Bombardements de civils: 115 parlementaires exhortent la France à être « à la hauteur »
Cent quinze parlementaires de divers bords ont exhorté la France à "être à la hauteur des enjeux" de la future déclaration...

Bombardements de civils: 115 parlementaires exhortent la France à être « à la hauteur »

Cent quinze parlementaires de divers bords ont exhorté la France à "être à la hauteur des enjeux" de la future déclaration...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Cent quinze parlementaires de divers bords ont exhorté la France à "être à la hauteur des enjeux" de la future déclaration internationale qui vise à mettre fin aux bombardements de civils en zones peuplées, dans une tribune publiée dimanche par La Croix.

"Les négociations diplomatiques aboutiront lors de la conférence de Dublin en mai 2020 à un texte dont l’impact pourrait être historique pour l'avenir des civils" et "nous appelons la France à être réellement à la hauteur des enjeux de cette future déclaration", demandent les signataires, emmenés par Hubert Julien-Laferrière, député LREM du Rhône.

"Pour la 9e année consécutive, 90 % des victimes des bombardements en zones urbaines sont des civils. En ce moment même à Idlib, mais aussi au Yémen, en Somalie ou en Ukraine, les civils sont non seulement pris pour cible, mais ils sont également pris au piège par la puissance d'armes aux effets disproportionnés lorsqu'elles sont utilisées dans les villes", rappellent-ils.

"L'enjeu principal" des négociations en cours "est de savoir si le texte inclura un engagement central des États visant à +éviter l'usage d'armes explosives à large rayon d'impact en zones peuplées+", soulignent encore les signataires, parmi lesquels de nombreux "marcheurs", le chef de file des députés communistes André Chassaigne ou encore le sénateur socialiste André Vallini.

"Or, la France s'est clairement opposée à cet engagement majeur et nous sommes inquiets de la position de notre pays exprimée à Genève en novembre 2019 : les armes explosives à large impact et leur restriction en zone urbaine ne sont pas mentionnées par la France", s'inquiètent les parlementaires.

Et d'insister: "La France ne peut se contenter du minimum alors que ce processus historique peut devenir l'outil essentiel de protection des civils dans le monde".

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture ICIEU
4min

Politique

L'IVG doit être un « droit » reconnu par l'Union européenne pour cette eurodéputée finlandaise

L’Union européenne apparaît comme un rempart des droits des femmes, mais si on y regarde à la loupe, elle connait aussi une forme de régression. Ainsi, le droit à l’avortement est en recul dans plusieurs pays tels que l’Italie, la Hongrie, et surtout la Pologne, où il est quasiment interdit, tout comme à Malte. Malgré une initiative populaire reprise par la Commission européenne pour donner un accès à l’IVG pour toutes les européennes, la bataille idéologique bat son plein. "Ici l'Europe" ouvre le débat, avec les eurodéputés Anna Cavazzini (Allemagne, les Verts), Sirpa Pietikäinen (Finlande, PPE) et Marc Angel (Luxembourg, S&D).

Le

Bombardements de civils: 115 parlementaires exhortent la France à être « à la hauteur »
2min

Politique

PMA : « pour un projet on ne peut plus intime on ne devrait pas avoir à traverser des frontières », déplore cette lyonnaise après neuf tentatives

C’est historique. Pour la première fois depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de décès en France a dépassé celui des naissances en 2025. Mais à rebours de cette tendance démographique, certains couples se battent pour avoir des enfants. C’est le cas d’Eugénie, originaire de Lyon, qui a été contrainte de partir à l’étranger pour bénéficier d’un parcours de PMA plus rapide. Interrogée par Quentin Calmet, elle témoignage de ses obstacles et difficultés dans l’émission Dialogue Citoyen.

Le

Second round legislative election-Dijon
11min

Politique

Sondages : pour les municipales, « un exercice vraiment plus difficile » pour les sondeurs

Les sondages sont-ils fiables pour les municipales ? C’est la question qui se pose après la publication de deux sondages Odoxa et Ifop sur Nantes, totalement contradictoires. « C’est probablement la méthodologie qui a été choisie qui explique les écarts importants », explique Gaël Sliman, président et cofondateur d’Odoxa. « Les enquêtes par téléphone ne sont pas les plus efficaces ou faciles, et beaucoup sont réalisées par téléphone » dans les villes moyennes, ajoute Jean-Daniel Levy, directeur délégué de Harris Interactive. Plongée dans la fabrique des sondages.

Le