Béziers: Ménard crée une nouvelle polémique avec une affiche
"L’État étrangle nos communes" : avec une affiche placardée à Béziers associant baisse de dotations de l’État et violences...

Béziers: Ménard crée une nouvelle polémique avec une affiche

"L’État étrangle nos communes" : avec une affiche placardée à Béziers associant baisse de dotations de l’État et violences...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"L’État étrangle nos communes" : avec une affiche placardée à Béziers associant baisse de dotations de l’État et violences conjugales, le maire Robert Ménard (extrême-droite) a provoqué la colère du préfet de l'Hérault.

L'affiche représente, en dessin sur fond mauve, un homme visiblement en colère, les mains enserrant le cou d'une jeune femme blonde, la tête renversée, a constaté mardi un photographe de l'AFP.

"Cette affiche est scandaleuse. Elle exalte la violence et la haine" a réagi le préfet, Pierre Pouëssel, dans un communiqué. "Elle contient tous les ingrédients d'un populisme de caniveau que le maire de Béziers cultive sans vergogne", a-t-il ajouté.

"Dotations, emplois aidés, logement, subventions... L’État étrangle nos communes #çaFaitMal", peut-on y lire.

Le Mouvement des jeunes socialistes de l'Hérault a demandé le retrait de cette campagne sur son site internet, dénonçant les "représentations sociales sexistes, propres au patriarcat" utilisées par Robert Ménard. "A banaliser encore plus qu’ils ne le sont déjà les comportements de violences et de domination des hommes envers les femmes, cette campagne est complice", estime le MJS.

Robert Ménard, élu maire de Béziers avec le soutien du Front National en 2014, est coutumier des polémiques.

En octobre 2016, l'édile avait déjà suscité un tollé en placardant des affiches représentant des hommes barbus présentés comme des migrants qui "arrivent" dans le "centre-ville". La justice avait ouvert une enquête.

Partager cet article

Dans la même thématique

Béziers: Ménard crée une nouvelle polémique avec une affiche
3min

Politique

Taxer les riches : « C’est totalement indécent cet accaparement de la richesse par quelques-uns au détriment du reste de la population », dénonce cette eurodéputée

Faut-il taxer davantage les plus fortunés ? Après avoir agité le débat en France, le sujet s’invite désormais dans les couloirs du Parlement Européen. Si imposer davantage les plus riches et des multinationales permettrait de renforcer le budget de l’Union, à quel prix et par quels moyens ? Caroline de Camaret et Alexandre Poussart reçoivent les eurodéputés Marina Mesure et Yvan Vergoustraete pour en débattre, dans l’émission Ici l’Europe diffusée sur France 24, LCP et Public Sénat.

Le

Béziers: Ménard crée une nouvelle polémique avec une affiche
5min

Politique

Budget 2026 : le Sénat vote l’accélération de la suppression de la CVAE

Lors des débats budgétaires, la majorité sénatoriale a poursuivi sa politique de réduction des impôts, en accélérant la trajectoire de suppression de la CVAE, un impôt de production. La gauche dénonce une « irresponsabilité » budgétaire supplémentaire, qui diminue les recettes de l’Etat d’1 milliard en 2026 et de 3 milliards en 2028.

Le

Béziers: Ménard crée une nouvelle polémique avec une affiche
4min

Politique

Centres-villes : « Je suis inquiet de voir que tous les commerces disparaissent. Que va devenir notre ville ? » L’appel d’un retraité aux sénateurs.

Jean-Claude Ducarois, 81 ans, retraité à Pont-de-Buislès, livre ses préoccupations. Dans sa commune du Finistère, le dernier commerce alimentaire, une petite supérette, a fermé ses portes quelques semaines seulement après la station-service. Comment inverser la tendance, et que peuvent les élus ? Quentin Calmet pose la question aux sénateurs invités de l’émission Dialogue citoyen.

Le

Mirecourt: French president Emmanuel Macron
6min

Politique

Macron veut interdire les portables au lycée : mesure qui « va dans le bon sens » ou « peine perdue » ?

Le chef de l’Etat a annoncé que les téléphones portables allaient « sans doute » être interdits dès la rentrée prochaine dans les lycées. C’est « faisable », soutient le sénateur Renaissance Martin Lévrier. « Il est incorrigible. C’est une annonce par jour pour exister », raille le sénateur LR Max Brisson, opposé à l’interdiction au lycée. « Une annonce un peu surréaliste » qui élude les vrais problèmes, dénonce la sénatrice PS Colombe Brossel.

Le