Borne accuse Mélenchon de « saper la confiance » des concitoyens dans notre démocratie

Interrogée par le sénateur Claude Malhuret sur les éventuelles réponses législatives aux violences ayant visé policiers et gendarmes le 1er mai, la Première ministre s’est dite prête à examiner toutes les propositions, « dans le respect des libertés publiques ». Elle a également ciblé Jean-Luc Mélenchon pour ses propos.
Guillaume Jacquot

Temps de lecture :

2 min

Publié le

« Après l’incendie des cars de gendarmerie il y a un mois à Sainte-Soline, le 1er mai à Paris ce sont les policiers eux-mêmes qui ont été transformés en torches vivantes. » Ce 3 mai, lors des questions au gouvernement, le sénateur Claude Malhuret, le président du groupe Les Indépendants – République et territoires, s’est indigné énergétiquement contre « l’escalade » de « l’ultragauche » et des « black blocs ». Il dénonce dans le même temps l’appel de Jean-Luc Mélenchon de « mettre à bas la mauvaise République. Cette tenaille entre les violences dans la rue et la zadisation de l’Assemblée Nationale qui dure depuis des mois est en train de peu à peu de saper la confiance des Français dans leurs institutions et de dissoudre lentement le respect pour l’ordre républicain », s’est inquiété le sénateur membre d’Horizons.

La Première ministre condamne les « outrances » de Jean-Luc Mélenchon

Après son intervention musclée contre le leader de la France insoumise, Claude Malhuret a sondé le gouvernement sur sa volonté de renforcer ou non l’arsenal législatif pour « mieux protéger » policiers et gendarmes. Ce matin, le garde des Sceaux annonçait qu’une réflexion était en cours sur un nouveau projet de loi « anticasseurs ». Adressant sa « solidarité et son soutien » aux membres des forces de l’ordre, la Première ministre n’a pas donné plus de détails dans l’immédiat. « Toutes les mesures susceptibles de renforcer leur protection, dans le respect des libertés publiques, seront étudiées », s’est-elle engagée.

Pour la cheffe du gouvernement, c’est la « France entière » qui « a été choquée par les images du policier grièvement blessé par un cocktail Molotov ». Elle a répété que les auteurs devaient être identifiés « et traduits en justice ».

En écho au sénateur, Élisabeth Borne s’est également insurgée contre « les nouvelles outrances du leader de la France insoumise ». « Elles s’inscrivent dans une remise en cause permanente de nos institutions. Elles sont une nouvelle étape pour saper la confiance de nos concitoyens dans notre démocratie », a-t-elle regretté.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Pen ok
7min

Politique

« Il n’était pas fiable » : le départ du conseiller de Jordan Bardella, François Durvye, de la campagne de Marine Le Pen, rappelle les divergences qui traversent le RN

Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».

Le

Capture d’écran du documentaire « 39-45, les cheminots dans la résistance » de Emmanuel Roblin
3min

Politique

Les « docus de l’été » : Les cheminots français sous le nazisme, de résistants individuels à la paralysie du réseau

Instrument essentiel de la logistique en temps de guerre, les cheminots français ont très tôt mesuré l’utilité du réseau de chemins de fer pour l’ennemi. Dès 1942, et avant toute autre forme de résistance, ils ont agi pour faire dérailler la machine nazie. "39-45, les cheminots dans la résistance", un documentaire de Emmanuel Roblin à voir cet été sur Public Sénat.

Le

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef
7min

Politique

« Ce qui m’a surpris, c’est… » : le premier débat de la présidentielle vu par les chefs d’entreprise présents à l’université d’été du Medef

Le premier débat de la présidentielle s’est joué ce 27 août à Paris face aux tribunes de Roland-Garros, entre sept candidats déclarés, sur des thématiques économiques chères à l’organisation patronale. Les dirigeants ou cadres que nous avons rencontrés ressortent mitigés de cet échange. Les deux anciens premiers ministres d’Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Édouard Philippe, ont sans surprise pris l’ascendant face à ce parterre.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : Premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
9min

Politique

Dette, retraites, fiscalité… que retenir du premier débat des candidats à l’élection présidentielle ?

Ce jeudi, sept candidats à la présidentielle ont tenu le premier débat de la campagne, aux journées d’été du Medef. Pendant plus de deux heures, Bruno Retailleau (les Républicains), Edouard Philippe (Horizons), Raphaël Glucksmann (Place publique), Jean-Luc Mélenchon (la France Insoumise), Marine Le Pen (Rassemblement national), Gabriel Attal (Renaissance) et Marine Tondelier (les Ecologistes) ont échangé sur le sujet de la dette publique, des retraites ou encore du coût du travail.

Le

La sélection de la rédaction

Italy France
5min

Politique

Black Blocs : Eric Dupond-Moretti réfléchit à un projet de loi “anti-casseurs”

Le garde des Sceaux souhaite apporter une réponse pénale plus ferme à l’encontre des “casseurs” et annonce réfléchir à un projet de loi. D’après le gouvernement, les auteurs de violences qui ciblent les forces de l’ordre ou dégradent les bâtiments lors de manifestations pourraient être interdit d’y participer. Une proposition de loi similaire de Bruno Retailleau en 2019 avait été censurée en partie par le Conseil constitutionnel.

Le