Bonus-malus sur les CDD : si les partenaires sociaux «trouvent un autre système, on le prendra», déclare Muriel Pénicaud
La ministre du Travail, invitée de la matinale de Public Sénat, a rappelé que le système de bonus-malus pour lutter contre la précarité au travail était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron.

Bonus-malus sur les CDD : si les partenaires sociaux «trouvent un autre système, on le prendra», déclare Muriel Pénicaud

La ministre du Travail, invitée de la matinale de Public Sénat, a rappelé que le système de bonus-malus pour lutter contre la précarité au travail était une promesse de campagne d’Emmanuel Macron.
Public Sénat

Par Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

C’est une réponse à un journaliste de France Inter qui a brusqué le patronat. Le 9 novembre, en marge d’un déplacement à Lens, Emmanuel Macron a affirmé que le système de bonus-malus serait mis en place, pour inciter les entreprises à signer moins de CDD et plus de CDI. « Les entreprises qui favorisent l'emploi durable pour les gens et donc la stabilité, auront des bonus et celles qui font trop de contrats courts auront des malus », a déclaré le chef de l’État.

Opposées à cette mesure, les organisations patronales comme le Medef et la CPME ont affiché leur mécontentement face à cette annonce, alors que les partenaires sont justement chargés de réfléchir à la question, notamment au niveau des branches. « Ce n’est pas une nouvelle, c’était dans l’engagement de campagne présidentielle, le bonus-malus », a rappelé Muriel Pénicaud dans notre matinale Territoires d’infos, soulignant que le gouvernement « veut lutter contre la précarité excessive ».

« Il y a des entreprises qui ont un peu abusé du système », a-t-elle souligné, ajoutant que le recours aux contrats courts pénalisait les comptes de l'Unédic. « Ça coute 8 milliards d’euros de déficit cette affaire-là. »

La ministre, qui a rappelé au cours de l’interview qu’il fallait « tenir le cap », ne ferme cependant pas la porte à d’autres solutions. « Mais s’ils [les partenaires sociaux] trouvent un autre système qui aboutit au même sujet, qui aboutit à résoudre cette précarité excessive, il n’y a pas de problème, on le prendra. Et sinon on complètera. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Patrouille Police municipale a velo a Cannes
7min

Politique

Propos racistes à Carcassonne : quelles sont les obligations des policiers municipaux mis en cause ?

Le parquet a annoncé, mercredi, la suspension de quatre policiers municipaux de Carcassonne après la diffusion d'une vidéo les mettant en cause pour des propos racistes. L'un d'eux, membre du service d'ordre du RN, a été exclu du parti. Manquement à leur devoir de neutralité et aux conditions d'honorabilité attachées à leurs missions, infraction pénale… que risquent ces agents ?

Le

Bonus-malus sur les CDD : si les partenaires sociaux «trouvent un autre système, on le prendra», déclare Muriel Pénicaud
3min

Politique

Accès à l’Université : « La place du baccalauréat est une question qui doit être discutée », estime le ministre de l’Enseignement supérieur

Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour chez vous », le ministre de l'Enseignement supérieur, Philippe Baptiste, a estimé que la place du baccalauréat devait « être discutée au moment de la présidentielle ». Mardi, un rapport du Sénat a préconisé, entre autres, de supprimer le droit d'accès automatique aux études supérieures des bacheliers.

Le

Edouard Philippe a la Foire de Chalons
10min

Politique

Présidentielle 2027 : la main tendue d'Édouard Philippe, rejetée par Gabriel Attal et Bruno Retailleau, relance l'idée d'une primaire

Le candidat Horizons, favori du bloc central, Édouard Philippe a lancé un appel à ses concurrents du centre et de la droite, les invitant à se rassembler dans la perspective de la présidentielle et des législatives. Mais Bruno Retailleau et Gabriel Attal ne comptent pas, à ce stade, se retirer au profit d'une candidature unique du maire du Havre. De quoi relancer l'idée d'une primaire.

Le