Berra quitte LR, en désaccord avec le « projet de fermeture » de Wauquiez
L’ancienne secrétaire d’Etat Nora Berra a annoncé mercredi à l’AFP son départ des Républicains, en désaccord avec le "projet de...

Berra quitte LR, en désaccord avec le « projet de fermeture » de Wauquiez

L’ancienne secrétaire d’Etat Nora Berra a annoncé mercredi à l’AFP son départ des Républicains, en désaccord avec le "projet de...
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L’ancienne secrétaire d’Etat Nora Berra a annoncé mercredi à l’AFP son départ des Républicains, en désaccord avec le "projet de fermeture" de son nouveau président Laurent Wauquiez dans lequel "l'outrance" a pris le pas sur la droite "sociale et humaniste".

"Je quitte Les Républicains après une réflexion sur ce que devient ce parti". "Non pas qu’une droite qui s’assume me dérange. Sarkozy avait assumé cette droite. Mais (avec Laurent Wauquiez) la différence est énorme", a déclaré Mme Berra, ancienne secrétaire d’Etat chargée des Aînés (2009-2010), puis de la Santé (2010-2012) avec comme ministre de tutelle Xavier Bertrand, qui a annoncé lundi son départ de LR.

A l’époque, "c’était une droite ouverte, unie au centre, une droite sociale. Et lorsque j’ai pu exercer des responsabilités, j’ai toujours porté une action foncièrement sociale, vers les plus fragiles". "Une droite qui mettait en avant la diversité des talents, des lignes politiques et la diversité des origines", a expliqué l’élue lyonnaise, qui a toutefois été élue sur la liste régionale de Laurent Wauquiez en 2015.

Mais "le projet porté par Laurent Wauquiez est pour moi un projet de fermeture, une ligne où l’outrance a pris le pas sur la droite sociale et humaniste que je compte encore défendre. C’est une droite droitisée, dénuée d’équilibre, dans l’outrance sur les questions d’immigration et d’identité, avec de la critique permanente, une critique sans mesure".

Membre du bureau politique du parti, Mme Berra n’a pas voté dimanche lors de l’élection interne. "Je ne pouvais pas cautionner ce processus", notamment "l’absence de débats" avec les autres candidats, Florence Portelli et Maël de Calan.

Elle explique avoir été "très mal à l’aise avec la consigne du ni-ni lors de l’élection présidentielle". "Ne pas donner une consigne claire et franche en faveur d’Emmanuel Macron, c’était quelque part tolérer, accepter l’idée que le Front national ait une chance d’accéder au pouvoir".

Mme Berra a pourtant été élue en 2015 conseillère régionale d'Auvergne-Rhône-Alpes sur les listes conduites par Laurent Wauquiez. "A ce moment-là, le parti était tenu par une équipe dirigeante respectant les diverses sensibilités", "il y avait un équilibre", se justifie-t-elle aujourd'hui.

"La majorité du Conseil régional, c’est une majorité LR-divers droite-apparentée. Je vais voir, je ne me suis pas encore projetée. Pour le moment, ma décision est là", a-t-elle dit.

"Elue en 2015 sur liste Wauquiez pour toucher des indemnités, et maintenant choquée par la ligne qu'il incarnerait. Cette droite sans valeurs appartient au passé", a sèchement répondu mercredi soir l'entourage du nouveau président de LR.

M. Wauquiez a dévoilé mercredi les premiers visages de son équipe dirigeante, composée de "gens qui venaient du gaullisme mais aussi du centrisme, des libéraux mais aussi de la droite sociale". La députée du Doubs Annie Genevard, ex-soutien de François Fillon, a été nommée secrétaire générale.

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