Biarritz: Didier Guillaume officialise sa candidature à la mairie, duel ministériel en vue
Le ministre de l'Agriculture et ancien socialiste Didier Guillaume a officialisé samedi sa candidature à la mairie de Biarritz,...

Biarritz: Didier Guillaume officialise sa candidature à la mairie, duel ministériel en vue

Le ministre de l'Agriculture et ancien socialiste Didier Guillaume a officialisé samedi sa candidature à la mairie de Biarritz,...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre de l'Agriculture et ancien socialiste Didier Guillaume a officialisé samedi sa candidature à la mairie de Biarritz, préfigurant un duel ministériel fratricide avec le secrétaire d'Etat Jean-Baptiste Lemoyne, allié du maire sortant MoDem qui se représente.

"Biarritz a besoin d'une incarnation et d'une impulsion", a déclaré Didier Guillaume, 60 ans, en lançant sa campagne au Jaï alaï (salle de pelote basque) de la ville, entouré d'une petite centaine de soutiens. Il a dit vouloir mettre "les relations européennes et internationales" tissées à son ministère au service de Biarritz, "seule non-capitale à être connue dans le monde entier".

"Je serai maire à plein temps", a affirmé M. Guillaume, assurant que s'il était élu il "ne serait plus au gouvernement". Mais "c'est une décision qui sera prise avec le président et le Premier ministre", a-t-il tempéré, en réponse à une question explicite sur sa démission.

Longtemps élu de la Drôme, ancien président et sénateur de ce département, Didier Guillaume sera opposé à la liste du maire sortant Michel Veunac, 73 ans, dans laquelle figure Jean-Baptiste Lemoyne, 42 ans, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Europe et des Affaires étrangères, ancien sénateur LR de l'Yonne, aujourd'hui membre de LREM.

Biarritz, cité balnéaire de standing de la Côte basque aux 25.000 habitants, est historiquement ancrée au centre-droit, votant RPR, UMP puis LR aux scrutins nationaux.

Le maire centriste depuis 2014, Michel Veunac, a assuré avoir reçu "beaucoup d'encouragements" d'Emmanuel Macron, qui avait confié l'été dernier à Biarritz l'organisation du G7, saluée comme un succès.

"LREM a fait le choix de la neutralité dans cette ville, ça me va très bien", a pour sa part estimé M. Guillaume, en référence à l'absence d'investiture officielle du parti présidentiel face à l'affrontement des deux ministres.

Répondant aux critiques de parachutage, Didier Guillaume a rappelé que "50% de la population actuelle de Biarritz n'est pas née à Biarritz".

"Je m'engage dans cette élection fort de la façon dont je vis Biarritz depuis 40 ou 50 ans. Je me suis construit ici et je crois que les racines les plus fortes sont celles que l'on se choisit", a-t-il déclaré, lançant qu'il n'a "pas la volonté d'accaparer quoi que ce soit, de descendre en parachute ou de faire du tourisme pour (sa) retraite".

Flanqué de ses principaux soutiens locaux, dont l'ancien premier adjoint (aux Finances) du maire sortant, de membres de l'opposition municipale, M. Guillaume a dressé les grandes lignes de son projet pour Biarritz, qu'il veut plus "responsable", "citoyenne", "solidaire", "dynamique" et "touristique". Il a assuré être "le seul à pouvoir annoncer que toutes les familles politiques sont sur (sa) liste".

Jadis fidèle de François Hollande, M. Guillaume, partisan d'une gauche "réformiste", s'était prononcé pour un ralliement des socialistes derrière M. Macron bien avant le premier tour de la présidentielle.

Partager cet article

Dans la même thématique

High school students and Yellow Vests mobilisation in Paris
10min

Politique

Violences du 17 octobre : au Sénat, l’heure des comptes pour le gouvernement

Au lendemain des violences en marge des manifestations du 17 octobre, plusieurs sénateurs veulent que la Haute Assemblée prenne la main. Une demande de commission d’enquête et un débat au titre de l’article 50-1 sont déjà sur la table. À gauche comme à droite, on réclame des comptes sur les approximations. Mais les diagnostics divergent.

Le

Biarritz: Didier Guillaume officialise sa candidature à la mairie, duel ministériel en vue
3min

Politique

« Scroller sur son téléphone tue l’empathie, on est anesthésié », Tina Kieffer

Journaliste de renom passée par « Frou Frou » et les rédactions engagées de « Marie Claire » et « DS Magazine », elle a mis l’engagement humanitaire au cœur de sa vie après la rencontre bouleversante d’une petite fille cambodgienne. Une petite fille qui deviendra sa fille adoptive et qui donnera son nom à l’école « Happy Chandara ». L’établissement fête cette année ses 20 ans, il est aujourd’hui un campus et il forme des milliers de filles, petites et grandes, qui participent activement à la reconstruction d’un pays meurtri par le génocide et la dictature des Khmers rouges. Cette semaine, Tina Kieffer est l’invitée de Rebecca Fitoussi dans Un monde, un regard.

Le

Biarritz: Didier Guillaume officialise sa candidature à la mairie, duel ministériel en vue
3min

Politique

« Soit je quittais l’Afghanistan, soit j’étais morte » : le récit bouleversant de la fuite de cette para-athlète de son pays

Désormais, Zakia Khudadadi concourt sous les couleurs de la France. Un épilogue heureux pour cette championne de para-taekwondo qui a fui son pays en 2021 lors de la prise de pouvoir des talibans. Un récit émouvant, ainsi qu’un combat personnel mené aussi bien sur les tapis que dans la vie, qu’elle raconte au micro de Caroline Delage dans Sport etc… sur Public Sénat.

Le