne faut pas dire que dans quatre semaines nous pourrons sortir complètement du confinement. Ce serait un mensonge. »

Reprochant à l’exécutif de « sans arrêt courir après le virus », le sénateur a jugé que l’objectif de passer de 40 000 à 50 000 nouveaux cas par jour à 5 000 était ambitieux à court terme. « Quand on regarde les courbes, ce n’est pas possible d’atteindre cet objectif dans un délai aussi court », a-t-il fait remarquer. « Ce qui m’inquiète peut-être c’est cette incapacité du gouvernement à se projeter suffisamment loin dans l’avenir et donc à donner de l’espoir. On ne peut pas rester dans cette situation où, sans arrêt, on taperait sur la tête des gens. »

Partager cet article

Dans la même thématique

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2026 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
4min

Politique

Sondage : les cotes de popularité de Marine Le Pen et d’Edouard Philippe reculent fortement, Raphaël Glucksmann progresse

A l’approche du scrutin présidentiel et selon le dernier baromètre Odoxa réalisé avec Mascaret pour Public Sénat et la presse régionale, les cotes de popularité de Marine Le Pen (35 % d’opinions favorables) et d’Edouard Philippe (27 % d’opinions favorables) reculent de 5 points et de 3 points. A gauche les candidats à la primaire social-démocrate sont épargnés, notamment Raphaël Glucksmann qui progresse légèrement.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUATRE COLONNES
9min

Politique

Sénatoriales : les écologistes pourraient refuser l’arrivée du sénateur LFI Gabriel Amard dans le groupe, mais accepter Marc Péré

Alors que Gabriel Amard, premier sénateur LFI, « demande à être accueilli par les écologistes » dans leur groupe, ces derniers doivent en décider ce mardi. Mais selon plusieurs sources, l’arrivée du gendre de Jean-Luc Mélenchon passe mal en interne et devrait être refusée. Le cas de Marc Péré, élu en Haute Garonne avec le soutien de LFI et des Ecologistes, semble ne pas poser problème. Il va pourtant se rattacher politiquement à La France Insoumise.

Le

Ces chiffrent qui illustrent la poussée du RN aux élections sénatoriales de 2026
8min

Politique

Ces chiffres qui illustrent la poussée du RN aux élections sénatoriales de 2026

L’élection de douze nouveaux sénateurs du Rassemblement national et de ses alliés de l’UDR, l’Union des droites pour la République, pourrait être l’arbre qui cache la forêt. Les élections sénatoriales du 27 septembre se caractérisent par une progression nette du « camp national » chez les grands électeurs, y compris dans les territoires les plus ruraux.

Le