« Bordel »: les propos de Macron « pas sérieux » sur le fond, selon la cgt
Des organisations CGT ont condamné vendredi les "paroles irrespectueuses" et "pas sérieuses" d'Emmanuel Macron sur certains...

« Bordel »: les propos de Macron « pas sérieux » sur le fond, selon la cgt

Des organisations CGT ont condamné vendredi les "paroles irrespectueuses" et "pas sérieuses" d'Emmanuel Macron sur certains...
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Des organisations CGT ont condamné vendredi les "paroles irrespectueuses" et "pas sérieuses" d'Emmanuel Macron sur certains salariés qui "foutent le bordel" et refusent la mobilité, la saillie du président étant selon elles non pertinentes pour plusieurs raisons.

Le chef de l'État a tancé mercredi des militants de la CGT qui, lors d'un déplacement en Corrèze, ont tenté de l'apostropher sur le sort des ex-employés licenciés de l'équipementier automobile GM&S de La Souterraine (Creuse).

Alors que le président de la région Nouvelle Aquitaine, Alain Rousset, évoquait les difficultés à recruter d'une fonderie d'Ussel (Corrèze), M. Macron a estimé que "certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d'aller regarder s'ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu'il y en a qui ont les qualifications pour le faire et ce n'est pas loin de chez eux".

"Ce n'est pas sérieux d'affirmer que des chaudronniers de GM&S peuvent remplacer au pied levé des fondeurs-mouleurs en venant toquer à la porte des Fonderies d'Ussel situées à plus de 200 km de La Souterraine", ont réagi dans un communiqué commun la métallurgie CGT, le syndicat CGT des fonderies d'Ussel et plusieurs sections locales.

Ces organisations "condamnent les paroles irrespectueuses du président Macron" qui "au lieu de donner des leçons de morale aux salariés de GM&S qui luttent depuis des mois pour sauvegarder leur emploi, ferait mieux de prendre des cours d'histoire".

En effet, ce sont précisément "les structures de la CGT (qui) ont permis la sauvegarde" des fonderies d'Ussel, un "fleuron français" et "une des dernières fonderies d'aluminium françaises à effectuer du moulage sable nécessitant un haut niveau de professionnalisme", assurent-elles.

Les auteurs du communiqué accusent par ailleurs la direction des fonderies "d'avoir pris du retard dans les investissements et la formation", sans avoir "effectué les embauches indispensables pour répondre au carnet de commandes et améliorer les conditions de travail".

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