Borgel fustige ceux qui « cherchent à décrédibiliser » la primaire
Le président du comité d'organisation de la primaire élargie du PS, Christophe Borgel, a dénoncé ceux qui "cherchent à la...

Borgel fustige ceux qui « cherchent à décrédibiliser » la primaire

Le président du comité d'organisation de la primaire élargie du PS, Christophe Borgel, a dénoncé ceux qui "cherchent à la...
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Le président du comité d'organisation de la primaire élargie du PS, Christophe Borgel, a dénoncé ceux qui "cherchent à la décrédibiliser", à droite comme à gauche, en évoquant des incohérences, voire des manipulations.

"Qu'est-ce que c'est que cette polémique? Il y a un candidat qui a contesté un bureau de vote? Vous avez vu un problème dans un bureau de vote?", a-t-il lancé à la presse avant la réunion du groupe socialiste élargi à l'Assemblée, répétant qu'"il n'y a strictement aucune manipulation".

M. Borgel a donné des explications sur la présentation des résultats de la primaire durant la réunion à huis clos, ont indiqué plusieurs participants à l'AFP. Face à ceux qui ont "râlé", ses réponses ont été jugées "crédibles" par certains, pas totalement convaincantes pour d'autres. Il y avait la volonté de "donner à tout le monde l'intégralité des informations et de passer à autre chose", selon un soutien de Manuel Valls.

"Est-ce que la participation a été gonflée? Quand à 70% des bureaux de vote remontés, on annonce 1,2 million, puis à 79% 1,4 (million), puis à 95% au-dessus d'1,6 million, est-ce qu'il y a une inflation? Non. Il n'y a pas d'incohérence", a insisté devant les caméras le député de Haute-Garonne, visiblement remonté.

"J'en veux à nous (sic) parce qu'il y avait une erreur qui méritait une interrogation. J'en veux aussi à ceux qui, en dehors de tout élément factuel, ont entretenu l'idée qu'il y avait une manipulation", a poursuivi M. Borgel.

Selon lui, "ce n'est pas parce que M. (Bernard) Accoyer (secrétaire général de LR) et M. (Jean-Luc) Mélenchon (leader de la France Insoumise) disent qu'il y a eu manipulation que leur parole vaut quelque chose. Ca montre que (...) cette primaire a amené plus de votants que ce qu'ils n'espéraient".

"Son résultat les embête plus qu'ils ne veulent le dire, c'est pourquoi ils cherchent à la décrédibiliser (...) Que les autres embrayent derrière, c'est un peu fort de café", a ajouté le secrétaire national aux élections du PS.

"J'espère que ce soir, on aura tout validé" les résultats, a-t-il conclu, relevant que la droite avait publié ses résultats définitifs de primaire dans la nuit du mercredi à jeudi suivant le premier tour.

"La seule chose qu'on demande c'est que le second tour soit mieux que le premier", où "la remontée des résultats a été un peu problématique", a déclaré Olivier Dussopt, un porte-parole de Manuel Valls. "On ne devrait pas faire la semaine sur les bugs (...) Ce qui m'importe, c'est le résultat de la primaire. Aujourd'hui, il n'est pas contesté", a plaidé Christian Paul, ex-soutien d'Arnaud Montebourg.

D'autres se sont montrés plus exigeants. "Les militants attendent de leur parti un mot d'encouragement (pour tenir les bureaux) et surtout des excuses sur la manière dont, depuis 48 heures, les résultats sont annoncés", d'après Annick Lepetit, une porte-parole des députés PS. "Il s'est passé quelque chose rue de Solférino, je veux savoir quoi", a insisté Marie-Arlette Carlotti, qui soutenait Vincent Peillon.

En privé, un parlementaire s'interrogeait sur une possible "participation gonflée", en "accord avec Valls et Hamon", pour "sauver l'image collective".

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