BFMTV annule un entretien avec Alain Juppé, tenu au devoir de réserve
²BFMTV a annoncé samedi renoncer à un entretien avec Alain Juppé qui devait être diffusé dimanche à 18H00, "en raison du devoir...

BFMTV annule un entretien avec Alain Juppé, tenu au devoir de réserve

²BFMTV a annoncé samedi renoncer à un entretien avec Alain Juppé qui devait être diffusé dimanche à 18H00, "en raison du devoir...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

²BFMTV a annoncé samedi renoncer à un entretien avec Alain Juppé qui devait être diffusé dimanche à 18H00, "en raison du devoir de réserve que le Conseil Constitutionnel demande d’exercer dès à présent" à son futur membre qui va prochainement quitter la mairie de Bordeaux.

Invité de l'émission "Et en même temps" animée par Apolline de Malherbe, Alain Juppé, 73 ans, devait se confier sur sa future vie à l'écart des combats politiques au cours d'un "entretien exclusif" qui devait être enregistré dans sa ville d'élection "en direct de son bureau à la mairie de Bordeaux, puis au coeur de lieux bordelais choisis" par ses soins.

Mais selon son entourage, interrogé samedi par l'AFP, Alain Juppé a été "un peu alerté" par le Conseil Constitutionnel sur son devoir de réserve, même s'il n'a pas été encore officiellement nommé. L'assemblée des Sages lui a ainsi envoyé "un petit signal" à cet effet.

Interrogé par l'AFP, le Conseil constitutionnel n'a pas souhaité faire de commentaire.

L'ancien maire de Bordeaux sera cependant présent sur France 3, dans l'émission Dimanche en France, pour un entretien pré-enregistré jeudi avec le journaliste Jean-Baptiste Boursier.

Alain Juppé y évoque sa carrière politique et sa décision d'accepter de rejoindre le conseil constitutionnel.

L'ancien Premier ministre, qui a été près d'un quart de siècle maire de Bordeaux, avait annoncé jeudi qu'il prendrait ses fonctions au Conseil Constitutionnel début mars et qu'il démissionnerait alors de tous ses mandats.

"J'ai eu 24 heures pour décider". "Il a fallu (...) peser le pour et le contre. Le contre, c'est partir un peu prématurément de Bordeaux, à un moment où ma succession n'était pas véritablement organisée", explique-t-il, dans un extrait que l'AFP a pu visionner.

"Le pour, c'est servir différemment les idées auxquelles je crois, les valeurs qui sont les miennes, la République, au sein du conseil constitutionnel qui est la clé de voute de l'architecture de nos institutions", ajoute-t-il. "Je pourrai y apporter une certaine expérience, une longue expérience de la vie publique et de la vie politique, des rouages du gouvernement".

Revenant sur sa carrière, il précise: "Ce qui m'a le plus marqué, ce sont mes mandats locaux. J'ai été 12 ans élu du XVIIIème arrondissement à Paris et puis Bordeaux, bien sûr, à partir de 95 donc c'est vraiment la fonction de maire qui m'a apporté plus d'épanouissement. Et quand je vois dans quelle situation se trouve la ville aujourd'hui, sûre d'elle-même, fière d'elle-même, (...) je me dis que je n'ai pas perdu mon temps", poursuit-il dans cet entretien.

Partager cet article

Dans la même thématique

BIDONVILLE A MAYOTTE
7min

Politique

Inégalités dans les outre-mer : école, santé, pouvoir d’achat… Les propositions de la commission d’enquête du Sénat pour combler les disparités avec la métropole

La commission d’enquête sénatoriale sur les « inégalités systémiques » frappant les territoires ultramarins a rendu ses conclusions ce jeudi. Lancée par les sénateurs communistes, elle formule une soixantaine de propositions balayant le spectre des difficultés outre-mer, de la gestion sanitaire à la souveraineté économique.

Le

Presidential candidate Jean-Luc Melenchon gives a press conference in Paris
7min

Politique

Écorégions : Jean-Luc Mélenchon propose de redessiner la carte des régions pour faire de la France « la première République écologique du monde »

En pleine séquence de canicule, le chef de file de La France insoumise relance son projet de « république écologique ». Le candidat à l’élection présidentielle propose, s’il accède à l’Élysée, de remplacer les régions actuelles par treize « écorégions » organisées autour des bassins versants. Une réforme institutionnelle ambitieuse, qui reste à ce stade une proposition de campagne.

Le

Session of questions to the government at the National Assembly
9min

Politique

Main tendue de Laurent Wauquiez à Édouard Philippe : « C'est le retour de la droite la plus bête du monde », tacle le camp de Bruno Retailleau

Dans les colonnes du Figaro, le patron des députés de droite, Laurent Wauquiez semble avoir, une fois de plus, savonné la planche du candidat à la présidentielle de son parti, Bruno Retailleau, estimant, sans le nommer, qu'il devrait « savoir se retirer le plus tôt possible » au profit du candidat le mieux placé pour rassembler la droite et le centre, en l'occurrence Édouard Philippe. Si l'entourage de Laurent Wauquiez dément tout soutien au candidat Horizons, ses propos agacent mais ne surprennent pas vraiment le camp du Vendéen.

Le

BFMTV annule un entretien avec Alain Juppé, tenu au devoir de réserve
3min

Politique

Loi d’urgence agricole : « Si le Sénat fait le choix de faire capoter le texte, ce sera sa responsabilité », tacle Marc Fesneau, président des députés MoDem

Invité de la matinale de Public Sénat ce jeudi, Marc Fesneau a réaffirmé les lignes rouges de la majorité gouvernementale concernant le projet de loi d’urgence agricole, actuellement examiné au Sénat. La réintroduction de plusieurs pesticides par les sénateurs menace de « faire capoter le texte », qui ne pourra être voté en l’état à l’Assemblée, avertit l’ancien ministre de l’agriculture.

Le