Blanquer: « pas de tabou » sur la venue de policiers dans les établissements scolaires
Il ne doit pas y avoir de "tabou" sur la venue de policiers dans les établissements scolaires, pour des missions d'information...

Blanquer: « pas de tabou » sur la venue de policiers dans les établissements scolaires

Il ne doit pas y avoir de "tabou" sur la venue de policiers dans les établissements scolaires, pour des missions d'information...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Il ne doit pas y avoir de "tabou" sur la venue de policiers dans les établissements scolaires, pour des missions d'information ponctuelles auprès des élèves, ou en cas d'incidents graves, a déclaré mardi le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer.

"On a besoin que les jeunes et la police se connaissent sur un mode constructif", via par exemple des séances d'information sur les dangers des addictions, et il est "normal" que les forces de l'ordre interviennent au sein des établissements en cas de problème grave, a précisé le ministre sur LCI.

Le plan de d'actions contre les violences en milieu scolaire a été discuté mardi en conseil des ministres mais aucune annonce n'a été faite à son issue. Il sera présenté d'ici le 15 décembre et des concertations vont se dérouler entre-temps, notamment avec les collectivités locales dont dépendent les écoles, collèges et lycées, a indiqué le porte-parole du gouvernement Benjamin Griveaux.

Ce plan a été décidé après la diffusion d'une vidéo montrant un élève en train de menacer sa professeur avec une arme factice dans un lycée de Créteil, des images qui ont suscité un vif émoi.

Les questions "interministérielles", qui concernent notamment les interventions aux abords des établissements, doivent encore être "approfondies", a déclaré le ministre de l'Education sur LCI.

"Le but n'est évidemment pas d'avoir des policiers dans chaque établissement de France", mais "pourquoi pas avoir des permanences de policiers dans des établissements difficiles", en fonction de ce que demande le chef d'établissement, a ajouté Jean-Michel Blanquer.

Il a rappelé que nombre de dispositifs existaient déjà: sessions d'information de membres de forces de l'ordre au sein des établissements, équipes mobiles de sécurité dans chaque académie, composées de personnels de l'Education nationale et de spécialistes de la sécurité appelées à intervenir en cas de fortes tensions, sur instruction du recteur.

"Il ne s'agit pas de mettre des policiers dans les écoles", a dit Christophe Castaner, interrogé sur RTL, tout en souhaitant "une présence de sécurité chaque fois que l'établissement le souhaite", "dans certains quartiers, dans certains moments".

Quelque "6.500 policiers ou gendarmes" sont déjà les "référents" d'établissements scolaires, a souligné le ministre de l'Intérieur. "Le principe de la permanence, c'est qu'un policier puisse venir à la demande du chef d'établissement (...) pour faire par exemple un diagnostic de sécurité", a-t-il expliqué.

Jean-Michel Blanquer va par ailleurs demander aux recteurs, qu'il rencontre mercredi, la mise en place d'un registre numérique ou papier dans chaque établissement, où seront consignés tous les incidents signalés par les professeurs ou d'autres adultes travaillant en milieu scolaire.

Face à chaque incident devra être inscrit le suivi qui lui a été donné, a-t-il ajouté. "Même les petits faits doivent être signalés" et le suivi devra être "éducatif et proportionné".

Partager cet article

Dans la même thématique

Blanquer: « pas de tabou » sur la venue de policiers dans les établissements scolaires
6min

Politique

Mobilisation lycéenne : Laurent Nuñez annonce l’ouverture de 36 enquêtes par l’IGPN dont quatre pour des « blessures mutilantes »

Alors qu’un nouveau texte visant à sanctionner les casseurs arrive en discussion à la chambre haute, le ministre de l’Intérieur était auditionné par la commission des lois du Sénat. L’occasion pour le ministre de faire un point sur l’approche de l’exécutif en matière de lutte contre les violences urbaines en marge du mouvement lycéen. Un dispositif que le ministre a pris soin de distinguer des opérations de maintien de l’ordre.

Le

First Debate of the French Socialist Party Primary – Paris EB
6min

Politique

« Maintenant, il doit rassembler tout le monde » : les sénateurs PS attendent « des signes » d’unité de Raphaël Glucksmann

Après sa victoire écrasante à la primaire, les sénateurs PS seront « au service » de la campagne de Raphaël Glucksmann, assure leur président de groupe, Patrick Kanner, qui compte « inviter » le candidat devant le groupe. Mais plusieurs attendent qu’il montre par les actes sa volonté d’union. « Nous travaillons à un organigramme de rassemblement », assure le sénateur Alexandre Ouizille, directeur de la communication dans l'équipe de Raphaël Glucksmann.

Le

Patrick Kanner
2min

Politique

Les groupes PS, PCF et écologiste du Sénat appellent à un « cordon sanitaire » et à « ne rien céder » face au nouveau groupe RN

« Il ne peut y avoir ni ambiguïté, ni accommodement, ni complaisance : le cordon sanitaire doit se traduire par des actes », soutiennent dans un communiqué commun les groupes PS, communiste et écologiste du Sénat, face à la création du premier groupe RN/UDR de la Haute assemblée. Ils appellent à ne rien voter qui émanerait de l’extrême droite.

Le

Illustrations – SUPERMARCHE – CARREFOUR EXPRESS
4min

Politique

Cyberattaque contre des frigos connectés de supermarchés : « Des systèmes de réfrigération exposés sur Internet », alertent des experts en cybersécurité

300 magasins Intermarché/Netto, plusieurs du groupement E. Leclerc, 80 supermarchés Carrefour, 80 magasins U et une trentaine de Monoprix ont été touchés par une cyberattaque d’ampleur. Les hackers ont ciblé les systèmes de régulation frigorifique à distance du fabricant danois Danfoss. La vulnérabilité du logiciel avait pourtant déjà été repérée il y a quelques années par des experts en cybersécurité lors de différents audits.

Le