Le président (ex-LR) du Conseil régional des Hauts-de-France Xavier Bertrand s'est dit convaincu lundi que la présidentielle de 2022 ne verrait pas une répétition du duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen.
"Comme 69% des Français, je pense qu'il n'y aura pas ce duel la fois prochaine", a affirmé sur BFMTV M. Bertrand, qui s'était déjà pré-positionné dès 2019 pour une éventuelle candidature à la présidentielle.
Réitérant ses critiques envers le chef de l'Etat, il a dépeint un pays "divisé comme jamais" malgré des "réussites", notamment sur le plan économique.
Mais "sur ce qui est le coeur de ce que doit faire l'Etat, c'est à dire protéger, le compte n'y est pas", et "la situation est pire qu'il y a deux ans et demi", a-t-il assuré.
"Les seuls qui mèneraient une politique pire que celle qu'on connait aujourd'hui ce sont les extrêmes, c'est madame Le Pen", a-t-il assuré, en jugeant que les dirigeants du Rassemblement national "sont des incompétents", "complètement à la ramasse sur les questions économiques".
Emmanuel Macron au festival de la BD d' Angoulême, le 30 janvier 2020
AFP
Sur "la santé, la culture" également "ces gens sont dangereux" car "les dirigeants exploitent la peur et la colère des gens, ils exploitent leur misère", a-t-il ajouté.
"J'ai bien compris que le président, les questions régaliennes, c'est pas son truc, il est mal à l'aise. Mais c'est son rôle premier", a-t-il dit, avant d'avertir: "si ce n'est pas l'État qui fait preuve d'autorité, je n'ai pas envie de voir se développer un jour un système d'autodéfense ou de milices".
Le candidat Horizons, favori du bloc central, Édouard Philippe a lancé un appel à ses concurrents du centre et de la droite, les invitant à se rassembler dans la perspective de la présidentielle et des législatives. Mais Bruno Retailleau et Gabriel Attal ne comptent pas, à ce stade, se retirer au profit d'une candidature unique du maire du Havre. De quoi relancer l'idée d'une primaire.
Sébastien Lecornu envisage de réduire l’indemnité mensuelle des membres du gouvernement, à titre d’exemplarité, dans une période où le budget 2027 va nécessiter des ajustements budgétaires forcément impopulaires. On fait le point sur les règles actuelles qui déterminent les montants perçus par les ministres.
Le premier ministre souffle en toute discrétion sa première bougie à Matignon. Après un faux-départ, il a réussi à faire adopter le budget 2026, ce qui était loin d’être acquis. Mais impossible de lancer de grandes réformes, à l’exception de l’adoption, malgré l’absence de majorité absolue, du texte sur la fin de vie. Quant à l’idée d’être le recours de son camp pour 2027, il l’écarte. S’il passe l’écueil du dernier budget, il pourrait aller au bout du quinquennat.
Avec 20 sénateurs, dont 11 Horizons, le groupe des Indépendants espère « gagner des sièges » lors des sénatoriales, avance son président, Claude Malhuret. Avant de faire partie intégrante de la majorité sénatoriale ? Les choses dépendront des rapports de force au Sénat et de la présidentielle. Mais en Seine-Maritime, département d’Edouard Philippe, comme en Vendée, où Bruno Retailleau est candidat, Horizons et LR font déjà l’union.