Bordeaux: la majorité proposera Nicolas Florian comme successeur à Juppé, Calmels quitte la politique (entourage Juppé)
Nicolas Florian, adjoint aux Finances d'Alain Juppé à la mairie de Bordeaux, a été désigné jeudi à "l'unanimité" par les élus de...

Bordeaux: la majorité proposera Nicolas Florian comme successeur à Juppé, Calmels quitte la politique (entourage Juppé)

Nicolas Florian, adjoint aux Finances d'Alain Juppé à la mairie de Bordeaux, a été désigné jeudi à "l'unanimité" par les élus de...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Nicolas Florian, adjoint aux Finances d'Alain Juppé à la mairie de Bordeaux, a été désigné jeudi à "l'unanimité" par les élus de la majorité municipale pour être proposé comme successeur au maire sortant lors du prochain conseil municipal, a-t-on appris dans l'entourage de M. Juppé.

Lors de la même réunion du groupe des élus de la majorité, Virginie Calmels, première adjointe de M. Juppé et un temps pressentie pour être sa dauphine, a annoncé aux élus son prochain retrait de la politique bordelaise. Elle a indiqué qu'elle démissionnerait du conseil en même temps qu'Alain Juppé, pour retourner dans le secteur privé, a-t-on indiqué de même source.

Nicolas Florian, 50 ans, adjoint aux Finances de la ville depuis 2014, conseiller régional (LR), et membre du mouvement Libres ! de Valérie Pécresse, a été désigné "à l'unanimité par le groupe de la majorité municipale" lors d'une réunion de celui-ci jeudi en début de soirée.

Alain Juppé (ex-LR), 73 ans, maire de Bordeaux depuis plus de deux décennies, a accepté mercredi de rejoindre le Conseil constitutionnel, pour lequel il a été proposé par le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand (LREM). Jeudi, il a expliqué à la presse les raisons de sa décision de quitter la mairie de Bordeaux, un "crève-coeur", mais aussi le combat politique, car "l'envie (le) quitte tant le contexte change".

La date du prochain conseil municipal, qui devrait entériner Nicolas Florian comme maire, n'est pas encore connue. Elle reste soumise à l'audition d'Alain Juppé par la commission des Lois constitutionnelles de l'Assemblée, la semaine prochaine, en vue de sa nomination au Conseil constitutionnel.

Virginie Calmels a expliqué aux élus avoir récemment fait part à Alain Juppé de "sa volonté de (se) mettre en retrait de (son) engagement politique à ses côtés et de retourner dans le privé comme chef d'entreprise".

Dans une déclaration, publiée dans Sudouest.fr, et confirmée de source proche de l'entourage municipal, elle a précisé qu'elle allait prochainement "prendre le poste de PDG d’un très beau groupe français". Mais si elle quitte la vie politique bordelaise, elle a assuré qu'elle poursuivait "la présidence du think tank "DroiteLib" qu'elle a créé en 2016.

Virginie Calmels, 47 ans, venue du secteur privé (ancienne dirigeante du groupe de production télévisuelle Endemol) était entrée dans l'équipe municipale d'Alain Juppé comme première adjointe, chargée de l'économie, de l'emploi. Elle avait menée la liste d'Union de la droite et du centre aux élections régionales de 2015.

Après s'être ralliée à Laurent Wauquiez pour la présidence des Républicains, elle avait été nommée vice-présidente du parti en décembre 2017, un poste de N.2 du parti où elle n'était restée que six mois, jusqu'à son limogeage en juin 2018 après être entrée en conflit ouvert avec le président du parti.

Partager cet article

Dans la même thématique

FREE CHRISTOPHE GLEIZES
7min

Politique

Christophe Gleizes, 1 an en prison : « Nous réfléchissons à entrer dans une phase plus offensive de la campagne pour sa libération »

Christophe Gleizes, journaliste sportif de 37 ans, est détenu en Algérie depuis un an. Il a été condamné le 29 juin 2025 à sept ans de prison pour « apologie du terrorisme » avec mandat de dépôt. Ce lundi, RSF réitère son appel à une « libération immédiate ». Thibaut Bruttin, directeur général de l’organisation qui chapeaute le comité de soutien du journaliste sportif, fait un point pour Public Sénat sur la situation.

Le

Bordeaux: la majorité proposera Nicolas Florian comme successeur à Juppé, Calmels quitte la politique (entourage Juppé)
4min

Politique

Loi agricole : le gouvernement s'opposera à la réintroduction de l'acétamipride, « mais souhaite que le débat puisse avoir lieu dans un cadre parlementaire dédié », indique Mathieu Lefèvre

Invité de la matinale de Public Sénat, « Bonjour Chez Vous », le ministre délégué chargé de la transition écologique, Mathieu Lefèvre, a rappelé la position du gouvernement sur la réintroduction à titre dérogatoire de deux produits phytosanitaires, l'acétamipride et le flupyradifurone, des insecticides interdits en France mais autorisés ailleurs en Europe, que les sénateurs souhaitent mettre en place dans le projet de loi d'urgence agricole dont l'examen démarre ce lundi au Sénat.

Le

Déclaration de politique générale et avenir de la Nouvelle Calédonie en séance au Sénat ce 15 octobre
8min

Politique

« Ça fait 135 ans qu’on résiste ! » : pour les sénatoriales, le groupe RDSE vise « la stabilité, voire gagner un petit peu »

Plus vieux groupe de l’histoire du Parlement, le RDSE voit la moitié de ses 16 sièges remis en jeu lors du scrutin de septembre. Mais sa présidente, la sénatrice PRG Maryse Carrère, est confiante. Fort de « ce poids de l’histoire », le groupe, qui mêle radicaux de gauche et de droite, espère la stabilité voire quelques bonnes surprises.

Le

Marseille: Ilustration of a lawyer and judge
5min

Politique

Affaire Lyhanna : face aux critiques des politiques, avocats et magistrats élargissent la thématique de la journée « Justice morte » au manque de moyens

Le pré-rapport de l'inspection générale de la justice et de la gendarmerie sur les failles dans une enquête pour viols visant Jérôme Barella, le principal suspect du meurtre de la jeune Lyhanna, a conduit à une première sanction visant une magistrate d'Auch. Alors que se prépare « une journée Justice morte » lundi 29 juin, le président du Sénat, Gérard Larcher, s'est dit « choqué » par une « réponse » de l'institution judiciaire qu'il juge « corporatiste ». Cette journée n'avait pourtant, à l'origine, rien à voir avec l'affaire Lyhanna.

Le