« Bordel » : « Emmanuel Macron fait comme si nous étions idiots », reproche Jean-Christophe Cambadélis
L’ex-premier secrétaire du PS, invité de l’Épreuve de Vérité, a commenté les mots tenus en Corrèze par le chef de l’État. Des « propos volés mais signifiants » qui « indiquent l’univers culturel du président », selon lui.

« Bordel » : « Emmanuel Macron fait comme si nous étions idiots », reproche Jean-Christophe Cambadélis

L’ex-premier secrétaire du PS, invité de l’Épreuve de Vérité, a commenté les mots tenus en Corrèze par le chef de l’État. Des « propos volés mais signifiants » qui « indiquent l’univers culturel du président », selon lui.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

C’est la polémique du jour. Lors d'un déplacement à Égletons, en Corrèze, le chef de l’État a répondu au président de la région Nouvelle Aquitaine, Alain Rousset qui évoquait les difficultés de recrutement d’une entreprise de fonderie d'Ussel.

Visant les salariés licenciés de l'équipementier automobile GM&S qui manifestaient au moment de sa visite, Emmanuel Macron a lancé : « Il y en a certains, au lieu de foutre le bordel, ils feraient mieux d’aller regarder s’ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu’ils ont les qualifications pour le faire. »

« Une manifestation, ce sont des gens qui sont dans la difficulté. »

Invité de l’Épreuve de Vérité, sur Public Sénat, en partenariat avec Radio Classique, Les Échos et l’AFP, l’ex-premier secrétaire du Parti socialiste a commenté cette petite phrase qui a mis en émoi le monde politique ce jeudi. Des « propos volés », selon lui, mais « signifiants » :

« Cela indique l’univers culturel du président de la République. C’est un grand classique de la droite, à savoir que les Français sont feignants, qu’ils sont rétifs aux réformes, qu’ils foutent le bordel. C’est sa manière d’appréhender les relations sociales. »

Guère convaincu par la défense de la présidence qui met en avant les emplois à pourvoir, l’ancien député de Paris affirme qu’Emmanuel Macron « fait comme si nous étions idiots » :

« Il dit qu’une manifestation c’est foutre le bordel. Une manifestation, ce sont des gens qui sont dans la difficulté. »

Partager cet article

Dans la même thématique

Présidentielle : « J’irai jusqu’au bout » de l’élection pour « remettre la France à l’endroit », clame Bruno Retailleau à son premier grand meeting
11min

Politique

Présidentielle : « J’irai jusqu’au bout » de l’élection pour « remettre la France à l’endroit », clame Bruno Retailleau à son premier grand meeting

Depuis le parc Floral, en bordure de Paris, l’ancien ministre de l’Intérieur a tenu le premier grand rassemblement de sa campagne présidentielle ce 20 juin. Devant plusieurs milliers de personnes, le candidat a fait le serment de « relever » le pays « et de le remettre à l’endroit », concentrant ses coups contre la France insoumise et les macronistes.

Le

« Bordel » : « Emmanuel Macron fait comme si nous étions idiots », reproche Jean-Christophe Cambadélis
4min

Politique

Sida : 45 ans après la découverte du virus retour sur l’Histoire d’une pandémie aux 44 millions de morts 

Aujourd’hui c’est une maladie « presque » comme les autres, et pourtant les années Sida ont, au début des années 1980, été une déflagration sanitaire et sociétale. Maladie sexuelle transmissible, sans traitement connu, elle touche d’abord les milieux homosexuels avant de se propager à toute la société et devient vite un sujet de santé publique mondial préoccupant. C’est cette histoire du SIDA, de ses origines à la découverte des antirétroviraux, que nous raconte Marion Aballéa dans son Histoire mondiale du SIDA (éditions du CNRS), un travail de recherche récompensé par le prix du Sénat du livre d’histoire 2026.

Le