« Bordel »: les propos de Macron « pas sérieux » sur le fond, selon la cgt
Des organisations CGT ont condamné vendredi les "paroles irrespectueuses" et "pas sérieuses" d'Emmanuel Macron sur certains...

« Bordel »: les propos de Macron « pas sérieux » sur le fond, selon la cgt

Des organisations CGT ont condamné vendredi les "paroles irrespectueuses" et "pas sérieuses" d'Emmanuel Macron sur certains...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Des organisations CGT ont condamné vendredi les "paroles irrespectueuses" et "pas sérieuses" d'Emmanuel Macron sur certains salariés qui "foutent le bordel" et refusent la mobilité, la saillie du président étant selon elles non pertinentes pour plusieurs raisons.

Le chef de l'État a tancé mercredi des militants de la CGT qui, lors d'un déplacement en Corrèze, ont tenté de l'apostropher sur le sort des ex-employés licenciés de l'équipementier automobile GM&S de La Souterraine (Creuse).

Alors que le président de la région Nouvelle Aquitaine, Alain Rousset, évoquait les difficultés à recruter d'une fonderie d'Ussel (Corrèze), M. Macron a estimé que "certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d'aller regarder s'ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu'il y en a qui ont les qualifications pour le faire et ce n'est pas loin de chez eux".

"Ce n'est pas sérieux d'affirmer que des chaudronniers de GM&S peuvent remplacer au pied levé des fondeurs-mouleurs en venant toquer à la porte des Fonderies d'Ussel situées à plus de 200 km de La Souterraine", ont réagi dans un communiqué commun la métallurgie CGT, le syndicat CGT des fonderies d'Ussel et plusieurs sections locales.

Ces organisations "condamnent les paroles irrespectueuses du président Macron" qui "au lieu de donner des leçons de morale aux salariés de GM&S qui luttent depuis des mois pour sauvegarder leur emploi, ferait mieux de prendre des cours d'histoire".

En effet, ce sont précisément "les structures de la CGT (qui) ont permis la sauvegarde" des fonderies d'Ussel, un "fleuron français" et "une des dernières fonderies d'aluminium françaises à effectuer du moulage sable nécessitant un haut niveau de professionnalisme", assurent-elles.

Les auteurs du communiqué accusent par ailleurs la direction des fonderies "d'avoir pris du retard dans les investissements et la formation", sans avoir "effectué les embauches indispensables pour répondre au carnet de commandes et améliorer les conditions de travail".

Partager cet article

Dans la même thématique

« Bordel »: les propos de Macron « pas sérieux » sur le fond, selon la cgt
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote un texte vidé de sa substance, la gauche dénonce un « sabotage » de la droite

Dans la nuit, le Sénat a adopté la proposition de loi relative à l’aide à mourir mais en supprimant les deux articles phares, le principe de l’assistance à mourir et ses modalités, rendant le texte inopérant. La majorité sénatoriale s’est divisée sur la version rédigée par la commission des affaires sociales qui préconisait une version de compromis. Le patron de LR, Bruno Retailleau avait indiqué qu’il rejetterait le texte quelle que soit sa rédaction.

Le

« Bordel »: les propos de Macron « pas sérieux » sur le fond, selon la cgt
3min

Politique

Fin de vie : le Sénat vote le principe « du droit opposable au soulagement » 

Le Sénat a voté en faveur « d’un droit opposable au soulagement » lors de l’examen de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. Après avoir rejeté l’article qui fixait les conditions, le Sénat est donc également revenu sur le principe de « l’assistance médicale à mourir », défendue par la commission des affaires sociales ». 

Le

« Bordel »: les propos de Macron « pas sérieux » sur le fond, selon la cgt
4min

Politique

Fin de vie : le Sénat, divisé, vide le texte de sa substance en rejetant l’article phare sur « l’aide à mourir »

Coup de théâtre, mercredi les sénateurs ont rejeté l’article 4, le cœur de la proposition de loi relative à l’aide à mourir. La commission des affaires sociales avait considérablement réduit la portée du texte en remplaçant un « droit à l’aide à mourir » par « une assistance médicale à mourir », pour les malades dont le pronostic vital » est engagé à très court terme. La majorité sénatoriale divisée n’est pas parvenue à s’entendre sur cette version.

Le

Paris: Questions au gouvernement Senat
4min

Politique

Budget : quand Sébastien Lecornu zappe les sénateurs dans sa lettre aux parlementaires…

Suite aux recours au 49.3 par le premier ministre pour faire adopter le budget, Sébastien Lecornu a écrit aux parlementaires pour expliquer les principales mesures de ce budget de compromis. Une lettre envoyée aux seuls députés en réalité. Les sénateurs, eux, ne l’ont pas reçue. Ils devront attendre le retour du texte à la Haute assemblée pour que le premier ministre leur écrive.

Le